Archéologie urbaine

Publié le mardi 7 septembre 2010 · Mis à jour le lundi 2 janvier 2012
Archéologie de la ville
Axe n° 2010-8 et 8 ateliers

1. Introduction

L’archéologie urbaine correspond à environ un quart de l’activité opérationnelle de l’Inrap. Nous traiterons ici uniquement de l’évolution diachronique des principales agglomérations. Sur ce thème précis, la recherche est, peut-être plus que sur d’autres thèmes, tributaire de grosses opérations d’aménagements urbains. Elle n’est donc pas homogène sur l’ensemble du territoire national. Les agglomérations secondaires antiques et bourgs médiévaux sont traités dans les axes chronologiques.

L’état des connaissances sur ce sujet diachronique est fort différent d’une région à l’autre et d’une période à l’autre. La recherche, en fonction des équipes, se développe à deux niveaux. Le premier correspond à des monographies sur des villes et des périodes spécifiques, le second à des réflexions macrorégionales sur les villes, leurs implications dans les réseaux urbains et leur hiérarchisation en fonction des différentes périodes chronologiques. De nombreuses recherches sur les principales villes ont vu le jour dans plusieurs régions. Cette liste n’est pas exhaustive et reflète le caractère spécifique de ces recherches centrées sur un atlas de ville, une publication de fouille ou un thème particulier. À titre d’exemple, on peut citer :
  • les études diachroniques de la ville de Tours ;
  • les interactions entre la ville et son milieu naturel sur Paris ;
  • la genèse de la ville de Toulouse ;
  • l’analyse des villes antiques centrées sur certains thèmes tels qu’à Metz, Besançon, Autun, Bordeaux Fréjus, Antibes, Nice, Marseille, Nîmes, Boulogne, Lyon via l’étude de ses aqueducs, Clermont-Ferrand ;
  • la ville médiévale avec Épinal ;
  • la ville neuve planifiée (Nancy, XVIIe-XVIIIe siècle) ;
  • l’analyse des enceintes urbaines en Lorraine et Alsace…
Les régions Centre, Lorraine, Midi-Pyrénées et Nord-Pas-de-Calais sont moteurs dans la recherche concernant les réseaux de ville, les autres régions privilégiant les atlas ou les études de site.

Afin de laisser la possibilité de mettre en place des recherches sur différentes problématiques et aires géographiques, « L’archéologie de la ville » sera considérée comme l’axe central unique qui fédère les questions liées à la genèse des villes et leurs évolutions différentes. Il s’attachera à décrire les processus de mutations territoriales en s’appuyant plus particulièrement sur la description des périodes charnières dans l’évolution des villes :
  • la fin de l’indépendance gauloise et les évolutions entre l’agglomération gauloise et l’urbanisation romaine ;
  • l’antiquité tardive et la lente mise en place des villes médiévales ;
  • la fin du Moyen Âge et le développement des villes modernes.
Une attention particulière pourra être portée sur la genèse des villes, différente selon le territoire qu’elles occupent depuis la fin de la protohistoire jusqu’à la période moderne.

Si trois grandes évolutions de la ville sont attestées – reconstruction de la ville sur elle-même par lente assimilation, évolution radicale par le système de la « table rase », changement via un déplacement de la ville sur un même territoire – cet axe pourra analyser les différents facteurs permettant ces mutations : facteurs géomorphologiques, facteurs culturels, décision politique interne ou externe, mise à l’écart des principaux réseaux d’échange économique…

Cette stratégie générale déclinée en différents thèmes se traduira par des recherches ciblées et spécifiques en fonction des régions et des périodes chronologiques. Monographies de sites ou de villes enrichiront les différents thèmes de cet axe.

Mais cet objectif, et les travaux thématiques qui en découlent, ne seront pas atteints et finalisés d’ici 2013 ; ils nécessiteront un important travail des chercheurs qui devront être encadrés par une équipe moteur ayant un premier calendrier précis tel qu’un colloque transversal sur le fait urbain.

Dans la programmation 2006-2009, les recherches se concentraient surtout sur la formation du tissu urbain ; très dynamique, elles ont opéré selon trois approches : réflexion synthétique de la question de l’espace urbain, étude d’une ville donnée, étude ponctuelle s’inscrivant dans la problématique urbaine et apportant ses résultats sur tel ou tel type de structure (civile, militaire, religieuse). À la lumière des avancées réalisées, et faisant suite à l’axe du précédent quadriennal « L’espace urbain et ses composantes », le nouvel axe « Archéologie de la ville », sera structuré selon les ateliers suivants.

2. Les villes dans l’aménagement du territoire

Atelier 2010-8-1

Ce thème sous-tend l’ensemble des propositions. En Lorraine par exemple, la question est posée concernant une réflexion macrorégionale dans une zone de transition culturelle et politique, entre le royaume de France et le Saint Empire romain germanique.

3. La ville dans son environnement physique

Atelier 2010-8-2

Toutes les villes étudiées aborderont ce thème mais nous pouvons citer particulièrement le travail envisagé sur Paris avec la reconnaissance et la cartographie des dépôts et les apports anthropiques.

4. La ville dans son territoire

Atelier 2010-8-3

La ville dans son territoire :
  • la ville centrale et les villes satellites ;
  • la ville polycentrique ;
  • la ville se déplaçant sur un même territoire.
De nombreux aspects renvoient à ce thème :
  • la hiérarchisation des villes antiques et médiévales en rapport avec les agglomérations plus petites ;
  • l’origine et l’évolution des villes en insistant sur la notion de territoire et d’évolution différenciée des villes ;
  • Les liens villes-campagnes (« cités et territoires ») et les relations des agglomérations entre elles ;
  • la genèse des villes non antiques et l’implantation des villes « récentes ».

5. La structure morphologique de la ville, ses limites (enceinte…) et ses fondements structurant

Atelier 2010-8-4

Toutes les études renvoient à ce thème mais notons plus particulièrement les aspects concernant :
  • les enceintes tardo-antiques et celles du Moyen-Âge ;
  • la forme et la position des remparts modernes ;
  • les différentes infrastructures (réseaux viaires, systèmes hydrauliques, équipements publics, monuments, lieux de culte, artisanat) ;
  • la question des occupations extra-muros durant l’Antiquité tardive ;
  • le rôle de la création de bâtiments centraux tels que les hôpitaux durant la période moderne (Charente-Maritime) ;
  • la morphogenèse et l’organisation interne des villes antiques, médiévales.

6. Les hauts lieux de la ville

Atelier 2010-8-5

Il s'agit des :
  • lieux symboliques ;
  • lieux de pouvoir, administratifs, politiques ;
  • lieux cultuels, funéraires.

7. Les fonctions dans la ville (les quartiers…)

Atelier 2010-8-6

Ce sera sans doute l’un des thèmes les plus difficiles à approcher et devra probablement être évoqué plus précisément ultérieurement. Toutefois, quelques données sont d’ores et déjà disponibles en PACA sur les quartiers juifs, tant du point de vue de leur histoire que de leur identification.

8. Les techniques de construction

Atelier 2010-8-7

9. La ville et ses échanges économiques

Atelier 2010-8-8

Ce thème devra s'articuler avec l'axe concernant le mobilier.

Contacts

Anne Augereau
Direction scientifique et technique, Inrap
Directrice scientifique et technique adjointe
Tél. 01 40 08 80 41
anne.augereau@inrap.fr

Mark Guillon
Direction scientifique et technique, Inrap
Service programmation
Tél. 01 40 08 81 32
mark.guillon@inrap.fr