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La frappe
Publié le vendredi 25 septembre 2009 · Mis à jour le mardi 6 octobre 2009
Pour les antoniniens, elle consistait souvent à découper des cylindres dans des bâtonnets en bronze, puis à marteler ces cylindres jusqu'à les transformer en flansFlan
Pastille de métal, lisse sur ses deux faces, transformée en monnaie en la frappant avec des coins monétaires. Les flans peuvent-être préparés de plusieurs manières : coulage dans des moules (en pierre, en argile) ; découpe dans des plaques de métal ; écrasement de boudins. . Les monnaies proprement dites sont alors obtenues en frappant ces flans avec les coins monétairesCoins monétaires
Matrices gravées en creux et en miroir, dont la frappe permet d’empreindre en relief les flans monétaires. Dans le cas d’une frappe manuelle, l’un des coins est mobile, tenu en main par le monnayeur (coin de trousseau), et l’autre dormant, fiché (ou enserré) dans un support. Le coin peut être en fer ou en bronze. gravés par les graveurs de l'atelier, ou coulésCoulage
Technique permettant de dupliquer des monnaies en coulant du métal dans des moules (en argile généralement), préalablement empreints par les monnaies prototypes à reproduire.
à partir d'empreintes de monnaies officielles. À Châteaubleau, une partie de la production était même argentée, et ce dès l'étape du boudin monétaireBoudin monétaire
Elément en alliage cuivreux intervenant dans la fabrication de flans monétaires. Il résulte de l’ultime étape de découpe d’un bâtonnet et a souvent la géométrie d’un orthocylindre (mêmes hauteur et diamètre).
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La frappe de doubles sestercesDouble sesterce
Monnaie en alliage cuivreux créée puis abandonnée pendant le règne de Trajan Dèce (249-251). Sa réintroduction par l’empereur « gaulois » Postume (260-269) est un échec car le poids de l’espèce, double de celui du sesterce sous Trajan Dèce, lui devient identique sous Postume. Sa production officielle s’arrête rapidement en 262. à l'effigie de Postume (260-269) était, quant à elle, pratiquée sur des flans préparés, soit par découpe dans des plaques de métal, soit par coulage « en chapelet » dans des moules en pierre calcaire, constitués d'alvéoles reliées par des canaux de coulée. Les deux exemplaires découverts à Châteaubleau sont d'autant plus exceptionnels qu'il s'agit, à ce jour, des premiers répertoriés pour l'époque gallo-romaine. Mais ce sont aussi les plus récents et les plus occidentaux, bien loin de ceux découverts à Chypre et au Moyen Orient, datés entre le IIe siècle avant notre ère et le Ier siècle de notre ère. Les faussaires pouvaient également utiliser comme « flans » des sestercesSesterce
Pièce du système monétaire augustéen, en laiton (puis constitué de bronze au plomb), valant un quart de denier. (voire des dupondii ou des as) usés du Haut-Empire, la surfrappe de ces monnaies devant permettre d'effacer les maigres reliefs subsistant.
Pastille de métal, lisse sur ses deux faces, transformée en monnaie en la frappant avec des coins monétaires. Les flans peuvent-être préparés de plusieurs manières : coulage dans des moules (en pierre, en argile) ; découpe dans des plaques de métal ; écrasement de boudins. . Les monnaies proprement dites sont alors obtenues en frappant ces flans avec les coins monétairesCoins monétaires
Matrices gravées en creux et en miroir, dont la frappe permet d’empreindre en relief les flans monétaires. Dans le cas d’une frappe manuelle, l’un des coins est mobile, tenu en main par le monnayeur (coin de trousseau), et l’autre dormant, fiché (ou enserré) dans un support. Le coin peut être en fer ou en bronze. gravés par les graveurs de l'atelier, ou coulésCoulage
Technique permettant de dupliquer des monnaies en coulant du métal dans des moules (en argile généralement), préalablement empreints par les monnaies prototypes à reproduire.
à partir d'empreintes de monnaies officielles. À Châteaubleau, une partie de la production était même argentée, et ce dès l'étape du boudin monétaireBoudin monétaire
Elément en alliage cuivreux intervenant dans la fabrication de flans monétaires. Il résulte de l’ultime étape de découpe d’un bâtonnet et a souvent la géométrie d’un orthocylindre (mêmes hauteur et diamètre).
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La frappe de doubles sestercesDouble sesterce
Monnaie en alliage cuivreux créée puis abandonnée pendant le règne de Trajan Dèce (249-251). Sa réintroduction par l’empereur « gaulois » Postume (260-269) est un échec car le poids de l’espèce, double de celui du sesterce sous Trajan Dèce, lui devient identique sous Postume. Sa production officielle s’arrête rapidement en 262. à l'effigie de Postume (260-269) était, quant à elle, pratiquée sur des flans préparés, soit par découpe dans des plaques de métal, soit par coulage « en chapelet » dans des moules en pierre calcaire, constitués d'alvéoles reliées par des canaux de coulée. Les deux exemplaires découverts à Châteaubleau sont d'autant plus exceptionnels qu'il s'agit, à ce jour, des premiers répertoriés pour l'époque gallo-romaine. Mais ce sont aussi les plus récents et les plus occidentaux, bien loin de ceux découverts à Chypre et au Moyen Orient, datés entre le IIe siècle avant notre ère et le Ier siècle de notre ère. Les faussaires pouvaient également utiliser comme « flans » des sestercesSesterce
Pièce du système monétaire augustéen, en laiton (puis constitué de bronze au plomb), valant un quart de denier. (voire des dupondii ou des as) usés du Haut-Empire, la surfrappe de ces monnaies devant permettre d'effacer les maigres reliefs subsistant.

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Vrai denier de Sévère Alexandre (222-235), frappé à Rome. Site de Châteaubleau.Cl. : D. Biasi -
Vrai denier de Sévère Alexandre (222-235), frappé à Rome. Site de Châteaubleau.Cl. : D. Biasi -
Vrai antoninien de Philippe I (244-249), frappé à Rome. Site de Châteaubleau.Cl. : D. Biasi -
Moule monétaire en argile à l'effigie de l'empereur gaulois Postume ; ce moule a permis la fabrication d'un faux antoninien coulé, réalisé à partir d'un prototype officiel émis à Trèves. Site de Châteaubleau.Cl. : D. Biasi -
Vrai nummus de Constantin II César, frappé à Trèves (330-335). Site de Châteaubleau.Cl. : D. Biasi -
Droit d'une imitation de nummi du milieu du IVe siècle. Site de Châteaubleau.Cl. : D. Biasi -
Son revers. Site de Châteaubleau.Cl. : D. Biasi -
Droit de sesterce de Commode, frappé en 183. Site de Parville.Cl. : D. Biasi -
Son revers. Site de Parville.Cl. : D. Biasi -
Droit de sesterce de Diva Faustina II, frappé en 176-180. Site de Parville.Cl. : H. Paitier/Inrap -
Son revers. Site de Parville.Cl. : H. Paitier/Inrap -
Droit de sesterce frappé à l'effigie de l'empereur Postume (260-269). Monnaie officielle émise à Trèves en 261. Site de Parville.Cl. : H. Paitier/Inrap -
Son revers, représentant une galère.Cl. : H. Paitier/Inrap -
Raté de fabrication d'un faux double sesterce coulé, découvert dans son moule en argile (cf visuel suivant). Site de Châteaubleau.Cl. : D. Biasi -
Moule en argile, dans lequel a été découvert le faux double sesterce précédent. Site de Châteaubleau.Cl. : D. Biasi -
Droit d'un faux double sesterce frappé. Site de Parville.Cl. : H. Paitier/Inrap -
Son revers. Site de Parville.Cl. : H. Paitier/Inrap -
Droit d'un faux double sesterce coulé. Site de Parville.Cl. : H. Paitier/Inrap -
Son revers. Site de Parville.Cl. : H. Paitier/Inrap -
Préparation de flans monétaires d'antoniniens par découpes de bâtonnets en bronze puis écrasements successifs.Cl. : D. Biasi -
Moule monétaire en argile, avec le canal de coulée. Site de Châteaubleau.Cl. : D. Biasi -
Moule monétaire en argile, avec le canal de coulée. Site de Châteaubleau.Cl. : D. Biasi -
Site de Chevroches. Un des trésors au moment de sa découverte.Cl. : F. Devevey/Inrap2002
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