La « musique des sphères » : le climat au XXe siècle
Publié le vendredi 20 novembre 2009 · Mis à jour le vendredi 17 septembre 2010
Des climats et des hommes - Glaciologie, climatologie, archéologie, histoire
par Yves M. Tourre, Météo-France, université de Columbia
par Yves M. Tourre, Météo-France, université de Columbia
Durée
28'17''
Le climat tel que nous le percevons et l’enregistrons varie et évolue en fonction de forces astronomiques sous la « bagnette » du soleil, comme dans un orchestre philarmonique. La science du climat correspond peu ou prou à l’interaction entre cinq sphères : l’atmosphère, l’hydrosphère, la biosphère, la lithosphère et la cryosphère. Les interactions et les modulations se produisent à différentes fréquences qui interfèrent, amplifient, battent la mesure et résonnent avec des notes fondamentales et des harmoniques. Ce que nous pourrions définir comme la « salle de concert ultime » où le climat est ressenti par les humains est situé dans la troposphère. Ainsi l’expérience climatique dépend de la position relative sur terre entre les différentes sphères et les êtres humains. Les signaux climatiques fondamentaux correspondent aux oscillations à très basses fréquences des cycles de Milankovitch et du cycle solaire de Gleisberg (80 à 90 années), alors que pendant le XXe siècle les oscillations multidécennales (40 à 60 années), inter décennales (15 à 25 années), quasidécennales (8 à 12 années) interannuelles (3 à 8 ans), quasibiennalles (2 à 3 années) ont été identifiées grâce à des diagnostics élaborés dans le domaine de la fréquence. Il faut prendre en compte, dans cet ensemble complexe de signaux, les valeurs de la variabilité saisonnière ainsi que celles dues à la différence entre le jour et la nuit. Finalement cette musique naturelle du climat aussi est également perturbée par la composante anthropogénique additionnelle qui peut moduler et créer des effets secondaires déplaisants, agissant comme un boomerang sur la culture et les migrations humaines.
Yves Tourre, diplômé d’un doctorat de sciences environnementales est ingénieur depuis vingt ans à Météo-France. Il enseigne à l’université de Columbia et est directeur de recherche à l’institut de recherche de la terre de Columbia. Il conduit, sous l’égide des Nations Unies, le programme « Operational Oceanography and Global Observing Networks for research, monitoring and applications purposes ».
Quelques références :
• Y.-M. Tourre, S. Luch-Cota, W.B. White Variabilité multi - décennale du climat: Exemple des petits pélagiques. Science au Présent, Encyclopædia Universalis, 2008.
• Y.-M. Tourre, J.-P. Lacaux, C. Vignolles, J.-A. Ndione, M. Lafaye: Mapping of Zones Potentially Occupied by Mosquitoes (ZPOMs) Aedes vexans and Culex poicilpes, the Main Vectors of Rift Valley Fever in Senegal. Geospatial Health, 3, 2008. • Y.-M. Tourre, J.-P. Lacaux : Science au Présent : Etapes : Surveillance par satellite des risques épidémiques,Encyclopædia Universalis, 2008.
• Y.-M. Tourre, J.-P. Lacaux, A. Güell, P. Sabatier, E. Coëffi er, L. Braak : The RedGems Information System. Climate, Environment and Public Health. Health and Climate Series: Advances in Global Change Research. Springer, 2008.
Quelques références :
• Y.-M. Tourre, S. Luch-Cota, W.B. White Variabilité multi - décennale du climat: Exemple des petits pélagiques. Science au Présent, Encyclopædia Universalis, 2008.
• Y.-M. Tourre, J.-P. Lacaux, C. Vignolles, J.-A. Ndione, M. Lafaye: Mapping of Zones Potentially Occupied by Mosquitoes (ZPOMs) Aedes vexans and Culex poicilpes, the Main Vectors of Rift Valley Fever in Senegal. Geospatial Health, 3, 2008. • Y.-M. Tourre, J.-P. Lacaux : Science au Présent : Etapes : Surveillance par satellite des risques épidémiques,Encyclopædia Universalis, 2008.
• Y.-M. Tourre, J.-P. Lacaux, A. Güell, P. Sabatier, E. Coëffi er, L. Braak : The RedGems Information System. Climate, Environment and Public Health. Health and Climate Series: Advances in Global Change Research. Springer, 2008.
