Le 8 février dernier, des pilleurs ont détruit un site archéologique en cours de diagnostic par l’Inrap sur le tracé du canal Seine-Nord Europe, à Noyon dans l’Oise. Dans ce lieu qui fut site antique puis un champ de bataille particulièrement meurtrier de la première guerre mondiale, des utilisateurs de détecteurs de métaux, ont réduit à néant le patient travail des archéologues, à l’instar de voleurs d’œuvres dans les musées, ou d’incendiaires dans des archives.
On ne le dira jamais assez, l’utilisation des détecteurs de métaux a pour effet de détruire les sites archéologiques. Et lorsque le mobilier archéologique volé réapparaît dans le commerce, détaché du contexte de la fouille, il a perdu son intérêt scientifique. Il est donc essentiel de faire savoir que l’usage des détecteurs est strictement réglementé. Leur utilisation sans autorisation est évidemment totalement interdite et la destruction d’un site est un délit passible de sept ans d’emprisonnement et de 100 000 € d’amende, voire de dix ans d’emprisonnement et de 150 000 € d’amende lorsque l’infraction est commise par plusieurs personnes agissant de concert.
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