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La lettre d'informationN°61 - mai 2011 |
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ÉditorialUn sondage sur les Français et l’archéologie Pour les Journées nationales de l’Archéologie, l’Inrap a commandé à Ipsos un sondage sur la perception de la discipline par le public. Faisant suite à une première mesure effectuée en décembre 2005, ce sondage permet d’évaluer l’évolution de cette perception en liaison avec le développement de l’archéologie préventive. 43 % des Français sont intéressés par l’archéologie et l’histoire « de la Préhistoire à nos jours », un intérêt en hausse de cinq points par rapport à 2005. 15 % des sondés déclarent avoir visité au moins un site archéologique en France au cours des 12 derniers mois et 70 % au cours de leur vie. Ce qui situe la fréquentation des sites à un niveau comparable à celle des musées (77 %). 24 % des sondés jugent la recherche archéologique « très utile » et 62 % « plutôt utile », soit l’opinion de plus de 8 personnes sur 10. Dans le même ordre d’idées, 24 % des sondés considèrent que « en France, l’archéologie fait encore de nombreuses découvertes » et 59 % qu’elle fait « encore quelques découvertes ». 54 % des « intéressés » estiment que l’activité la plus importante est « la fouille de sites menacés par l’aménagement du territoire », devant « la fouille de sites historiques ou préhistoriques connus » (30 %) et « la fouille de vestiges découverts par hasard » (12 %). 18 % des « intéressés » déclarent avoir eu connaissance d’un chantier de fouille conduit à proximité de chez eux. Toutefois, seuls 21 % s’estiment suffisamment informés sur les fouilles, même si ce chiffre est en progression puisqu’ils n’étaient que 13 % à s’estimer suffisamment informés en décembre 2005. Corollairement, 77 % s’estiment encore insuffisamment informés. Ces données confortent celles du terrain où l’on constate un très vif intérêt du public pour l’archéologie. Les « portes ouvertes » sur les chantiers suscitent une fréquentation importante et attirent des publics diversifiés, souvent éloignés de la « culture savante », toujours intéressés par la mise au jour de vestiges dans leur environnement proche, comme on a pu le vérifier lors des Journées nationales de l’Archéologie, au cours desquelles les 34 fouilles ouvertes au public ont attiré plus de 20 000 personnes. |
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