Contact

Golosetti Raphaël
EEPB - Université de Bourgogne / UMR 5594 ARTeHIS
Bibracte Centre archéologique européen
58370 Glux-en-Glenne
Tél. 03 86 78 69 28
golosetti.raphael@gmail.com
MOTS CLÉS
Peuplement, occupation espace
Public averti
Protohistoire
Rencontre scientifique
Bourgogne
Habitats, architecture, édifices

Effacer ou réécrire le passé à l’âge du Fer. Entre iconoclastie, réutilisation de monuments et réoccupation de sites

du 10 au 12 octobre 2012
Premières rencontres internationales de l’École Européenne de Protohistoire de Bibracte, organisées à l'occasion de son 5e anniversaire, à Glux-en-Glenne
On peut penser que les sociétés anciennes ont attribué à l'espace une valeur historique soit à partir d'une réalité historique entrentenue oralement soit à partir d'un passé inventée : la perception combine une vision historique de certains espaces à une mémoire inventée à partir, par exemple, de vestiges d'une occupation antérieure que l'on s'approprie et que l'on intègre au sein de sa propre histoire. C'est cette idée directrice qui a suscité les thématiques de ces rencontres.

Cette approche de lecture mémorielle de l'espace est déjà perceptible dans de rares travaux qui demeurent périphériques par rapport à l'aire chrono-culturelle que nous proposons d'aborder dans ces rencontres : nous pensons à F. de Polignac, où la prise en compte du facteur temps est jugée comme essentielles à la "qualification de l'espace", mais aussi au processus de légitimation de l'occupation par le développement d'une relation au passé chez R. Hingley. Ainsi cette dernière étude porte sur la réutilisation de monuments funéraires du Néolithique durant l'âge du Bronze final ou le premier âge du Fer en Écosse. L'hypothèse d'une réinterprétation de ces monuments comme d'anciennes maisons d'ancêtres marque bien la réinvention du passé. Or, si nous regardons vers la Grèce, il a été suggéré de voir dans les sanctuaires de la période géométrique implantés sur d'anciens sites mycéniens, non pas un continuum d'espace sacré, mais un phénomène de réappropriation du passé sous la forme d'un retour plus ou moins conscient sur un lieu auquel était attaché un souvenir particulier. Enfin, c'est surtout un numéro de World Archaeology (30, 1, 1998) intitulé "The Past in the Past" sous la direction de R. Bradley et H. Williams dans lequel apparaît le concept de timemark qui a stimulé notre problématique.

Nous proposons ainsi de développer une réflexion sur la mémoire en Méditerranée nord-occidentale de la fin de l'âge du Bronze à la fin de l'âge du Fer. Cette volonté d'ouvrir l'analyse à la Gaule, l'Italie, la péninsule ibérique et ses régions voisines se place dans la tradition du colloque de Saint-Riquier, approche toujours d'actualité à la suite du colloque Saturnia Tellus.

Trois thématiques ont été dégagées tournant autour du phénomène de la mémoire à l'âge du Fer à partir de la documentation matérielle :
  1. Phénomène d'iconoclastie
  2. Relation entre cultes et mémoire
  3. Réoccupation de sites plus anciens... discussions autour de la continuité.

Les propositions de communication avec titre, résumé de 3 000 signes maximum et coordonnées de l’auteur (ou des auteurs) doivent être transmises avant le 31 mars 2012.