Thèmes transversaux
Publié le mardi 7 septembre 2010 · Mis à jour le lundi 2 janvier 2012
4 axes de recherche et 4 ateliers
- 1. Études de terroirs et de territoires sur la longue durée (axe 2010-12)

- 1.1. Référentiels paléo-environnementaux

- 2. Développement de référentiels chrono-typologiques des mobiliers de l’âge du Bronze à la période moderne (axe 2010-13)

- 2.1. Les âges des Métaux

- 2.2. L'Antiquité

- 2.3. Production, artisanat et vie quotidienne au Moyen Âge et à l'Époque moderne

- 3. Métallurgie et mobilier métallique (axe 2010-14)

- 4. Archéologie de l’alimentation (axe 2010-15)

1. Études de terroirs et de territoires sur la longue durée (axe 2010-12)
Les opérations préventives effectuées sur de vastes surfaces, couvrant plusieurs dizaines ou centaines d’hectares, permettent d’aborder l’étude des terroirs en se fondant sur des données recueillies au cours de multiples fouilles et diagnostics. Effectuées le plus souvent à l’emplacement de projets de ZAC, ces opérations ont livré une documentation abondante, qui justifie pleinement la rédaction de monographies. Elles sont également alimentées par diverses analyses environnementales qui jouent un rôle central dans l’identification des ressources, des systèmes agraires et de l’insertion et de l’impact des sociétés sur l’environnement. Ce sujet avait déjà été identifié comme prioritaire dans la précédente programmation sous l’intitulé « L’évolution des terroirs, au travers des opérations de grande ampleur » (axe 2008-8). Divers projets y ont été associés, principalement dans le Nord-Pas-de Calais, en Île-de-France, en Champagne-Ardenne, en Alsace, en Basse-Normandie, en Languedoc.
Fondé sur une tendance accrue, de la part des SRA, à émettre des prescriptions archéologiques extensives, ou alors multiples sur des territoires circonscrits, ce type d’études pourrait encore se développer : en Lorraine, en Haute-Normandie, en Pays-de-la-Loire, en Midi-Pyrénées… Dans d’autres régions, ces programmes ne sont pas identifiés en tant que tels mais le potentiel existe : Auvergne, Bretagne, région Centre, etc. En résumé, ces approches diachroniques de terroirs et de territoires représentent une spécificité scientifique de l’archéologie préventive qu’il convient de mettre en valeur et de renforcer même si la multiplicité des intervenants qu’elles supposent n’est pas toujours un paramètre facile à gérer. Cet axe, qui peut recevoir des projets en tant que tels, peut également faire l’objet d’un atelier spécifique sur le paléoenvironnement, qui représente une approche essentielle dans la démarche.
Fondé sur une tendance accrue, de la part des SRA, à émettre des prescriptions archéologiques extensives, ou alors multiples sur des territoires circonscrits, ce type d’études pourrait encore se développer : en Lorraine, en Haute-Normandie, en Pays-de-la-Loire, en Midi-Pyrénées… Dans d’autres régions, ces programmes ne sont pas identifiés en tant que tels mais le potentiel existe : Auvergne, Bretagne, région Centre, etc. En résumé, ces approches diachroniques de terroirs et de territoires représentent une spécificité scientifique de l’archéologie préventive qu’il convient de mettre en valeur et de renforcer même si la multiplicité des intervenants qu’elles supposent n’est pas toujours un paramètre facile à gérer. Cet axe, qui peut recevoir des projets en tant que tels, peut également faire l’objet d’un atelier spécifique sur le paléoenvironnement, qui représente une approche essentielle dans la démarche.
1.1. Référentiels paléo-environnementaux
Là encore, il s’agit d’un axe fort issu de la multiplicité des opérations préventives et du réseau des spécialistes sur le paléoenvironnement mis en place à l’Afan puis à l’Inrap, au premier rang desquels figure le géomorphologue. Concernant cette dernière discipline, qui représente la pierre angulaire des approches paléoenvironnementales, l’ensemble du territoire national et des DOM est à peu près couvert avec une trentaine de spécialistes. Néanmoins, certaines régions pourraient être renforcées : une partie de Grand Ouest (Bretagne, Haute et Basse Normandie) mais également la Champagne-Ardenne. Pour les autres disciplines (anthracologie, carpologie, malacologie, palynologie, xylologie…), l’appel à des chercheurs extérieurs est fréquent mais une représentation interne à un niveau supra régional existe également sur laquelle il conviendrait de réfléchir de manière plus approfondie : renforcement éventuel de certaines disciplines, définition des périmètres d’intervention, etc.
En relation étroite avec l’étude des dynamiques d’occupation, la restitution des paléoenvironnements pourrait constituer un atelier prioritaire dans les années qui viennent, à condition de toujours rapporter les démarches à un questionnement archéologique. Dès à présent, un certain nombre de synthèses sur le sujet est possible : en Nord-Pas-de-Calais, en Haute-Normandie, en Rhône-Alpes, en Méditerranée, dans les DOM, etc. Dans d’autres régions, ces travaux commencent tout juste à se développer et mériteraient de prendre de l’ampleur : en Lorraine et en Alsace, notamment.
En relation étroite avec l’étude des dynamiques d’occupation, la restitution des paléoenvironnements pourrait constituer un atelier prioritaire dans les années qui viennent, à condition de toujours rapporter les démarches à un questionnement archéologique. Dès à présent, un certain nombre de synthèses sur le sujet est possible : en Nord-Pas-de-Calais, en Haute-Normandie, en Rhône-Alpes, en Méditerranée, dans les DOM, etc. Dans d’autres régions, ces travaux commencent tout juste à se développer et mériteraient de prendre de l’ampleur : en Lorraine et en Alsace, notamment.
2. Développement de référentiels chrono-typologiques des mobiliers de l’âge du Bronze à la période moderne (axe 2010-13)
Cet axe existait déjà dans la programmation 2006-2009. Créé en 2008, il avait pour problématiques principales l’étude des mobiliers d’un point de vue typo-chronologique, afin de réaliser des référentiels régionaux et suprarégionaux renouvelés. Malgré sa création récente, cet axe connaît un véritable succès. Ainsi, 27 projets y sont recensés, qui mobilisent 258 chercheurs. Il a profité de travaux démarrés dans le cadre de projets plus anciens qui intégraient la notion d’analyses typo-chronologiques des mobiliers et qui se sont vus intégrés lors de sa création. Il est maintenu et doit être développé, en particulier pour les périodes historiques, en considérant les ateliers ci-dessous.
2.1. Les âges des Métaux
Atelier 2010-13-1
La démarche doit porter ici strictement sur les référentiels typo-chronologiques avec la mise en place d’outils communs.2.2. L'Antiquité
Atelier 2010-13-2
Comme pour l’atelier précédent, constitution de référentiels avec outils de gestion communs. Des prolongements sur la production, la diffusion et les échanges des culturelles matérielles sont souhaités.2.3. Production, artisanat et vie quotidienne au Moyen Âge et à l'Époque moderne
Atelier 2010-13-3
Il s’agira d’aborder les mobiliers, principalement céramiques, comme marqueur chronologique. Toutefois, pour les périodes plus récentes, l’étude de la céramique pourra s’intégrer dans la problématique de sa consommation et de sa diffusion ou encore comme équipement d’usage culinaire ou autre.3. Métallurgie et mobilier métallique (axe 2010-14)
Dans la programmation 2006-2009, un axe concernait spécifiquement « La production et le travail du Fer » (axe 2007-7). Deux projets ont été mis en œuvre (ARC Sites miniers et métallurgiques sur l’A28 – Pays-de-la-Loire, PCR Production du Fer). D’autres études, centrées principalement sur la Haute et la Basse Normandie (synthèse sur la question des forges au second âge du Fer), ont été également entreprises. Par ailleurs, des données recueillies notamment en Bretagne, en Pays-de-la-Loire ainsi que les projets d’aménagements à venir (la LGV Le Mans-Rennes qui traverse de nouveau les secteurs de minerais de fer) peuvent réactualiser le dossier. Il serait toutefois souhaitable que les publications sur les sites miniers et métallurgiques en cours soient achevées avant la mise en œuvre d’autres travaux de terrain et d’études sur le sujet. Par ailleurs, le projet « Instrumentum et mobilier métallique » existe depuis 2008. Il vise à fédérer les chercheurs travaillant sur ces mobiliers, tant à l’Inrap que dans d’autres institutions, et à mettre au point, sur la base de discussions communes, une méthodologie propre à cette discipline. La finalité du projet étant, au-delà de son aspect méthodologique, de faciliter les travaux de synthèse aboutissant à des publications.
La nouvelle orientation de l’axe permet d’inclure des projets qui s’intégraient mal à l’axe « Développement de référentiels chrono-typologiques des mobiliers » car il s’agit moins de référentiels typochronologiques que de technologies, de méthodes et d’identifications/référencements d’objets métalliques.
La nouvelle orientation de l’axe permet d’inclure des projets qui s’intégraient mal à l’axe « Développement de référentiels chrono-typologiques des mobiliers » car il s’agit moins de référentiels typochronologiques que de technologies, de méthodes et d’identifications/référencements d’objets métalliques.
4. Archéologie de l’alimentation (axe 2010-15)
Cette problématique existe dans presque toutes les thématiques chronologiques et dans les approches paléoenvironnementales. Il se fonde principalement sur les données carpologiques et archéozoologiques mais peut être étendu à tout ecofact ou artefact renvoyant à la production, la conservation, la préparation et à la consommation des aliments : vaisselle, structures de stockage, feux et foyers, contenants, techniques de productions alimentaires, techniques agricoles…
Trois sujets en particulier peuvent d’ores et déjà être abordés à partir des données récoltées récemment notamment en Méditerranée et dans l’ouest :
Trois sujets en particulier peuvent d’ores et déjà être abordés à partir des données récoltées récemment notamment en Méditerranée et dans l’ouest :
- l’alimentation végétale ;
- le vin ;
- l’archéologie du sel.
- Programmation scientifique 2011-2013 (pdf - 0.2 Mo)
Contacts
Anne Augereau
Direction scientifique et technique, Inrap
Directrice scientifique et technique adjointe
Tél. 01 40 08 80 41
anne.augereau@inrap.fr
Mark Guillon
Direction scientifique et technique, Inrap
Service programmation
Tél. 01 40 08 81 32
mark.guillon@inrap.fr
Direction scientifique et technique, Inrap
Directrice scientifique et technique adjointe
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Mark Guillon
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