l'archéologie du vin accueil de rubriqueFouille archeologique préventive, Institut National de Recherches Archéologiques Préventives

Nectar, ambroisie, hydromel…, les breuvages des dieux

Dans les sociétés antiques du Proche-Orient, l’humanité se donne pour devoir d’alimenter la table des dieux, à laquelle seuls les rois et les héros sont admis comme convives. Les offrandes et les sacrifices fournissent la matière, et le vin, dit Homère, fait partie des cérémonies. Boisson sacrée des dieux, il est aussi celle des libations terrestres…  

Au tournant du IIIe millénaire, les peuples indo-européens produisaient une boisson euphorisante nommée soma. Bien que sa recette soit perdue, il semble qu’elle était composée d’hydromel, de lait et de malt mélangés à diverses plantes aromatiques. En sanscrit, soma signifie « jus ». Mentionné dans le Rigveda (-1500/-900) et utilisé en Inde dans la religion védique, le soma est l’élixir d’immortalité que les humains offrent en sacrifice aux dieux. Apparenté au soma, le haoma des anciens Perses désignait également le breuvage d’immortalité offert aux dieux et bu par fidèles et officiants lors de cérémonies cultuelles.  

Les dieux de l’Olympe, dans la Grèce antique, buvaient un nectar précieux dénommé « ambroisie », dont on ne connaît pas la composition. S’agissait-il de bière, de vin mélangé, de miel ? La racine grecque est ambrosia, qui signifie « nourriture des dieux » ; le préfixe privatif am, placé avant brotos, « mortel », renvoie à la notion d’immortalité. Le terme de nectar, « breuvage des dieux », issu du latin emprunté au grec nektar, désigne une « boisson ou un mets doux et agréable », mais son étymologie plus archaïque reste encore obscure.  

Dans la tradition des récits d’Homère, les héros, demi-dieux, boivent le kykeon. Il serait obtenu en mélangeant du vin, de l’orge, du miel… et du fromage râpé. Le kykeon, dont la recette était alors tenue secrète, était notamment utilisé dans les rites d’initiation aux Mystères d’Eleusis ; on pense qu’un champignon ou une pourriture hallucinogène entrait dans sa composition.

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  • Vase à  figures rouges, dit « situle de Rothschild », représentant une scène  dionysiaque, attribuée au Peintre de Dublin, 360-350 av. notre ère, provenant  d’Apulie (Grande Grèce). Musée d’Art et d’Histoire, Genève.
    Vase à figures rouges, dit « situle de Rothschild », représentant une scène dionysiaque, attribuée au Peintre de Dublin, 360-350 av. notre ère, provenant d’Apulie (Grande Grèce).

    Musée d’Art et d’Histoire, Genève.
    © Photo du musée
  • Vase à figures rouges, dit « situle de Rothschild », représentant une scène dionysiaque, attribuée au Peintre de Dublin, 360-350 av. notre ère, provenant d’Apulie (Grande Grèce).   Musée d’Art et d’Histoire, Genève.
    Vase à figures rouges, dit « situle de Rothschild », représentant une scène dionysiaque, attribuée au Peintre de Dublin, 360-350 av. notre ère, provenant d’Apulie (Grande Grèce).

    Musée d’Art et d’Histoire, Genève.
    © Photo du musée
  • Vase à figures rouges, dit « situle de Rothschild », représentant une scène dionysiaque, attribuée au Peintre de Dublin, 360-350 av. notre ère, provenant d’Apulie (Grande Grèce).   Musée d’Art et d’Histoire, Genève.
    Vase à figures rouges, dit « situle de Rothschild », représentant une scène dionysiaque, attribuée au Peintre de Dublin, 360-350 av. notre ère, provenant d’Apulie (Grande Grèce).

    Musée d’Art et d’Histoire, Genève.
    © Photo du musée
  • Vase à figures rouges, dit « situle de Rothschild », représentant une scène dionysiaque, attribuée au Peintre de Dublin, 360-350 av. notre ère, provenant d’Apulie (Grande Grèce).   Musée d’Art et d’Histoire, Genève.
    Vase à figures rouges, dit « situle de Rothschild », représentant une scène dionysiaque, attribuée au Peintre de Dublin, 360-350 av. notre ère, provenant d’Apulie (Grande Grèce).

    Musée d’Art et d’Histoire, Genève.
    © Photo du musée
  • Vase à figures rouges, dit « situle de Rothschild », représentant une scène dionysiaque, attribuée au Peintre de Dublin, 360-350 av. notre ère, provenant d’Apulie (Grande Grèce).   Musée d’Art et d’Histoire, Genève.
    Vase à figures rouges, dit « situle de Rothschild », représentant une scène dionysiaque, attribuée au Peintre de Dublin, 360-350 av. notre ère, provenant d’Apulie (Grande Grèce).

    Musée d’Art et d’Histoire, Genève.
    © Photo du musée