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Puits carré gallo-romain avec cuvelage en grand appareil.
Ce type de construction est observé dans le cas où la craie géologique est déstructurée sur une grande épaisseur.© F. Berthelot (SRA Champagne-Ardenne) -
Fosses de la fin du Ier siècle avant notre ère en cours de fouille© F. Berthelot (SRA Champagne-Ardenne) -
Ruines du couvent des Jacobins (XIVe siècle), situé dans la même rue que le chantier de fouille.
Galerie du cloître et des bâtiments conventuels.© F. Berthelot (SRA Champagne-Ardenne) -
Bol et assiettes en sigillée italique estampillés© F. Berthelot (SRA Champagne-Ardenne) -
Localisation du site© Inrap
2, rue des Jacobins
Publié le
lundi 5 octobre 2009 · Mis à jour le
lundi 5 octobre 2009
à Reims, Marne
Résultats
Réalisée en urgence après la réalisation des terrassements, l'intervention de sauvetage s'est limitée à étudier les structures creusées dans la craie, des traces de fondations de murs et les coupes conservées en périphérie du terrain.
Les constructions du Haut-Empire
Le site est très tôt occupé, avec l'implantation d'un habitat en matériaux périssables dès l'époque augustéenne. Sur l'ensemble de la fouille, les couches antiques étaient détruites par des caves récentes. Les structures en élévation et les sols n'ont pu être observés qu'en coupe, mais on distingue deux habitats gallo-romains successifs, matérialisés par une dizaine de trous de poteau et une vingtaine de fosses.
Pour le premier habitat, attribué à l'époque augustéenne, la répartition des trous de poteau n'a permis d'identifier de bâtiment que dans la partie nord-ouest, où apparaît un petit édifice rectangulaire. La fouille a fourni un abondant mobilier de la période augustéenne avec, notamment un lot important de céramique sigillée arétine (produite à Arezzo en Italie).
Une construction de type résidentiel, mais de plan totalement inconnu, est édifiée dès le début du Ier siècle, comme d'autres domus connues dans ce quartier. En raison d'une mauvaise conservation des vestiges gallo-romains, la fouille n'a pas permis de restituer le plan et l'organisation de la maison ; toutefois le mobilier permet d'attribuer l'habitat aux Ier, IIe et IIIe siècles. Les structures conservées attestent l'emploi simultané de la maçonnerie et de la construction en briques crues. Certains murs pouvaient être protégés par des enduits peints comme tendent à le prouver des fragments présents dans le remblai du puits. Le comblement du puits mis au jour sur le site a livré des fragments de pilettes et de tubuli (tuyaux en terre cuite), qui indiquent la présence sur le site d'un hypocauste, et donc d'une pièce chauffée.
L'unique sol conservé est constitué d'un radier en pierres et mortier, sur lequel repose une chape en béton. Des morceaux de sol en mosaïque ont été recueillis dans le comblement du puits.
L'antiquité tardive
La récupération totale des matériaux de construction semble indiquer que le quartier a fait l'objet d'une démolition systématique, liée à la construction de l'enceinte de l'Antiquité tardive, dont le fossé suit l'actuel tracé de la rue Chanzy, qui borde le site, à l'est.
Les constructions du Haut-Empire
Le site est très tôt occupé, avec l'implantation d'un habitat en matériaux périssables dès l'époque augustéenne. Sur l'ensemble de la fouille, les couches antiques étaient détruites par des caves récentes. Les structures en élévation et les sols n'ont pu être observés qu'en coupe, mais on distingue deux habitats gallo-romains successifs, matérialisés par une dizaine de trous de poteau et une vingtaine de fosses.
Pour le premier habitat, attribué à l'époque augustéenne, la répartition des trous de poteau n'a permis d'identifier de bâtiment que dans la partie nord-ouest, où apparaît un petit édifice rectangulaire. La fouille a fourni un abondant mobilier de la période augustéenne avec, notamment un lot important de céramique sigillée arétine (produite à Arezzo en Italie).
Une construction de type résidentiel, mais de plan totalement inconnu, est édifiée dès le début du Ier siècle, comme d'autres domus connues dans ce quartier. En raison d'une mauvaise conservation des vestiges gallo-romains, la fouille n'a pas permis de restituer le plan et l'organisation de la maison ; toutefois le mobilier permet d'attribuer l'habitat aux Ier, IIe et IIIe siècles. Les structures conservées attestent l'emploi simultané de la maçonnerie et de la construction en briques crues. Certains murs pouvaient être protégés par des enduits peints comme tendent à le prouver des fragments présents dans le remblai du puits. Le comblement du puits mis au jour sur le site a livré des fragments de pilettes et de tubuli (tuyaux en terre cuite), qui indiquent la présence sur le site d'un hypocauste, et donc d'une pièce chauffée.
L'unique sol conservé est constitué d'un radier en pierres et mortier, sur lequel repose une chape en béton. Des morceaux de sol en mosaïque ont été recueillis dans le comblement du puits.
L'antiquité tardive
La récupération totale des matériaux de construction semble indiquer que le quartier a fait l'objet d'une démolition systématique, liée à la construction de l'enceinte de l'Antiquité tardive, dont le fossé suit l'actuel tracé de la rue Chanzy, qui borde le site, à l'est.
fiche détaillée
Motif de l'opération
Construction d’un immeuble avec sous-sols
Aménageur
SEDMA
Début de l'opération
01/09/1980
Fin de l'opération
30/09/1980
Type d'opération
- Diagnostic
- Fouille
Périodes
- Paléolithique, Mésolithique
- Néolithique
- Protohistoire
- Antiquité
- Moyen Âge
- Moderne, Contemporain
- Amérindien, Colonial
- Autres périodes
Responsable
F. Berthelot (SRA Champagne-Ardenne)
Équipe de recherche
L. Grasset
Suivi scientifique
R. Neiss/SRA Champagne-Ardenne.
