Médiéval et Moderne
Publié le mardi 7 septembre 2010 · Mis à jour le mardi 3 janvier 2012
Milieux ruraux et urbains au Moyen Âge et à l'Époque moderne
Axe n° 2010-7 et 4 ateliers
Axe n° 2010-7 et 4 ateliers
1. Introduction
L’archéologie médiévale a connu un fort développement ces 20 dernières années en grande partie en raison des opérations de sauvetage et préventives. Celle-ci a révélé l’existence à peine soupçonnée il y a trente ans, d’agglomérations, hameaux, villages, cimetières et églises du haut Moyen Âge dans des secteurs qui semblaient déserts depuis le l’Antiquité tardive.
Outre les tracés linéaires, l’aménagement des zones d’activités a permis d’appréhender de vastes surfaces propices à la mise au jour de parcellaires disparus, de réseaux viaires et autres grands aménagements, le tout permettant à la fois de mettre en séries vestiges et mobiliers mais encore d’approcher des ensembles en terroir.
Concernant un Moyen Âge plus récent, l’archéologie préventive a croisé des thèmes plus traditionnels : églises, installations monacales, résidences fortifiées, bourgs castraux, etc. Et l’archéologie en ville a été aussi celle de la ville médiévale (cf. chapitre sur l’archéologie de la ville). Parmi bien d’autres avancées, il faut noter l’intérêt relativement récent pour l’architecture qu’il ne faudrait pas toutefois réduire à une archéologie du bâti strictement définie comme méthode d’observation.
Concernant les temps modernes et contemporains, il s’agit d’une période pour laquelle aucune structure de recherche spécifiquement d’archéologie n’existe, ni même de support de publication. En outre, les recherches qu’elles suscitent restent exceptionnelles et tiraillées entre un Moyen Âge tardif (pour ne pas dire post-médiéval) et une sujétion à des problématiques d’histoire économique et sociale, peinant à trouver leur légitimité. Mis à part la céramologie et le domaine funéraire, bien ancrés dans une tradition archéologique dont ils constituent un prolongement chronologique, les autres domaines restent méconnus : peu de régions en font cas même si certaines opérations ont eu leur notoriété locale, voire nationale : les fortifications du siège d’Aire-sur-la-Lys, le charnier de la bataille du Mans, les camps napoléoniens d’Etaples, les champs de bataille de la Grande Guerre, les statues soviétiques de Baillet…
La multiplicité des découvertes amène à proposer 4 ateliers dont certains existaient, parfois partiellement, dans la programmation 2006-2009 :
Outre les tracés linéaires, l’aménagement des zones d’activités a permis d’appréhender de vastes surfaces propices à la mise au jour de parcellaires disparus, de réseaux viaires et autres grands aménagements, le tout permettant à la fois de mettre en séries vestiges et mobiliers mais encore d’approcher des ensembles en terroir.
Concernant un Moyen Âge plus récent, l’archéologie préventive a croisé des thèmes plus traditionnels : églises, installations monacales, résidences fortifiées, bourgs castraux, etc. Et l’archéologie en ville a été aussi celle de la ville médiévale (cf. chapitre sur l’archéologie de la ville). Parmi bien d’autres avancées, il faut noter l’intérêt relativement récent pour l’architecture qu’il ne faudrait pas toutefois réduire à une archéologie du bâti strictement définie comme méthode d’observation.
Concernant les temps modernes et contemporains, il s’agit d’une période pour laquelle aucune structure de recherche spécifiquement d’archéologie n’existe, ni même de support de publication. En outre, les recherches qu’elles suscitent restent exceptionnelles et tiraillées entre un Moyen Âge tardif (pour ne pas dire post-médiéval) et une sujétion à des problématiques d’histoire économique et sociale, peinant à trouver leur légitimité. Mis à part la céramologie et le domaine funéraire, bien ancrés dans une tradition archéologique dont ils constituent un prolongement chronologique, les autres domaines restent méconnus : peu de régions en font cas même si certaines opérations ont eu leur notoriété locale, voire nationale : les fortifications du siège d’Aire-sur-la-Lys, le charnier de la bataille du Mans, les camps napoléoniens d’Etaples, les champs de bataille de la Grande Guerre, les statues soviétiques de Baillet…
La multiplicité des découvertes amène à proposer 4 ateliers dont certains existaient, parfois partiellement, dans la programmation 2006-2009 :
- l’habitat rural et son environnement au Moyen Âge et aux Temps modernes ;
- sites castraux et habitats fortifiés ;
- espaces religieux médiévaux et modernes ;
- archéologie funéraire du Moyen Âge et des Temps modernes.
2. L'habitat rural et son environnement au Moyen Âge et aux temps modernes
Atelier 2010-7-1
Il reprend l’axe 2006-2009 intitulé « Le haut Moyen Âge : l’habitat rural et son environnement », avec un élargissement au second Moyen Âge et à l’Époque moderne.La recherche sur le Moyen Âge rural a pu prendre corps ces dernières années au travers de nombreuses actions collectives (PCR, axes Inrap…) ; leurs points communs sont l’étude des terroirs, la morphologie des constructions, l’approche de l’économie rurale, l’implantation du peuplement, la culture matérielle ; ces actions sont construites à partir de séries de sites et s’intègrent dans une forme d’« archéologie extensive » s’amarrant à des problématiques historiques comme les finages, l’implantation des paroisses et les communautés rurales. Elles sont plutôt implantées dans les régions médianes du territoire – Champagne-Ardenne, Lorraine, Centre, Île-de-France, Pays-de-la-Loire, Bretagne, – mais également en Auvergne. Toutefois, le potentiel propre à d’autres régions est présent, notamment en Languedoc, Franche-Comté, Nord-Picardie et Rhône-Alpes.
De manière générale, concernant ces actions et cet atelier, il est maintenant possible, soit d’aboutir à des synthèses régionales, soit d’affiner les problématiques sur des aspects particuliers, soit d’initier de manière pertinente des travaux dans les perspectives suivantes :
- topographie et organisation des habitats ruraux : architecture, artisanat, alimentation, données paléoenvironnementales, céramique… ;
- implantation et évolution des églises et de leur cimetière ;
- assise médiévale des bourgs actuels.
3. Sites castraux et habitats fortifiés
Atelier 2010-7-2
Cet atelier, plus spécialisé que le précédent, regroupe des actions concernant spécifiquement des ensembles fortifiés, qu’il s’agisse de châteaux ou de villages. Globalement, l’intérêt progressif pour les bâtiments en élévation (archéologie du bâti) depuis une quinzaine d’années a fait progresser nos connaissances. Toutes les interrégions, sauf Nord–Picardie, sont dans la capacité d’engager des actions sur la formation des villages et des bourgs avec des actions spécifiques sur les ensembles fortifiés à partir d’études de bâti.Concernant les monuments castraux, le Grand Ouest, en particulier, fait preuve d’un dynamisme remarquable quant au renouvellement de cette approche ; la Méditerranée, la Champagne-Ardenne et la Lorraine, la région Centre, le Grand Sud-Ouest et Rhône-Alpes-Auvergne ont également développé des études récurrentes sur ces types de sites et sur les habitats fortifiés, permettant un potentiel de recherche important. En revanche, dans d’autres régions, cette recherche mérite d’être développée. En Île-de-France, par exemple, il faut constater quelquefois que les « cités castrales » ne sont pas toujours bien intégrées au processus de l’archéologie préventive. Il en est de même en Bourgogne et en Alsace où des données existent mais restent exceptionnelles.
4. Espaces religieux médiévaux et modernes
Atelier 2010-7-3
Il s’agit d’un nouvel atelier. Il semblait en effet plus cohérent d’une part, de mieux spécifier les espaces funéraires dans la programmation, d’autre part, d’isoler l’archéologie religieuse comme celle des édifices et espaces de culte au dieu. Par ailleurs, cette singularité peut à terme susciter des propositions spécifiques. Car force est de constater que l’activité est peu élevée dans ce domaine. Mais il est vrai qu’il peut être traité au sein d’autres ateliers.Les régions Paca, Rhône-Alpes et Poitou-Charentes sont celles qui ont livré les données les plus fournies sur ce sujet. Ailleurs, les recherches sont plus ponctuelles et peuvent trouver leur aboutissement dans des publications monographiques de sites : Bourgogne, Basse-Normandie, Auvergne.
5. Archéologie funéraire du Moyen Âge et des Temps modernes
Atelier 2010-7-4
Il s’agit d’un domaine où l’activité de recherche est contrastée, certaines régions ne signalant que peu ou pas d’activité, comme en Aquitaine, en Paca, Franche-Comté, Basse-Normandie, Nord – Picardie, etc. Toutefois ces « vides » sont à nuancer quelquefois, dans la mesure où l’étude des cimetières peut apparaître annexée à celle des agglomérations et des églises auxquelles ils sont attenants (cf. supra les deux précédents ateliers). Certaines régions ont d’ores et déjà initié des études de fond sur le sujet (Champagne-Ardenne). D’autres présentent maintenant les données utiles à l’engagement d’études et de publications.À cet égard, la région Centre dispose de données sur la Touraine, le Berry, l’Orléanais… Mais ce sont surtout l’Île-de-France et l’Alsace qui bénéficient de nombreuses données nouvelles : la typologie des tombes est désormais mieux connue, même si, pour l’Île-de-France, l’absence de cimetière fouillé intégralement limite la portée des recherches. Concernant les régions méridionales, de Toulouse à Nîmes, en passant par Perpignan, les diverses fouilles récentes permettent d’engager des études sur les pratiques funéraires et les populations dans les cimetières ruraux de l’Antiquité tardive aux temps modernes. En Rhône-Alpes, de nombreuses données sur ce sujet restent à publier.
Enfin, rappelons les fouilles de cimetières de catastrophe des Temps modernes (Lambesc, Issoudun) et celle de cimetières paroissiaux ou protestants (La Ciotat, La Rochelle) ainsi que l’exhumation périodique des soldats de la Grande Guerre sur les champs de bataille du Nord et de l’Est.
- Programmation scientifique 2011-2013 (pdf - 0.2 Mo)
Contacts
Anne Augereau
Direction scientifique et technique, Inrap
Directrice scientifique et technique adjointe
Tél. 01 40 08 80 41
anne.augereau@inrap.fr
Mark Guillon
Direction scientifique et technique, Inrap
Service programmation
Tél. 01 40 08 81 32
mark.guillon@inrap.fr
Direction scientifique et technique, Inrap
Directrice scientifique et technique adjointe
Tél. 01 40 08 80 41
anne.augereau@inrap.fr
Mark Guillon
Direction scientifique et technique, Inrap
Service programmation
Tél. 01 40 08 81 32
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