De la pelle mécanique au microscope
Publié le jeudi 24 septembre 2009 · Mis à jour le mardi 8 novembre 2011
(…) Les quelque 2 000 chantiers d'archéologie préventive, en nombre croissant, qui s'ouvrent chaque année ont révolutionné nos connaissances. Grâce à eux, en effet, l'archéologie a changé d'échelle. Il ne s'agit plus de fouiller, pendant quelques semaines par an, quelques mètres carrés d'une grotte préhistorique ou d'une villa gallo-romaine.
Désormais, un campement préhistorique sera étudié dans sa totalité, sur plusieurs milliers de mètres carrés, tout comme un village néolithique ou gaulois, cette fois sur plusieurs hectares. En ouvrant des « fenêtres » continues sur plusieurs dizaines d'hectares, les archéologues reconstituent l'histoire d'un paysage au long des millénaires. Ce ne sont pas toujours les monuments en pierre qui nous apportent les connaissances les plus précieuses sur les sociétés anciennes, mais souvent des traces à peine perceptibles, des différences évanescentes de coloration des terres : minces fossés limitant les parcelles de terrain et prouvant l'existence de limites de propriétés bien avant l'époque romaine, vestiges de chemins, incinérations humaines déposées en pleine terre, trous de plantation témoignant des premiers vignobles, etc. – aucun de ces restes ne pourrait être identifié en dehors de la fouille de grandes surfaces.
La plupart du temps, les vestiges ne sont pas connus à l'avance. S'il existe une carte des 350 000 sites archéologiques déjà répertoriés, ceux-ci représentent sans doute moins du dixième des sites potentiels.
La grande majorité des sites découverts par l'archéologie préventive étaient inconnus jusqu'alors. Dans de rares cas, il existe des indices préalables : archives s'il s'agit de sites récents, ou bien photographies aériennes, sur lesquelles des différences de coloration dans la végétation trahissent l'existence de vestiges enfouis, voire méthodes de détection électromagnétiques, de mesure de la température du sol ou par radar – les progrès en ce domaine sont continus.
Mais, la plupart du temps, dès qu'un aménagement couvre une certaine surface et qu'il est donc certain que des sites archéologiques vont y être découverts, les archéologues, à l'instar des sondages d'opinion, vont réaliser une série de tranchées régulièrement disposées et qui représentent en moyenne 5 à 10 % de la surface totale. En deçà, les vestiges risquent fort d'échapper à l'attention. Cette pratique des sondages systématiques est d'ailleurs l'une des forces de notre archéologie. (…)
Désormais, un campement préhistorique sera étudié dans sa totalité, sur plusieurs milliers de mètres carrés, tout comme un village néolithique ou gaulois, cette fois sur plusieurs hectares. En ouvrant des « fenêtres » continues sur plusieurs dizaines d'hectares, les archéologues reconstituent l'histoire d'un paysage au long des millénaires. Ce ne sont pas toujours les monuments en pierre qui nous apportent les connaissances les plus précieuses sur les sociétés anciennes, mais souvent des traces à peine perceptibles, des différences évanescentes de coloration des terres : minces fossés limitant les parcelles de terrain et prouvant l'existence de limites de propriétés bien avant l'époque romaine, vestiges de chemins, incinérations humaines déposées en pleine terre, trous de plantation témoignant des premiers vignobles, etc. – aucun de ces restes ne pourrait être identifié en dehors de la fouille de grandes surfaces.
La plupart du temps, les vestiges ne sont pas connus à l'avance. S'il existe une carte des 350 000 sites archéologiques déjà répertoriés, ceux-ci représentent sans doute moins du dixième des sites potentiels.
La grande majorité des sites découverts par l'archéologie préventive étaient inconnus jusqu'alors. Dans de rares cas, il existe des indices préalables : archives s'il s'agit de sites récents, ou bien photographies aériennes, sur lesquelles des différences de coloration dans la végétation trahissent l'existence de vestiges enfouis, voire méthodes de détection électromagnétiques, de mesure de la température du sol ou par radar – les progrès en ce domaine sont continus.
Mais, la plupart du temps, dès qu'un aménagement couvre une certaine surface et qu'il est donc certain que des sites archéologiques vont y être découverts, les archéologues, à l'instar des sondages d'opinion, vont réaliser une série de tranchées régulièrement disposées et qui représentent en moyenne 5 à 10 % de la surface totale. En deçà, les vestiges risquent fort d'échapper à l'attention. Cette pratique des sondages systématiques est d'ailleurs l'une des forces de notre archéologie. (…)
