Rencontres franciliennes d'archéologie sous-marines et fluviales
le 30 janvier 2010
avec la participation de l'Inrap, à l'Institut de Paléontologie Humaine, à Paris
Institut de Paléontologie Humaine
1 rue René-Panhard
75013 Paris.
Samedi 30 janvier 2010
Accès libre, inscription impérative au 01 55 43 27 43 ou au 01 55 43 27 18.
Renseignements
François Gendron, Dr
Tél. : 01 55 43 27 43.
Contact : fgendron@mnhn.fr
Visitez le site du Team d'archéologie sous-marine : http://www.admat.org.uk/
Ces rencontres sont organisées par la Commission régionale d'Île-de-France de la Fédération française d'études et de sport sous-marins avec le support de l'Institut de Paléontologie humaine.
1 rue René-Panhard
75013 Paris.
Samedi 30 janvier 2010
Accès libre, inscription impérative au 01 55 43 27 43 ou au 01 55 43 27 18.
Renseignements
François Gendron, Dr
Tél. : 01 55 43 27 43.
Contact : fgendron@mnhn.fr
Visitez le site du Team d'archéologie sous-marine : http://www.admat.org.uk/
Ces rencontres sont organisées par la Commission régionale d'Île-de-France de la Fédération française d'études et de sport sous-marins avec le support de l'Institut de Paléontologie humaine.
Comme chaque année en janvier, les archéologues bénévoles spécialisés en archéologie subaquatique regroupés au sein de la Fédération française d'études et de sports sous-marins se retrouveront à Paris pour faire le bilan de leurs activités tant maritimes qu'en eaux intérieures. La manifestation, gratuite et ouverte au grand public, est un moment important de l'archéologie pour tout amateur de mer et d'espace navigable. La conjugaison de l'histoire, de navires engloutis et d'objets perdus sous les eaux depuis des siècles est indéniablement le point de rencontre des passionnés de tous horizons en rapport avec le passé maritime et batelier.
Le programme qui ne se limite pas aux côtes françaises entraînera l'auditoire sur les rivages du Liban avec l'exploration du port de l'antique Tyr fondé au XIe siècle av. J.-C. ; sur les côtes de Corse, où le Cap Corse avec ses épaves et ses sites engloutis marque le souvenir d'un cap particulièrement difficile à franchir. Dans le Golfe d'Ajaccio, une épave du IIIe siècle localisée en 1990 et mise en fouille en 2001 contenant amphores, céramiques d'origines africaines, produits verriers et des bustes sculptés grandeur nature est un jalon de première importance pour la compréhension de ce qu'était le commerce insulaire. La fouille se poursuit et devrait permettre de situer l'importance du navire dans l'histoire d'Ajaccio. Sur la côte marseillaise, l'épave du IIe siècle, dite de Tibouléne, gît par 50 m de fond et marque la maîtrise de compétences de plongée avec des procédures d'intervention à l'égal des chantiers professionnels. Elle est aussi un condensé d'amphores du monde romain.
Pour terminer avec le domaine maritime, c'est encore en Corse par seulement 8 m que les fouilleurs et spécialistes de la construction navale se livrent à une étude passionnante. La flûte la Nourrice, construite à Bayonne en 1792, fait partie d'une série de six épaves de bâtiments du même type, de même période, de même nationalité. L'entreprise menée en même temps de part et d'autre de l'Atlantique est un exemple de collaboration scientifique.
Doucement, les éléments sont collectés, les données comparées, et la réalité archéologique devient incontournable dans la connaissance de la Marine de la fin du XVIIIe siècle. Enfin, La recherche du corsaire le Fougueux, perdu en 1696 aux Glénan, est la démonstration que la mer réserve encore bien des surprises.
Sous les eaux de la Saône, les prospections s'enchaînent et les découvertes pointées sur une carte montrent l'importance de cet affluent du Rhône dans l'économie gallo-romaine. L'initiative d'un programme de prospection sur la partie haute du cours avec la présence d'établissements agricoles, de villas, de gués est plus que prometteur. Plus en aval, pirogues, amphores, outils et vases culinaires en bronze sont les indices d'une société aisée qui complètent les découvertes faites lors des fouilles terrestres.
Le programme qui ne se limite pas aux côtes françaises entraînera l'auditoire sur les rivages du Liban avec l'exploration du port de l'antique Tyr fondé au XIe siècle av. J.-C. ; sur les côtes de Corse, où le Cap Corse avec ses épaves et ses sites engloutis marque le souvenir d'un cap particulièrement difficile à franchir. Dans le Golfe d'Ajaccio, une épave du IIIe siècle localisée en 1990 et mise en fouille en 2001 contenant amphores, céramiques d'origines africaines, produits verriers et des bustes sculptés grandeur nature est un jalon de première importance pour la compréhension de ce qu'était le commerce insulaire. La fouille se poursuit et devrait permettre de situer l'importance du navire dans l'histoire d'Ajaccio. Sur la côte marseillaise, l'épave du IIe siècle, dite de Tibouléne, gît par 50 m de fond et marque la maîtrise de compétences de plongée avec des procédures d'intervention à l'égal des chantiers professionnels. Elle est aussi un condensé d'amphores du monde romain.
Pour terminer avec le domaine maritime, c'est encore en Corse par seulement 8 m que les fouilleurs et spécialistes de la construction navale se livrent à une étude passionnante. La flûte la Nourrice, construite à Bayonne en 1792, fait partie d'une série de six épaves de bâtiments du même type, de même période, de même nationalité. L'entreprise menée en même temps de part et d'autre de l'Atlantique est un exemple de collaboration scientifique.
Doucement, les éléments sont collectés, les données comparées, et la réalité archéologique devient incontournable dans la connaissance de la Marine de la fin du XVIIIe siècle. Enfin, La recherche du corsaire le Fougueux, perdu en 1696 aux Glénan, est la démonstration que la mer réserve encore bien des surprises.
Sous les eaux de la Saône, les prospections s'enchaînent et les découvertes pointées sur une carte montrent l'importance de cet affluent du Rhône dans l'économie gallo-romaine. L'initiative d'un programme de prospection sur la partie haute du cours avec la présence d'établissements agricoles, de villas, de gués est plus que prometteur. Plus en aval, pirogues, amphores, outils et vases culinaires en bronze sont les indices d'une société aisée qui complètent les découvertes faites lors des fouilles terrestres.

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