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Association de l'Archéologie des Collectivités Territoriales
1-5 Route de Saint-Leu
93800 Epinay-sur-Seine
Tél. 01 55 83 01 42
ANACT.contact@voila.fr
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Archéologie et patrimoine monumental : concilier étude, conservation et présentation
du 10 au 11 mai 2012
5e rencontres nationales de l'Association Nationale pour l'Archéologie de collectivité territoriale, à Tours et Chinon (Indre-et-Loire)
Les collectivités territoriales sont historiquement dépositaires d’un patrimoine monumental très important, mégalithes ou châteaux, ruines romaines ou bâtiments d’âge classique souvent encore utilisés par des administrations, sans parler des églises pour la plupart propriété des communes.
Ce patrimoine occupe une position ambivalente dans l’appréciation qu’en ont les élus et les administrés. D’un côté, il est perçu comme une richesse, témoin de l’histoire et de la mémoire d’un territoire. De l’autre, il est une charge technique et financière, dont l’utilité n’est souvent perçue qu’en termes d’exploitation touristique. Ce tiraillement entre deux manières de vivre les monuments a traversé toute l’histoire de la gestion patrimoniale française, depuis la lutte épique qui opposait au milieu du XIXe siècle Prosper Mérimée et Arcisse de Caumont, l’un se faisant le représentant de l’intérêt général de la Nation, le second celui des territoires attachés à leur histoire.
Depuis, la montée en puissance de la discipline archéologique a introduit un nouvel acteur dans cette confrontation, en abordant les monuments sous l’angle de la collecte de connaissances au service du monument lui-même, mais aussi de l’histoire en général. L’archéologie amène à envisager une manière différente d’étudier, de comprendre, de conserver et de transmettre les informations portées par ce patrimoine bâti, tout en s’assurant de sa conservation et de sa présentation au public. Le monument par lui-même, ou les aménagements patrimoniaux qu’il accueille, deviennent alors les supports de la diffusion des produits de la recherche archéologique.
Comment les collectivités arrivent-elles (ou non) à concilier les exigences respectives de la conservation des monuments, de leur étude et de leur mise en valeur, touristique ou simplement urbanistique ? Dans cette triple exigence, comment les archéologues des services de collectivités se positionnent-ils ? Quelle est la valeur ajoutée de leur travail pour aider à la compréhension des édifices, tant à des fins de restauration que de présentation au public ? A l’inverse, les grands chantiers de restauration et de mise en valeur sont-ils de bonnes occasions de faire avancer les recherches archéologiques ?
Les archéologues donnent-ils du sens aux monuments, arrive-t-il qu’ils modifient profondément la perception qu’en ont les habitants proches et les visiteurs plus lointains ? Sont-ils des brouilleurs d’image ou les révélateurs d’une réalité qui sera utilisée dans les politiques culturelles, touristiques ou urbanistiques des collectivités ?
C’est à ce questionnement sur la position qu’occupe l’archéologie que l’ANACT consacrera ses Cinquièmes Journées d’Étude. L’objectif est de confronter les expériences à travers des études de cas ou des réflexions plus théoriques. Elles doivent également être l’occasion de confronter les points de vue des divers acteurs du patrimoine, corps de métier et institutions concernés.
Ce patrimoine occupe une position ambivalente dans l’appréciation qu’en ont les élus et les administrés. D’un côté, il est perçu comme une richesse, témoin de l’histoire et de la mémoire d’un territoire. De l’autre, il est une charge technique et financière, dont l’utilité n’est souvent perçue qu’en termes d’exploitation touristique. Ce tiraillement entre deux manières de vivre les monuments a traversé toute l’histoire de la gestion patrimoniale française, depuis la lutte épique qui opposait au milieu du XIXe siècle Prosper Mérimée et Arcisse de Caumont, l’un se faisant le représentant de l’intérêt général de la Nation, le second celui des territoires attachés à leur histoire.
Depuis, la montée en puissance de la discipline archéologique a introduit un nouvel acteur dans cette confrontation, en abordant les monuments sous l’angle de la collecte de connaissances au service du monument lui-même, mais aussi de l’histoire en général. L’archéologie amène à envisager une manière différente d’étudier, de comprendre, de conserver et de transmettre les informations portées par ce patrimoine bâti, tout en s’assurant de sa conservation et de sa présentation au public. Le monument par lui-même, ou les aménagements patrimoniaux qu’il accueille, deviennent alors les supports de la diffusion des produits de la recherche archéologique.
Comment les collectivités arrivent-elles (ou non) à concilier les exigences respectives de la conservation des monuments, de leur étude et de leur mise en valeur, touristique ou simplement urbanistique ? Dans cette triple exigence, comment les archéologues des services de collectivités se positionnent-ils ? Quelle est la valeur ajoutée de leur travail pour aider à la compréhension des édifices, tant à des fins de restauration que de présentation au public ? A l’inverse, les grands chantiers de restauration et de mise en valeur sont-ils de bonnes occasions de faire avancer les recherches archéologiques ?
Les archéologues donnent-ils du sens aux monuments, arrive-t-il qu’ils modifient profondément la perception qu’en ont les habitants proches et les visiteurs plus lointains ? Sont-ils des brouilleurs d’image ou les révélateurs d’une réalité qui sera utilisée dans les politiques culturelles, touristiques ou urbanistiques des collectivités ?
C’est à ce questionnement sur la position qu’occupe l’archéologie que l’ANACT consacrera ses Cinquièmes Journées d’Étude. L’objectif est de confronter les expériences à travers des études de cas ou des réflexions plus théoriques. Elles doivent également être l’occasion de confronter les points de vue des divers acteurs du patrimoine, corps de métier et institutions concernés.
- Programme et infos pratiques (pdf - 1.2 Mo)
- Résumé des communications (pdf - 0.3 Mo)

