La civilisation celtique s’étend sur une vaste partie du continent européen. Le contact entre les sociétés « classiques » du pourtour méditerranéen et les communautés protohistoriques installées sur le territoire français, via l’activité commerciale notamment, entraîne des influences réciproques.

Mis à jour le
11 février 2016

Au-delà du territoire français, la civilisation celtique s’étend sur une vaste superficie, de l’Atlantique au Danube, de la Ligurie et du nord de la péninsule Ibérique aux îles Britanniques. Sur le pourtour méditerranéen, les sociétés dites classiques (Phéniciens, Étrusques, Grecs, Romains…), structurées en cités-états indépendantes, pratiquent une activité commerciale parfois associée à une politique coloniale ou militaire.

De façon plus ou moins intense, elles sont donc en contact avec les communautés protohistoriques (Celtes, Gaulois, Ibères, Ligures) qui occupent le territoire français. La création de Massalia (Marseille) par des colons grecs venus de Phocée (actuelle Turquie) marque une étape importante dans ce croisement d’influences. Les Grecs commercent avec les populations locales du Languedoc et de la Provence mais aussi, via la vallée du Rhône, avec les sociétés celtiques du centre et centre-est de la Gaule (Bourges, Vix, Lavau…). Contacts humains et échanges d’objets favorisent les phénomènes dits d’acculturation, perceptibles dans l’usage de la monnaie, l’introduction progressive de l’écriture, mais aussi dans les modes de consommation (le vin en particulier) et les formes d’habitat (les oppida notamment).