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Éditorial
La loi sur l’archéologie préventive a dix ans Il y a dix ans, jour pour jour, le président de la République signait la loi du 17 janvier 2001 « relative à l’archéologie préventive ». Ce faisant, notre pays traduisait de façon explicite, dans son droit du Patrimoine, les principes qu’il avait approuvés à La Valette en 1992, en signant la Convention européenne pour la protection du patrimoine archéologique, à l’élaboration de laquelle il avait très activement œuvré. Venant soixante ans après la loi « Carcopino », la loi sur l’archéologie préventive donnait enfin un cadre juridique, économique et institutionnel à la sauvegarde par l’étude des archives du sol, trop souvent sacrifiées sur l’autel de l’aménagement du territoire pendant les Trente glorieuses. Désormais, l’aménagement ne se ferait plus au détriment du patrimoine, mais il en permettrait la mise au jour, l’étude et la valorisation. Dix ans après, la tâche accomplie est considérable : plus de 100 000 hectares ont été sondés depuis 2001, et plus de 3 000 fouilles approfondies réalisées. Une inestimable moisson de données permet, du Paléolithique à nos jours, d’appréhender l’histoire de notre pays d’une façon renouvelée. Outre la sauvegarde des vestiges, un effort de recherche sans précédent accompagne ces travaux, dont les résultats apparaissent progressivement dans la littérature scientifique de l’archéologie, mais aussi dans les ouvrages des historiens, et dans une myriade d’actions de restitution des résultats aux publics les plus variés.
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