La révolution néolithique en France

Publié le samedi 26 mai 2007 · Mis à jour le lundi 21 juin 2010
Sous la direction de Jean-Paul Demoule (Inrap), avec Richard Cottiaux (Inrap), Jérôme Dubouloz (CNRS-UMR 7041), François Giligny (Université de Paris I), Luc Jallot (Inrap), Laurence Manolakakis (CNRS-UMR 6566), Grégor Marchand (CNRS-UMR 6566), Ingrid Sénépart (Ville de Marseille et Inrap). 
Coédition La Découverte - Inrap, Paris, 2007.

Collection : Archéologies de la France, 180 p. Broché : 22 €.
ISBN  978 2 7071 5138 4

http://www.editionsladecouverte.fr

La « révolution néolithique » fut sans doute l'événement le plus décisif de l'histoire de l'humanité. Les sociétés qui ont fait le choix de passer de la chasse et de la cueillette à l'agriculture et à l'élevage ont éliminé, grâce à leur croissance démographique continue, tous les autres types de sociétés. Mais cette croissance mena en quelques millénaires aux premières formes d'inégalités sociales, qui déboucheront elles-mêmes plus tard sur la violence institutionnelle, les villes et l'État. En France, ultime péninsule de l'Eurasie, les colons néolithiques, issus du Proche-Orient via les côtes de la Méditerranée et la vallée du Danube, se sont mêlés et sont venus buter contre l'Atlantique, érigeant sur ses rives les spectaculaires monuments mégalithiques.

Cet ouvrage se propose de faire le point des connaissances sur le Néolithique de la France, que vingt années d'archéologie préventive ont considérablement enrichies. Il présente les différents aspects de cette révolution, dans les techniques, l'architecture, ou encore les pratiques funéraires. Il montre comment la convergence des données permet de reconstituer les organisations sociales passées et aussi comment se sont succédé, tout au long de près de quatre millénaires (entre 5800 et 2200 avant notre ère), de nombreuses cultures, d'une grande variété selon les régions. Il s'interroge enfin sur les raisons, au croisement de l'économique, du politique et de l'idéologique, qui ont pu amener ces sociétés à abandonner, au cours même du Néolithique, leur organisation originelle au profit d'ordres beaucoup plus contraignants.

Jean-Paul Demoule, archéologue et professeur à l'université de Paris I, préside l'Institut national de recherches archéologiques préventives. Spécialiste de la protohistoire européenne, il a mené des fouilles en France, en Grèce et en Bulgarie. Il a publié, seul ou en collaboration, plusieurs ouvrages, dont La France de la préhistoire (Nathan, 1990), le Guide des méthodes de l'archéologie (La Découverte, 2002), La France archéologique (Hazan/Inrap, 2004), L'archéologie, entre science et passion (Découvertes Gallimard, 2005).