Pratiques et modes de vie : l’apport des analyses isotopiques

Publié le jeudi 19 janvier 2012 · Mis à jour le mercredi 15 Février 2012
L'archéologie au laboratoire
Séance présidée par Catherine Perlès, université de Paris Ouest

Durée

2'58''
Les analyses isotopiques permettent la caractérisation des déplacements d’individus ou de populations, l’étude de l’alimentation animale et humaine, et des modalités de gestion des troupeaux, ou la caractérisation des variations climatiques…
Catherine Perlès a soutenu en 1973 une thèse de doctorat sur la « Préhistoire du feu », sous la direction d’André Leroi-Gourhan. Elle enseigne à l’université Paris X-Nanterre depuis 1971. Tout en gardant un intérêt soutenu pour l’analyse des modes de vie préhistoriques, elle s’est spécialisée dans l’analyse des industries lithiques taillées. Elle a travaillé pendant de nombreuses années sur les industries lithiques de Grèce, encore inconnues à l’époque. Après avoir fouillé à Kitsos, elle rejoint l’équipe de Franchthi, dirigée par T. W. Jacobsen. Elle en a publié les industries paléolithiques, mésolithiques et néolithiques en trois volumes à Indiana University Press, et reçu un doctorat Honoris Causa de l’université d’Indiana en 1996. Parallèlement, elle poursuit avec Jean-Paul Demoule un programme d’études comparatives sur le Néolithique de la Grèce, qui les a conduits à réexaminer les collections des principaux sites de ce pays.
Catherine Perlès a été élue à l’Institut universitaire de France.