Villejames, un manoir de la Renaissance bretonne à Guérande
Publié le 11 septembre 2009 · Mis à jour le 14 Février 2011
code opération : DB18041102
code opération : DB18041102
La fouille de Villejames, préalable à l'aménagement d'une galerie marchande, offre l'opportunité de mieux connaitre l'architecture civile bretonne à travers l'évolution de ce manoir durant trois siècles.
Une parcelle d’histoire retrouvée
Plusieurs vestiges du premier âge du Fer jusqu'à la période gallo-romaine étaient déjà répertoriés à Villejames. Les archéologues s'attendaient par conséquent à découvrir des vestiges correspondant à ces périodes. Cependant, sur l'emprise de la fouille, outre des traces d'implantation humaine remontant à la période gauloise (Ve siècle avant notre ère), les vestiges les plus spectaculaires mis au jour sont ceux du manoir des seigneurs de Villejames, dont on ignorait jusqu'alors l'emplacement.
L'existence du manoir apparaît dans les archives de la famille Calon, ses propriétaires, riche famille de négociants du pays guérandais mentionnée dès le début du XIVe siècle. Anobli à cette époque, devenu seigneur de Villejames, il fait construire son manoir sur des terres qui lui sont octroyées. L'édifice connaît alors divers aménagements architecturaux jusqu'au début du XVIIe siècle, où il est définitivement abandonné. Chronologiquement, la fouille archéologique concorde les sources écrites : le manoir est remanié à plusieurs reprises durant les trois siècles de son existence (réfections, ajouts ou destructions).
L'existence du manoir apparaît dans les archives de la famille Calon, ses propriétaires, riche famille de négociants du pays guérandais mentionnée dès le début du XIVe siècle. Anobli à cette époque, devenu seigneur de Villejames, il fait construire son manoir sur des terres qui lui sont octroyées. L'édifice connaît alors divers aménagements architecturaux jusqu'au début du XVIIe siècle, où il est définitivement abandonné. Chronologiquement, la fouille archéologique concorde les sources écrites : le manoir est remanié à plusieurs reprises durant les trois siècles de son existence (réfections, ajouts ou destructions).
Une architecture bretonne classique
La superficie du domaine de Villejames représente plusieurs milliers de mètres carrés (3000 m²) avec les dépendances et annexes. Le plan complet du manoir peut être dressé avec ses évolutions architecturales du XIVe au XVIIe siècle.
Néanmoins, le plan est relativement classique et correspond aux canons architecturaux bretons de cette période : un plan en « L » avec tour d'escalier, bâtiments à étage, toiture en ardoises, voie d'accès pavée de 33 mètres de long, cours pavées, puits maçonné, constructions annexes et mur d'enceinte doté d'un porche et d'une poterne ; le tout en excellent état de conservation. Des fossés complètent l'ensemble en ceinturant symboliquement la propriété de fausses douves.
Néanmoins, le plan est relativement classique et correspond aux canons architecturaux bretons de cette période : un plan en « L » avec tour d'escalier, bâtiments à étage, toiture en ardoises, voie d'accès pavée de 33 mètres de long, cours pavées, puits maçonné, constructions annexes et mur d'enceinte doté d'un porche et d'une poterne ; le tout en excellent état de conservation. Des fossés complètent l'ensemble en ceinturant symboliquement la propriété de fausses douves.
Un aménagement intérieur soigné
À l'intérieur, les pièces se différencient par leur sol : en terre battue, pavé ou en tomettes. Des cheminées, dont une, imposante, avec base de piédroit sculpté en granite, sont présentes, ainsi que des systèmes élaborés d'assainissement par le sol ou des caniveaux et filets d'eau perfectionnés.
Un riche vaisselier et un mobilier archéologique varié (éperons, boucles, verres, éléments architecturaux en granit…) ont été recueillis. À l'issue de leur étude, ils pourraient devenir des références pour ces périodes mal connues de l'architecture civile bretonne et, plus généralement médiévale, dans l'ouest de la France.
Un riche vaisselier et un mobilier archéologique varié (éperons, boucles, verres, éléments architecturaux en granit…) ont été recueillis. À l'issue de leur étude, ils pourraient devenir des références pour ces périodes mal connues de l'architecture civile bretonne et, plus généralement médiévale, dans l'ouest de la France.
Aménagement
SAS Guérandis - Leclerc
Responsable scientifique
Christophe Devals, Inrap
Prescription et contrôle scientifique
Service régional de l'Archéologie,
Drac Pays de la Loire
Drac Pays de la Loire
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Voir les images
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Vue partielle de l'aile orientale du manoir, vers l'est. Au premier plan, la voie pavée. Au second plan, les différentes du corps de bâtiment principal dont certains possèdent encore leur pavage d'origine.© S. Kosseev, Inrap -
Les vestiges médiévaux et modernes de Villejames à Guérande (août 2008).© Frédéric Melec, Christophe Devals, Inrap -
Le manoir de Villeneuve, localisé à environ cinq cent mètres au sud de Villejames. Il caractérise bien ces demeures nobles de la fin du Moyen Âge dont Villejames fut assurément, et au même titre, un des représentants.- -
Détail d’un caniveau consciencieusement réalisé dans une des cours jouxtant la voie pavée.© Cécile Talbo, Inrap
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Le puits maçonné.© Gilles Feuillet, Inrap -
L’une des cheminées du manoir, avec la base d’un de ses piédroits. Certains éléments proviennent d’une construction antérieure dont certaines des pierres auraient été réutilisées.© Christophe Devals, Inrap
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Voie pavée.© Christophe Devals, Inrap
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Tour d'escalier.© Christophe Devals, Inrap
Voir le communiqué de presse :
Voir aussi
- Reportage vidéo : Le manoir médiéval de Villejames à Guérande (07-10-2008)

