Communiqué de presse
24 octobre 2008
Contact
Catherine Dureuil
Chargée du développement culturel et de la communication
Inrap, direction interrégional méditerranée
tel. : 06 87 01 62 86 – catherine.dureuil@inrap.fr
Mahaut Tyrrell
Chargée de communication médias
Inrap, pôle partenariats et relations avec les médias
01 40 08 80 24 - mahaut.tyrrell@inrap.fr
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Partenaire
Voir aussi
- Reportage vidéo : Marseille : de la cathédrale paléochrétienne à la Major (24-10-2008)
- Notice du site : Esplanade de la Major (25-11-2009)
- Iconothèque : voir tous les documents
Découverte de mosaïques paléochrétiennes au pied de la Major, à Marseille
Publié le 7 août 2009 · Mis à jour le 5 novembre 2010
code opération : FB2105220
code opération : FB2105220
Dans le cadre du projet d'aménagement paysager conduit par Euroméditerranée sur l'esplanade de la cathédrale de Marseille, une fouille préventive est effectuée par une équipe de l'Inrap jusqu'à la fin du mois de novembre 2008.

La naissance de la chrétienté à Marseille
Le chantier se situe dans le prolongement occidental d'une importante fouille réalisée en 2000, lors du creusement du Tunnel de la Major. Ce secteur, essentiel dans l'histoire de Marseille, était également connu par des découvertes plus anciennes. En 1852, lors de la construction de la Nouvelle Major, des bâtiments de l'église primitive et le baptistère paléochrétien du Ve siècle avaient été dégagés. Ceux-ci, détruits au XIXe siècle, sont uniquement connus par des plans et relevés des décors publiés en 1905 par F. Roustan.
Aujourd'hui, une belle mosaïque du Ve siècle, conservée sur 15 m2, vient d'être mise au jour. Elle pourrait appartenir au palais épiscopal. Cette découverte est tout à fait comparable aux sols décorés conservés in situ à l'intérieur de la Vieille Major.
Aujourd'hui, une belle mosaïque du Ve siècle, conservée sur 15 m2, vient d'être mise au jour. Elle pourrait appartenir au palais épiscopal. Cette découverte est tout à fait comparable aux sols décorés conservés in situ à l'intérieur de la Vieille Major.
Des tombes sous l’esplanade
Un cimetière paroissial en activité depuis le XIIe siècle jusqu'à l'époque moderne, est en cours de fouille. La majorité des corps a été inhumée dans des fosses orientées. Plusieurs fosses communes, dont les morts ont été empilés sans organisation particulière, appartiennent au XVIIIe siècle. Elles témoignent d'une crise épidémique dont l'origine reste à préciser (peste de 1720, choléra ?)
La fouille devrait se poursuivre par l'exploration des occupations urbaines antérieures, grecques et romaines. D'après les données recueillies lors des opérations archéologiques précédentes, le quartier serait mis en place aux V-IVe siècles avant notre ère.
La fouille devrait se poursuivre par l'exploration des occupations urbaines antérieures, grecques et romaines. D'après les données recueillies lors des opérations archéologiques précédentes, le quartier serait mis en place aux V-IVe siècles avant notre ère.
Euromediterrannée
Née d'une initiative de l'Etat et des collectivités territoriales en 1995, Euroméditerranée est une opération d'intérêt national qui a pour ambition de placer Marseille au niveau des plus grandes métropoles européennes. Créateur de développement économique, social et culturel, Euroméditerranée est la plus grande opération de rénovation urbaine en Europe.
Située au cœur du périmètre, la cathédrale de la Major est en cours de transformation, afin que cet élément du patrimoine marseillais, retrouve ses lettres de noblesse. Nouveaux éclairages, arbres plantés, jeux d'eaux et larges espaces piétons feront de l'esplanade de la Major un lieu de promenade agréable pour les Marseillais.
La Major trouvera une nouvelle place dans le paysage urbain entre tradition et nécessité de s'adapter aux besoins d'une ville en mouvement.
Située au cœur du périmètre, la cathédrale de la Major est en cours de transformation, afin que cet élément du patrimoine marseillais, retrouve ses lettres de noblesse. Nouveaux éclairages, arbres plantés, jeux d'eaux et larges espaces piétons feront de l'esplanade de la Major un lieu de promenade agréable pour les Marseillais.
La Major trouvera une nouvelle place dans le paysage urbain entre tradition et nécessité de s'adapter aux besoins d'une ville en mouvement.
Aménagement
Euroméditerranée
Responsable scientifique
Françoise Paone, Inrap
Contrôle scientifique
Service de recherches archéologiques (Drac paca)

Voir les images
Euroméditerranée
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La partie septentrionale du chantier de fouille, les bâtiments du Grand Séminaire du XIXe siècle et la nouvelle Major au second plan.© D. Gliksman, Inrap -
Les bâtiments du Grand Séminaire du XIXe siècle la partie septentrionale du chantier.© D. Gliksman, Inrap -
Dégagement d'une mosaïque qui décorait le sol du palais épiscopal au Ve siècle. Les manques dans la mosaïque sont dus au creusement de tombes au Moyen Âge.© D. Gliksman, Inrap -
Dégagement d'une mosaïque qui décorait le sol du palais épiscopal au Ve siècle. Les manques dans la mosaïque sont dus au creusement de tombes au Moyen Âge.© D. Gliksman, Inrap -
Dégagement d'une mosaïque qui décorait le sol du palais épiscopal au Ve siècle. Les manques dans la mosaïque sont dus au creusement de tombes au Moyen Âge.© D. Gliksman, Inrap -
Détail de la mosaïque du Ve siècle, avec deux paons affrontés de part et d'autre d'une fleur.© D. Gliksman, Inrap -
Au centre du tapis mosaïqué, des cratères d'où s'échappent des bouquets végétaux et deux paires de paons affrontés typiques de l'iconographie paléochrétienne (détail).© D. Gliksman, Inrap -
Détail d'une tête sculptée, trouvée en réemploi dans un mur (datation à préciser).© D. Gliksman, Inrap -
Une sépulture médiévale qui avait été creusée sur le sol antique.© D. Gliksman, Inrap -
Charnier de la peste de 1720.© D. Gliksman, Inrap -
Charnier de la peste de 1720.© D. Gliksman, Inrap -
Charnier de la peste de 1720.© D. Gliksman, Inrap -
Au premier plan la fosse commune aménagée lors de la peste de 1720, qui repose directement sur les niveaux antiques, comme le montre le dégagement de la mosaïque du Ve siècle mitoyenne.© D. Gliksman, Inrap -
Prélèvements d'os pour l'étude des pathologies.© D. Gliksman, Inrap -
Le sol de tomettes de la chapelle des Pénitents du XVIIe siècle, dans la partie méridionale du site. Au second plan la vieille et la nouvelle Major.© D. Gliksman, Inrap -
Emplacements des deux derrières fouilles réalisées dans le secteur sur un plan du XIXe siècle.© DR
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Voir aussi :
Chronique de site

