Les typologies d'habitat

Publié le mercredi 1 décembre 2010 · Mis à jour le lundi 30 mai 2011
Abandonnera-t-on un jour l’appellation d’"homme des cavernes" pour désigner les populations du Paléolithique ?
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La migration.
Les premiers restes de Néandertal et de Cro-Magnon, les premières traces de leurs activités ont été reconnus dans des grottes et des abris sous roche. Cependant, ce n’était pas leur seul type d’habitat. Cela est largement admis pour les hommes modernes du Paléolithique supérieur pour lesquels de nombreux campements saisonniers ont été retrouvés, parmi lesquels le campement de Pincevant fait figure de modèle.
 
Et, bien que les indices soient plus ténus dans le cas de Néandertal, les exemples existants sont assez convaincants : lui aussi possédait le savoir-faire nécessaire pour construire des abris lors de ses déplacements.
La détermination du type d’habitat, mobile ou non, est importante pour la compréhension du comportement économique et culturel des groupes nomades de chasseurs-cueilleurs néandertaliens. Les structures étaient-elles démontées et transportées ou bien abandonnées lors de leurs déplacements ?
 
Les exemples ethnologiques de populations nomades ou semi-nomades subactuelles permettent d’avoir quelques éléments de réponses.

Les habitations nomades répondent à des impératifs environnementaux, mais aussi aux exigences symboliques et sociales du groupe. D'un point de vue technique, les structures d'habitat combinent fréquemment légèreté, souplesse et mobilité. Elles présentent souvent des surfaces circulaires (cylindre, cône, coupole…), formes qui dévient le vent sans lui faire obstacle. Deux catégories de structures se dégagent : les tentes et les huttes.