MOTS CLÉS
Antiquité

Cycle de conférence organisé pour l’exposition POST MORTEM, rites funéraires à Lugdunum

du 04 février 2010 au 06 mai 2010
en partenariat avec l’Inrap, à Lyon
Musée gallo-romain de Lyon-Fourvière
17 rue Cléberg
69005 Lyon.
Tél. : 04 72 38 49 30.
Exposition ouverte du mardi au dimanche de 10 h à 18 h. Jeudi : entrée gratuite pour tous
www.musees-gallo-romains.com
Dans le cadre de l’exposition POST MORTEM, rites funéraires à Lugdunum, organisée en partenariat avec l'Inrap qui est présentée jusqu’au 30 mai 2010, le musée gallo-romain de Lyon-Fourvière propose un cycle de conférences ouvertes à tous animé par des spécialistes.
Programme
- Morts et vivants, le culte des morts comme rituel de séparation, par John Scheid, professeur au Collège de France.
Jeudi 4 février 2010 à 19 h. Tous publics, entrée gratuite. 
 
Les rapports des Romains et des Gallo-Romains avec les morts étaient réglés essentiellement par des rites. Il s'agissait non pas d'assurer la survie éternelle de l'âme des défunts, mais d'inscrire les défunts dans leur nouveau statut de membres de la collectivité divine des Dieux Mânes, et de les distinguer strictement des vivants. Cette séparation, renouvelée chaque année lors des fêtes des morts, se fait dans le cadre d'un sacrifice et d'un banquet, dont les modalités installaient les vivants et les défunts dans leurs statuts respectifs. Par ce biais on se rend compte que les rites de la mort se réfèrent essentiellement à ce monde-ci. 

- À la recherche des images oubliées de la Gaule, par Jean-Claude Golvin, professeur émérite du CNRS et commissaire de l’exposition.
Jeudi 25 mars 2010 à 19 h. Tous publics, entrée libre.

Restituer consiste à rendre l'idée d'une chose ancienne par l'image. Par quel processus méthodologique peut-on redonner une idée crédible de certains monuments et villes antiques? La restitution n'a rien d'une invention: il s'agit de reconstruire méthodiquement une image chargée de sens qui ressemble de façon certaine et pour l'essentiel à l'objet d'origine.  Les images de l'exposition du musée gallo-romain, comme d'autres, illustrent une redécouverte possible de la Gaule par chacun d'entre nous. Découvrons donc comment elles sont élaborées. 

- L’archéoanthropologie funéraire, par Frédérique Blaizot, anthropologue à l’Inrap et commissaire de l’exposition.
manière d’étudier les tombes et les ensembles funéraires.
Jeudi 29 avril 2010 à 19 h. Tous publics, entrée gratuite.
 
La conférence propose d’examiner comment l’anthropologie contribue à l’interprétation des pratiques et des espaces funéraires, en s’appuyant sur des études de cas. Longtemps caractérisées par un cheminement parallèle et des diversités d’objectifs, les deux disciplines se sont réunies sous le terme d’archéo-anthropologie pour analyser comment les sociétés du passé ont organisé et géré la mort. Les progrès réalisés dans le domaine de la biologie, les révolutions qui se sont opérées dans la pensée archéologique au cours des années 60-70, et enfin l’accroissement des données sous l’impulsion de l’archéologie préventive ont largement contribué à l’émergence de cette nouvelle 
 
- Archéologie des épidémies. Des acquis aux questions posées par les récentes découvertes de la catacombe des Saints Pierre-et-Marcellin (Rome, fin Ier-IVe s.), par Dominique Castex, chercheur et professeur à l’Université Bordeaux 1.
Jeudi 6 mai 2010 à 19 h. Tous publics, entrée gratuite.

Au carrefour de plusieurs disciplines (histoire, médecine, démographie, géographie humaine, sociologie, etc.), l'étude des épidémies s’est enrichie depuis peu des données de l’archéologie et de la paléobiologie. Le développement progressif des opérations d’archéologie préventive associé à une manière nouvelle de concevoir la fouille des ensembles sépulcraux a permis la découverte et l’analyse de plusieurs sites funéraires liés à des crises de mortalité par épidémie.
Les analyses permettent de livrer les premières interprétations qui se révèlent d’un intérêt majeur, tant pour la compréhension du fonctionnement même de la catacombe que pour la connaissance des crises de mortalité du passé à plus large échelle.