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Marie-Christine Carle
Direction du développement culturel et de la communication, Inrap
Tél. 01 40 08 80 53
marie-christine.carle@inrap.fr
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Conférence : "Les environnements de la Préhistoire ; exemples choisis du bassin de la Seine"
le 04 novembre 2011
Orléans
Conférence présentée par la Fédération Archéologique du Loiret
au Museum d'Orléans,
6, rue Marcel Proust
à 20h30, entrée libre
Par Christine Chaussé
Ingénieur spécialiste (géoarchéologie), Inrap
Chercheur associé auprès du laboratoire de Géographie Physique (LGP) de Meudon (92), UMR 8591.
L’archéologie préventive renouvelle depuis une vingtaine d’années les connaissances sur les sociétés de la préhistoire.
Les études environnementales participent à cette dynamique et les avancées les plus importantes concernent autant le perfectionnement des approches chronostratigraphiques que le développement des études paléogéographiques.
Ces analyses sont aujourd’hui résolument pluridisciplinaires et croisent des approches naturalistes (bio-indicateurs), physiques (datations isotopiques) et des sciences de la terre (géologie, géomorphologie, pédologie).
Si cette démarche permet d’affermir les propositions chronostratigraphiques dans la chronologie du Quaternaire, elle éclaire de plus en plus la position des sites préhistoriques dans chacun des cycles Glaciaire-Interglaciaire qui rythment le Pléistocène.
Elle participe aussi à la définition des milieux naturels contemporains des occupations.
Cette contextualisation est là encore fondée sur des études pluridisciplinaires regroupant essentiellement des analyses de bio-indicateurs et morphosédimentaires.
Leur développement permet des restitutions paléogéographiques qui sont d’autant plus précises que les enregistrements auront été réalisés à haute résolution et à des échelles spatiales qui dépassent les strictes limites des sites.
Confrontés aux résultats des fouilles, leurs résultats ouvrent des perspectives innovantes qui modifient nos idées sur ce que nous savons de la perception de l’Homme préhistorique de son espace.
A travers quelques exemples de sites préhistoriques étudiés dans le bassin de la Seine, nous montrerons comment se renouvellent nos connaissances sur l’histoire des premiers peuplements de la moitié nord de la France, comment ils redessinent l’étude des relations Homme-milieu où l’appréhension de la notion de territoire ne se limite pas au seul domaine défini par l’exploitation des ressources (carnées, lithiques) ce, depuis la préhistoire la plus ancienne.
En partenariat avec :
Le Museum d'Orléans
La Ville d'Orléans
et avec le soutien du Conseil Général du Loiret
