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  • Vue d'ensemble du chantier de fouille.
    Vue d'ensemble du chantier de fouille.
    © F. Berthelot (SRA Champagne-Ardenne)
  • Cave maçonnée gallo-romaine comportant plusieurs niches.
    Cave maçonnée gallo-romaine comportant plusieurs niches.
    © A. Balmelle, Inrap
  • Niche dans une cave ; aucun indice quant à ce qui y était entreposé.
    Niche dans une cave ; aucun indice quant à ce qui y était entreposé.
    © A. Balmelle, Inrap
  • Canalisation d'égout repérée sur une longueur de 7 mètres, constituée de tegulae (tuiles plates) quasiment intactes.
    Canalisation d'égout repérée sur une longueur de 7 mètres, constituée de tegulae (tuiles plates) quasiment intactes.
    © A. Balmelle, Inrap
  • Hypocauste avec pilettes encore en place sur l'area (dalle inférieure de l'hypocauste). On note une importante quantité de charbons de bois à proximité de la chambre de chauffe.
    Hypocauste avec pilettes encore en place sur l'area (dalle inférieure de l'hypocauste).

    On note une importante quantité de charbons de bois à proximité de la chambre de chauffe.
    © A. Balmelle, Inrap
  • Égout maçonné constitué de deux murs parallèles, dont le parement interne est couvert de béton d'étanchéité. Une fondation en craie pilée supportait une chape en béton permettant de déterminer l'amplitude et la régularité de l'inclinaison de l'égout.
    Égout maçonné constitué de deux murs parallèles, dont le parement interne est couvert de béton d'étanchéité.

    Une fondation en craie pilée supportait une chape en béton permettant de déterminer l'amplitude et la régularité de l'inclinaison de l'égout.
    © A. Balmelle, Inrap
  • Four de potier. N'en subsiste que la partie inférieure, creusée dans la craie. Elle comprend un foyer et une chambre de cuisson séparée en deux parties par une petite rigole, dont la fonction est indéterminée. Ce type de four présente des caractères communs avec les fours gallo-belges du Ier siècle découverts dans la vallée de la Vesle.
    Four de potier. N'en subsiste que la partie inférieure, creusée dans la craie.

    Elle comprend un foyer et une chambre de cuisson séparée en deux parties par une petite rigole, dont la fonction est indéterminée.
    Ce type de four présente des caractères communs avec les fours gallo-belges du Ier siècle découverts dans la vallée de la Vesle.
    © A. Balmelle, Inrap
  • Inhumation d'un individu de sexe masculin. Une petite plaque-boucle du IVe siècle a été retrouvée au niveau de son bassin.
    Inhumation d'un individu de sexe masculin.
    Une petite plaque-boucle du IVe siècle a été retrouvée au niveau de son bassin.
    © A. Balmelle, Inrap
  • Fibule en alliage cuivreux. Une bande médiane à motif ondé orne l'arc sur sa partie supérieure. Le porte-ardillon, de forme triangulaire, est ajouré par deux fenêtres rectangulaires. Ce modèle est daté du Ier siècle de notre ère. On le trouve généralement plutôt dans une zone limitée au nord par le Pas-de-Calais et au sud par le cours moyen de la Seine.
    Fibule en alliage cuivreux.

    Une bande médiane à motif ondé orne l'arc sur sa partie supérieure.
    Le porte-ardillon, de forme triangulaire, est ajouré par deux fenêtres rectangulaires.
    Ce modèle est daté du Ier siècle de notre ère.
    On le trouve généralement plutôt dans une zone limitée au nord par le Pas-de-Calais et au sud par le cours moyen de la Seine.
    © J.-J. Bigot, Inrap
  • Nummus de cuivre argenté au nom de Constantin I (avers), frappé à Londres en 313.
    Nummus de cuivre argenté au nom de Constantin I (avers), frappé à Londres en 313.
    © G. Gellert
  • Nummus de cuivre argenté au nom de Constantin I (revers), frappé à Londres en 313. Au revers, le Soleil « Invaincu » témoigne d'un culte monothéiste annonçant le christianisme.
    Nummus de cuivre argenté au nom de Constantin I (revers), frappé à Londres en 313.

    Au revers, le Soleil « Invaincu » témoigne d'un culte monothéiste annonçant le christianisme.
    © G. Gellert
  • Semis de laiton d'Auguste valant un demi as (avers), frappé à Reims entre 12 et 5 avant notre ère.
    Semis de laiton d'Auguste valant un demi as (avers), frappé à Reims entre 12 et 5 avant notre ère.
    © G. Gellert
  • Semis de laiton d'Auguste valant un demi as (revers), frappé à Reims entre 12 et 5 avant notre ère. Au revers figure un taureau chargeant à gauche, copiant le type d'un denier d'argent émis à Lyon.
    Semis de laiton d'Auguste valant un demi as (revers), frappé à Reims entre 12 et 5 avant notre ère.

    Au revers figure un taureau chargeant à gauche, copiant le type d'un denier d'argent émis à Lyon.
    © G. Gellert
  • Plan d'ensemble du site dans l'Antiquité.
    Plan d'ensemble du site dans l'Antiquité.
    © Inrap – CAG Marne, Reims
  • Localisation du site.
    Localisation du site.
    © Inrap

28 boulevard Joffre

Publié le lundi 5 octobre 2009 · Mis à jour le lundi 5 octobre 2009
à Reims, Marne

Résultats

Une surface de 4 000 m2, sur laquelle les couches archéologiques étaient conservées en moyenne sur 1,50 m d'épaisseur, a fait l'objet d'une fouille préventive durant deux mois.
 
La première occupation
À l'époque de Tibère (14-37), des constructions sur poteaux et poutres sablières, avec des murs en bois et torchis, occupaient le site et ont perduré jusqu'aux années 50-70. Leur organisation, lisible grâce aux trous et aux tranchées, semble s'inscrire dans un système d'orientation lié à l'existence d'un premier carroyage urbain.
 
Le quartier du Haut-Empire
La seconde phase d'occupation se manifeste par l'usage de la pierre dans la construction de la plupart des maisons. De petites unités d'habitation formaient alors un îlot dense, dans lequel sept puits, huit hypocaustes et une vingtaine de caves ont été retrouvés. Un système d'évacuation des eaux, avec des égouts maçonnés et des fossés, accompagnait la réorganisation du quartier suivant une nouvelle orientation, imposées par le tracé des deux rues perpendiculaires retrouvées en bordure. Ce remodelage n'a toutefois affecté que les constructions du pourtour de l'îlot, alors que les maisons enclavées ont gardé leur disposition primitive.
La fouille a ainsi mis en évidence une modification peu importante des orientations, mais révélatrice d'un phénomène d'urbanisme plus large. Il est en effet possible que les constructions initiales, établies à l'extérieur du fossé de l'oppidum, encore ouvert à ce moment-là, se soient construites de manière relativement spontanées, suivant une orientation conforme à celle du fossé proche. Dans un deuxième temps, le système orthogonal des voiries a pu être étendu à cette partie de la ville, obligeant les particuliers à respecter le nouvel alignement, du moins pour les constructions en bord de rue.
Un deuxième changement important s'est produit dans le courant du IIe siècle. Les empiétements progressifs sur le domaine de la voie publique, matérialisés par des aménagements de petits murs, de fosses ou de trous de poteaux à l'emplacement des trottoirs, furent supprimés à l'occasion de la construction de portiques.
Le site ayant été abandonné, les matériaux de construction furent récupérés au début du IVe siècle.
 
L'Antiquité tardive
Trois inhumations, isolées, dont l'une a pu être datée par une plaque-boucle du IVe siècle, ont été mises au jour. Elles ne peuvent, pour l'instant, être rattachées à aucune nécropole connue.

fiche détaillée

Motif de l'opération

Construction d’un ensemble immobilier avec parking souterrain

Aménageur

SNC les Promenades

Début de l'opération

01/08/1988

Fin de l'opération

30/09/1988

Type d'opération

  • Diagnostic
  • Fouille

Périodes

  • Paléolithique, Mésolithique
  • Néolithique
  • Protohistoire
  • Antiquité
  • Moyen Âge
  • Moderne, Contemporain
  • Amérindien, Colonial
  • Autres périodes

Responsable

Agnès Balmelle

Équipe de recherche

J.-C. Brochard, O. Chaty, S. Culot, B. Decrock, B. Garotin, H. Jouhdy, A. Jules, A. Podgorny, P. Rollet.

Suivi scientifique

F. Berthelot/SRA Champagne-Ardenne.

Collaborateurs

M. Brunet, J.-M. Doyen, D. Staumont, J. Thomas.