Le contre-exemple Jômon au Japon
Publié le jeudi 24 septembre 2009 · Mis à jour le jeudi 23 septembre 2010
La révolution néolithique dans le monde. Aux origines de l’emprise humaine sur le vivant
The Jômon Counter-example in Japan
par Laurent Nespoulous, Inalco
The Jômon Counter-example in Japan
par Laurent Nespoulous, Inalco
Durée
28'
Les premières sociétés agraires de l'archipel japonais, celles de la période Yayoi (du Ve siècle avant notre ère au IIIe siècle de notre ère), s'installent durablement à compter du milieu du premier millénaire avant notre ère, venant apporter leur pierre à l'achèvement du processus de « néolithisation » de l'Asie de l'Est. Pourtant, ce n'est pas selon l'angle des sociétés « néolithiques » que nous aborderons la question agraire dans l'archipel, mais selon celui de la présence et de la place des cultures au sein des sociétés de l'archipel. C'est à ce titre que nous analyserons la période Jômon et sa civilisation (du Xe millénaire au milieu du Ier millénaire), et que nous tenterons de relever un certain nombre de « verrous »qui font de cette longue période, malgré la présence de cultures de plantes domestiquées et d'une exploitation poussée du milieu naturel, un contre-exemple parmi les nombreux modèles évolutifs de la néolithisation. Plus simplement dit : le Jômon était-il le cadre de sociétés« contre le néolithique » ?
Laurent Nespoulous est l'auteur d'une thèse de doctorat portant sur la formation des premières sociétés de paysans ainsi que sur l'apparition et l'évolution du pouvoir politique au Japon. Depuis 2000, il participe régulièrement à des fouilles dans la région d'Ôsaka et codirige depuis 2004 plusieurs campagnes estivales dans le département de Kyôto au sein du laboratoire d'archéologie. Depuis avril 2008, il est membre du programme de recherche « Période Kofun et formation de l'État », organisé, sous l'égide de l'université d'Ôsaka, autour des fouilles d'un tertre funéraire du IVe siècle de notre ère, dans la région de Kobé. Il est actuellement maître de conférences à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco).
