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Cave de la fin du Ier siècle, dégagée le long d'une rue gallo-romaine dans le secteur de la trémie routière.
Une des niches en brique, voûtée, était particulièrement bien conservée.© Inrap -
Cave des IIe-IIIe siècles, découverte dans un îlot résidentiel dans le secteur de la trémie routière.© Inrap -
Dessus de la voûte de l'égout découvert sous le decumanus maximus dans le secteur de la place Myron Herrick.
Les dimensions intérieures du conduit sont de 1 mètre de large et de 2,90 mètres de haut.
C'est la première fois que ce type d'ouvrage est fouillé à Reims.© Inrap -
Empierrement d'un decumanus (rue orientée est-ouest) des IIe-IIIe siècles sur le secteur de la trémie routière.© Inrap -
Coupe d'un cardo (rue orientée nord-sud) sur le secteur du cours Langlet.
Les surfaces de roulement les plus anciennes (Ier-IIe siècles) sont constituées de craie compactée (couche blanche) recouverte par les couches d'occupation (limon gris clair).
Les empierrements les plus récents (IIe-IIIe siècles) sont constitués de blocs de pierre.© Inrap -
Colonnade effondrée dans une couche de démolition du IVe siècle sur le secteur de la place de la République.© Inrap -
Sépulture de la fin du IVe siècle découverte sur le secteur de la trémie routière.
Le personnage inhumé porte une fibule au niveau de la clavicule, signe qu'il était un personnage important dans l'administration de l'Antiquité tardive.© Inrap -
Ossuaire mis au jour sur le secteur de la place de la République.
Cette fosse résulte de la gestion du cimetière à la fin de l'époque médiévale lorsque les tombes les plus anciennes ont été vidangées.© Inrap -
Vue des structures médiévales sur le secteur de fouille du cours Langlet.
Dans l'axe de la fouille, on aperçoit la cathédrale.© G. Gellert -
Ensemble de plats en argenterie des IIe-IIIe siècles découvert dans une cave sur le secteur de la trémie routière.
Cette vaisselle luxueuse appartenait au propriétaire aisé d'une des domus découvertes dans cette zone.© Inrap -
Un des plats appartenant à l'ensemble d'argenterie trouvé dans une cave gallo-romaine.© Inrap -
Lampe à huile gallo-romaine trouvée dans une domus du secteur de la trémie routière.© Inrap -
Répertoire de vaisselle en céramique du Ier au IIIe siècle découvert sur différents secteurs du tracé du tramway.© Inrap -
Localisation du tracé.© Inrap
Voir aussi
- Reportage vidéo : Reims la romaine : les fouilles du tramway (03-06-2008)
- Actualité : Reims la romaine
Les fouilles du tramway (01-06-2008) - Iconothèque : voir tous les documents
Tracé de la ligne de tramway
Publié le
samedi 3 octobre 2009 · Mis à jour le
jeudi 17 mars 2011
code opération : nc-tram
code opération : nc-tram
à Reims, Marne
Résultats
La réalisation de la première ligne de tramway à Reims a entraîné la prescription par la DRAC d'une fouille archéologique sur les 4 kilomètres du tracé dans le centre ancien, qui ont été découpés en sept secteurs. La superficie fouillée porte sur plus de 2 hectares. Sur les différents secteurs, les couches archéologiques ont une stratification comprise entre 0,50 et 5 mètres.
Les enjeux de cette fouille sont majeurs pour la connaissance de la ville gauloise, gallo-romaine et médiévale. En effet les aménagements du tramway impactent des secteurs sensibles comme l'amphithéâtre, le cardo et le decumanus, un arc monumental, les enceintes gauloises, romaines et médiévales et toute une partie du bâti médiéval du centre-ville.
La place Saint Thomas
Les vestiges d'une installation urbaine lâche, datant du début du Ier siècle de notre ère, ont été mis au jour. Il s'agit de construction en terre et bois, de cellier et de puits. Ces structures sont, dès leur origine implantées selon l'orientation du cardo maximus tout proche. Après leur abandon, ces habitats sont remplacés par l'amphithéâtre. De celui-ci nous avons mis au jour un mur curviligne, qui délimite une plateforme constituée par des couches de construction et des remblais. A l'opposé de ce premier mur, nous avons découvert un autre mur, beaucoup plus large, lui aussi curviligne. Il pourrait s'agir du mur entourant la cavea (ensemble des gradins situés autour d'une arène) de l'édifice. Avec ces deux portions de murs nous pouvons projeter l'ellipse de l'amphithéâtre et ainsi le positionner dans la ville.
La place de la République
L'intervention sur la place de la République a permis de distinguer deux états du cardo maximus. Le plus ancien est antérieur à un élargissement, qui porte sa largeur à 30 mètres. Ce réaménagement est probablement à mettre en relation avec la construction de la Porte de Mars, encore en élévation aujourd'hui et distante de quelques mètres de la fouille. Dans les deux îlots dégagés de part et d'autre du cardo, des constructions gallo-romaines qui s'échelonnent entre le Ier et le Ve siècle ont été fouillées. Un bâtiment certainement paléochrétien est à mettre en relation avec un oratoire mentionné dans des documents d'archives. À cet endroit a aussi été dégagé sur ce site une partie de cimetière médiéval.
Devant la gare
La création d'une trémie routière a permis d'ouvrir une grande fenêtre de 9 000 m2 en plein cœur de la ville antique. Nous avons mis au jour trois rues gallo-romaines, dont deux formant un carrefour, ce qui a permis d'étudier partiellement 5 insulae. Si une activité artisanale peut-être liée à la métallurgie du bronze et du fer d'autres secteurs semblent réservés à de l'habitat aisé. La fouille du quartier résidentiel a permis de découvrir plusieurs domus, équipées d'hypocaustes, de péristyles et de caves. C'est d'ailleurs lors de la fouille d'une de ces caves qu'a été découvert un ensemble d'argenterie des IIe-IIIe siècles de notre ère. À la fin de l'Antiquité, des sépultures d'une population privilégiée sont installées dans les espaces extérieurs des domus. Les défunts ont été enterrés avec des fibules et des boucles de ceintures très décorées.
Place Myron Herrick
Deux vestiges monumentaux sont apparus sur la place Myron Herrick.
Le premier correspond aux fondations d'un arc monumental gallo-romain. Les dimensions des fondations suggèrent une construction similaire à la Porte de Mars. Il s'agit de la porte de Soissons, mentionnée par les historiens de la période moderne, et qui marque le passage du decumanus maximus dans le centre-ville antique.
Sous cet arc, un autre vestige, également monumental par ses dimensions, a été dégagé. Il s'agit d'un égout voûté dont les dimensions internes sont remarquables. La hauteur sous la voûte est de 2,90 mètres et sa largeur est de 1 mètre. Cet ouvrage est construit au IIe ou au IIIe siècle.
Les enjeux de cette fouille sont majeurs pour la connaissance de la ville gauloise, gallo-romaine et médiévale. En effet les aménagements du tramway impactent des secteurs sensibles comme l'amphithéâtre, le cardo et le decumanus, un arc monumental, les enceintes gauloises, romaines et médiévales et toute une partie du bâti médiéval du centre-ville.
La place Saint Thomas
Les vestiges d'une installation urbaine lâche, datant du début du Ier siècle de notre ère, ont été mis au jour. Il s'agit de construction en terre et bois, de cellier et de puits. Ces structures sont, dès leur origine implantées selon l'orientation du cardo maximus tout proche. Après leur abandon, ces habitats sont remplacés par l'amphithéâtre. De celui-ci nous avons mis au jour un mur curviligne, qui délimite une plateforme constituée par des couches de construction et des remblais. A l'opposé de ce premier mur, nous avons découvert un autre mur, beaucoup plus large, lui aussi curviligne. Il pourrait s'agir du mur entourant la cavea (ensemble des gradins situés autour d'une arène) de l'édifice. Avec ces deux portions de murs nous pouvons projeter l'ellipse de l'amphithéâtre et ainsi le positionner dans la ville.
La place de la République
L'intervention sur la place de la République a permis de distinguer deux états du cardo maximus. Le plus ancien est antérieur à un élargissement, qui porte sa largeur à 30 mètres. Ce réaménagement est probablement à mettre en relation avec la construction de la Porte de Mars, encore en élévation aujourd'hui et distante de quelques mètres de la fouille. Dans les deux îlots dégagés de part et d'autre du cardo, des constructions gallo-romaines qui s'échelonnent entre le Ier et le Ve siècle ont été fouillées. Un bâtiment certainement paléochrétien est à mettre en relation avec un oratoire mentionné dans des documents d'archives. À cet endroit a aussi été dégagé sur ce site une partie de cimetière médiéval.
Devant la gare
La création d'une trémie routière a permis d'ouvrir une grande fenêtre de 9 000 m2 en plein cœur de la ville antique. Nous avons mis au jour trois rues gallo-romaines, dont deux formant un carrefour, ce qui a permis d'étudier partiellement 5 insulae. Si une activité artisanale peut-être liée à la métallurgie du bronze et du fer d'autres secteurs semblent réservés à de l'habitat aisé. La fouille du quartier résidentiel a permis de découvrir plusieurs domus, équipées d'hypocaustes, de péristyles et de caves. C'est d'ailleurs lors de la fouille d'une de ces caves qu'a été découvert un ensemble d'argenterie des IIe-IIIe siècles de notre ère. À la fin de l'Antiquité, des sépultures d'une population privilégiée sont installées dans les espaces extérieurs des domus. Les défunts ont été enterrés avec des fibules et des boucles de ceintures très décorées.
Place Myron Herrick
Deux vestiges monumentaux sont apparus sur la place Myron Herrick.
Le premier correspond aux fondations d'un arc monumental gallo-romain. Les dimensions des fondations suggèrent une construction similaire à la Porte de Mars. Il s'agit de la porte de Soissons, mentionnée par les historiens de la période moderne, et qui marque le passage du decumanus maximus dans le centre-ville antique.
Sous cet arc, un autre vestige, également monumental par ses dimensions, a été dégagé. Il s'agit d'un égout voûté dont les dimensions internes sont remarquables. La hauteur sous la voûte est de 2,90 mètres et sa largeur est de 1 mètre. Cet ouvrage est construit au IIe ou au IIIe siècle.
fiche détaillée
Motif de l'opération
Tracé du tramway
Aménageur
MARS (Mobilité Agglomération Rémoise)
Début de l'opération
03/07/2007
Fin de l'opération
02/12/2008
Type d'opération
- Diagnostic
- Fouille
Périodes
- Paléolithique, Mésolithique
- Néolithique
- Protohistoire
- Antiquité
- Moyen Âge
- Moderne, Contemporain
- Amérindien, Colonial
- Autres périodes
Responsable
Stéphane Sindonino
Équipe de recherche
Emilie Alonso, Anne-Claire Angeli, Mathilde Arnaud, Jean-Charles Baron, Emmanuel Bigot, Jean-Jacques Bigot, Sophie Borg, Gaël Brkojewitsch, Christelle Carlier, Magalie Cavé, Franck Chaléat, Patrick Chevalier, Céline Choquenet, Nathalie Daviaud, Jean Debrosse, Virginie Desmarchelier, Julien Dez, David Duda, Aurélien Gadaud, Anthony Gaillard, Fabrice Gauvain, Bérangère Guégan, Guillaume Goujon, Audrey Habasque, Ludivine Huart, Emilie Jouhet, Mickaël Lagache, Guillaume Lassaunière, Aurélie Laurey, Stéphanie Leconte, Mélanie Lefils, Sophie Lemeunier, Nicolas Mailly, Vanessa Maret, François Moiret, Alexia Morel, Brahim M’Barek, Aurélie Marchadier, Boris Marié, Sébastien Péchard, Claire Pilliot, Philippe Rollet, Manica Taing, Sandrine Thiol, Matthieu Thivet, Aminte Thomann, Garance Six, Arthur Stark, Cyril Van Lynden, Pascale Verbrugghe, Isabelle Whomann.
Collaborateurs
Jean-Marc Doyen, Gilles Fronteau (Urca)
