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Fouille des niveaux de chaussée gallo-romaine dans les ruines de la maison du trésorier du chapitre de la cathédrale.© F. Berthelot (SRA Champagne-Ardenne) -
Puits maçonné du IIIe siècle. Sa tranchée de construction recoupe les niveaux antérieurs.© F. Berthelot (SRA Champagne-Ardenne) -
Partie supérieure de la maçonnerie d'un puits public du IIIe siècle.© F. Berthelot (SRA Champagne-Ardenne) -
Dallage d'une rue du IVe siècle, qui longe la façade des thermes publics situés sous l'actuelle cathédrale.© F. Berthelot (SRA Champagne-Ardenne) -
Voûte maçonnée en craie d'une descente de cave du XVIIe siècle.© F. Berthelot (SRA Champagne-Ardenne) -
Fondation de mur médiéval.© F. Berthelot (SRA Champagne-Ardenne) -
Relevé d'une coupe dans la rue gallo-romaine.© F. Berthelot (SRA Champagne-Ardenne) -
Vase carolingien dans lequel a été trouvé le squelette d'un échassier.© F. Berthelot (SRA Champagne-Ardenne) -
Plan d'ensemble du site dans l'Antiquité.© Inrap – CAG Marne, Reims -
Localisation du site.© Inrap
Rue Guillaume de Machault, Square du Trésor
Publié le
dimanche 4 octobre 2009 · Mis à jour le
dimanche 4 octobre 2009
à Reims, Marne
Résultats
La restauration de l'ancienne maison du trésorier du chapitre de la cathédrale, pour y installer l'office de tourisme, a provoqué plusieurs interventions archéologiques partielles, qui ont porté successivement sur la pièce à arcade, la grande pièce à arcade, la grande pièce d'accueil, et sur les reprises en sous-œuvre des murs. La stratigraphie, généralement bien conservée, a révélé des occupations allant de La Tène Finale à la période médiévale. Malgré le caractère ponctuel des observations, ce site a livré des repères chronologiques importants pour l'histoire urbaine.
La Tène finale
Au contact du substrat géologique, des traces d'habitat de La Tène finale ont été relevés sous les premiers empierrements d'une rue augustéenne.
La rue du Haut-Empire
Les premiers niveaux de la chaussée sont faits en craie compactée et datent de la période augustéenne. Ces premiers aménagements étaient surmontés d'une « colonne stratigraphique » constituée de plusieurs chaussées construites successivement et de leurs couches de fréquentation, c'est-à-dire l'accumulation de sédiments, boues et poussières résultant de leur fréquentation, sur une épaisseur de 3 m. Elles couvrent toute la période du Ier au IIIe siècle. Au nord des différents niveaux de la chaussée, on observe une succession analogue de caniveaux aux parois boisées et la présence d'un puits public. Un portique a également été vu lors des reprises en sous-œuvre, mais il n'a pas été possible de le relier précisément à l'un des niveaux de chaussée.
L'Antiquité tardive
La rue antique a été dallée dans le courant du IVe siècle, probablement lors de la réfection, par Constantin Ier, des grands thermes riverains de la rue, au sud. Un mur antique de 1,20 mètre de large, repéré de ce côté de la rue, peut avoir appartenu à l'ensemble thermal. Des empierrements grossiers ont recouvert le dallage au Ve siècle. Ils correspondent à l'aménagement d'une nouvelle surface de roulement, contemporaine d'un nivellement du site
Les occupations médiévales
La fondation d'un mur mérovingien ou carolingien, recoupant les couches de démolition des IVe- Ve siècles, diverge nettement de l'orientation du quadrillage de la ville antique.
La Tène finale
Au contact du substrat géologique, des traces d'habitat de La Tène finale ont été relevés sous les premiers empierrements d'une rue augustéenne.
La rue du Haut-Empire
Les premiers niveaux de la chaussée sont faits en craie compactée et datent de la période augustéenne. Ces premiers aménagements étaient surmontés d'une « colonne stratigraphique » constituée de plusieurs chaussées construites successivement et de leurs couches de fréquentation, c'est-à-dire l'accumulation de sédiments, boues et poussières résultant de leur fréquentation, sur une épaisseur de 3 m. Elles couvrent toute la période du Ier au IIIe siècle. Au nord des différents niveaux de la chaussée, on observe une succession analogue de caniveaux aux parois boisées et la présence d'un puits public. Un portique a également été vu lors des reprises en sous-œuvre, mais il n'a pas été possible de le relier précisément à l'un des niveaux de chaussée.
L'Antiquité tardive
La rue antique a été dallée dans le courant du IVe siècle, probablement lors de la réfection, par Constantin Ier, des grands thermes riverains de la rue, au sud. Un mur antique de 1,20 mètre de large, repéré de ce côté de la rue, peut avoir appartenu à l'ensemble thermal. Des empierrements grossiers ont recouvert le dallage au Ve siècle. Ils correspondent à l'aménagement d'une nouvelle surface de roulement, contemporaine d'un nivellement du site
Les occupations médiévales
La fondation d'un mur mérovingien ou carolingien, recoupant les couches de démolition des IVe- Ve siècles, diverge nettement de l'orientation du quadrillage de la ville antique.
fiche détaillée
Motif de l'opération
Aménagement de l’Office de Tourisme
Aménageur
Ville de Reims
Début de l'opération
01/01/1983
Fin de l'opération
01/12/1986
Type d'opération
- Diagnostic
- Fouille
Périodes
- Paléolithique, Mésolithique
- Néolithique
- Protohistoire
- Antiquité
- Moyen Âge
- Moderne, Contemporain
- Amérindien, Colonial
- Autres périodes
Responsable
F. Berthelot/SRA Champagne-Ardenne.
Équipe de recherche
A. Balmelle, E. Chobaud, R. Molinier, P. Rollet.
