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  • Coupe de l’un des fossés qui entourent les bâtiments. Les niveaux gris de vase et d’argile témoignent de la stagnation de l’eau dans le fossé.
    Coupe de l’un des fossés qui entourent les bâtiments.
    Les niveaux gris de vase et d’argile témoignent de la stagnation de l’eau dans le fossé.
    Cl. : J. Grimaud, Inrap
  • Le bâtiment à « plan centré » est formé de quatre poteaux porteurs reposant sur de gros blocs de perron. Autour, la trace des parois est encore visible sur un côté.
    Le bâtiment à « plan centré » est formé de quatre poteaux porteurs reposant sur de gros blocs de perron.
    Autour, la trace des parois est encore visible sur un côté.
    Cl. : P. Neury, Inrap.
  • Fragment d’épée plié dans son fourreau découverte dans un fossé.
    Fragment d’épée plié dans son fourreau découverte dans un fossé.
    Cl. : A. Couderc, Inrap.

Contacts

agnes.couderc@inrap.fr

Le Marchais Rond - Les Allets

Publié le dimanche 4 octobre 2009 · Mis à jour le dimanche 4 octobre 2009
à Epeigne les bois, Loir-et-Cher

Description

Saint-Georges-sur-Cher et Épeigné-les-Bois
La surface totale de la fouille est de 1,6 hectares.

Résultats

Un établissement rural du second âge du Fer
 
Une vaste ferme gauloise
L'installation humaine la plus ancienne découverte sur le site est un important amas de débitage de plus de 150 pièces lithiques datées du Paléolithique moyen. Mais, l'occupation principale du site est datée de la période gauloise. Elle se caractérise par un vaste établissement rural probablement déjà en place à la fin de La Tène ancienne (IVe s. avant notre ère) et qui perdure jusqu'à La Tène finale (vers 50 avant notre ère). Sa superficie, de plus de 1,6 hectare, le classe parmi les grands établissements ruraux. Son organisation interne est basée sur une division régulière de l'espace, matérialisée par d'imposants fossés. Malgré leurs grandes dimensions, ces fossés jouent plus un rôle de protection de l'habitat (dissimulation, protection contre les vents ?) ou de marqueur symbolique du rang et du statut des occupants, qu'un rôle réellement défensif.

Un bâtiment remarquable
Deux enclos délimitent des espaces d'au moins 2 300 m2 chacun, dans lesquels se trouvent la plupart des bâtiments sur poteaux et sablières basses. Les bâtiments sur 4 et 6 poteaux sont les plus nombreux. Généralement considérés comme des constructions annexes à l'habitat – greniers – ils auraient d'autres fonctions possibles comme le stockage d'outils, et pourraient être utilisés comme tour de garde, plate-forme mortuaire, poulaillers ou encore édifices cultuels.
Un bâtiment « à plan centré », sur poteaux et tranchées de fondation de parois, constitue par son architecture et sa superficie l'un des éléments remarquables du site, et un exemplaire unique en région Centre. Sa superficie évaluée à 118 m2 en fait plus qu'une simple maison. Ce bâtiment était peut-être destiné à un personnage de haut rang, ou à des activités particulières, artisanales ou cultuelles.

Des pratiques cultuelles avérées
Le manque de mobilier ne permet pas de classer cet établissement parmi les fermes ou aedificia « riches » et « aristocratiques » de la période gauloise. Cependant, il existe des témoins de pratiques cultuelles sur le site : un baquet en céramique, généralement associé à des contextes funéraires ou à des habitats aristocratiques ; une épée brisée, pliée dans son fourreau et rejetée dans un fossé qui témoignerait d'un geste « sacrificiel ». Des pratiques cultuelles avérées, sa superficie, ses dimensions et l'organisation des structures, confèrent à cet établissement un statut relativement élevé dans la hiérarchie des fermes rurales gauloises.

fiche détaillée

Aménageur

Cofiroute

Début de l'opération

21/03/2005

Fin de l'opération

27/05/2005

Type d'opération

  • Diagnostic
  • Fouille

Périodes

  • Paléolithique, Mésolithique
  • Néolithique
  • Protohistoire
  • Antiquité
  • Moyen Âge
  • Moderne, Contemporain
  • Amérindien, Colonial
  • Autres périodes

Responsable

Agnès Couderc

Équipe de recherche

D. Barbier-Pain (palynologie), A. Boterf, J. Bouillon (étude de la céramique médiévale), L. Decock, M. Demarest (étude des objets en fer et scories), A. Frécon, B. Frigo, M. Gransar, J. Grimaud, H. Guillot, É. Koehler, D. Ladire, M. Liard (géomorphologie), F. Maret, D. Martins, P. Neury (photographie redressée), E. Nonet, I. Ortega (étude du mobilier lithique), K. Payet, N. Peyne (étude de la céramique protohistorique), B. Pradat (carpologie).

Suivi scientifique

L. Bourgeau, D. Leroy /SRA Centre, R. de Filippo/Inrap, T. Guiot (coordination des opérations archéologiques de l’A85)/Inrap.

Collaborateurs

Irrap, à Compiègne (restauration des objets métalliques).