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Le chantier archéologique concilie savoir-faire de professionnels et moyens mécaniques.© Martijn van den Bel, Inrap. -
Le décapage mécanique, réalisé sur de grandes surfaces, permet de mieux comprendre comment les hommes se sont installés sur un terroir et l'ont transformé pour y vivre.© Martijn van den Bel, Inrap.
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Le diagnostic archéologiquese fait à la pelle mécanique, sous la surveillance d'un archéologue.© Christine Fouilloud, Inrap. -
L'agencement des poteries, à l'intérieur des creusements volontaires du sol, permet de comprendre certains comportements, certaines habitudes et parfois certains rites.© Lydie Clerc, Inrap.
Contacts
martijn.van-den-bel@inrap.fr
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Le site amérindien du chemin Saint-Louis
Publié le
dimanche 4 octobre 2009 · Mis à jour le
mardi 1 Février 2011
code opération : EB23001101
code opération : EB23001101
à St laurent du maroni, Guyane
Description
Un diagnostic archéologique, réalisé avant la construction de logements sociaux, sur une terrasse ancienne du Maroni, a révélé deux sites amérindiens successifs. L'occupation amérindienne apparaît sous la forme de deux couches superposées. Le matériel archéologique issu de la couche supérieure ne se différencie pas de celui issu de la couche inférieure mais pourrait attester une occupation amérindienne postérieure à l'époque coloniale. La couche inférieure, intacte, témoigne de l'existence d'un village précolombien. Elle contient des céramiques entières dans des fosses, des trous de poteau qui confirment l'hypothèse d'un site d'habitat amérindien. Quelques éléments décoratifs céramiques évoquent des liens avec des productions céramiques du Surinam.
Résultats
Le village précolombien
Il est implanté à l'embouchure de la crique Balaté, là où les sédiments sont constitués de sols lessivés et de sables grossiers. Si l'époque précolombienne est ici encore mal connue, quelques sites amérindiens ont été identifiés sur le littoral du Maroni, et notamment celui de Crique Jacques. En archéologie, la céramique permet de dater les sites. Ici, la céramique a été attribuée à deux cultures : le Koriabo et le Barbakoeba dont l'aire de dispersion se situerait sur le littoral est du Surinam, principalement sur les chêniers littoraux. Une datation radiocarbone cale cette production aux alentours de 1100 de notre ère. Un autre type de céramique, le complexe Koriabo, est également présent. Il est attesté sur plusieurs sites des rives et affluents du fleuve (Saut Saillat, Crique Sparouine, Crique Hermina…) et reconnu sur la quasi-intégralité du Plateau des Guyanes. Pour la Guyane et le Surinam, les datations de ces deux types de céramique évoluent dans une fourchette assez large, entre 750 et 1600 de notre ère avec une fréquence plus importante entre 900 et 1200.
Les implantations amérindiennes
Ce sont deux niveaux d'occupation amérindiens qui ont été mis au jour. Le premier niveau, quasi affleurant, contient quelques tessons coloniaux et amérindiens ; le second, situé à 70 cm de profondeur, est riche en mobilier amérindien.
Le site du Chemin Saint-Louis fournit des éléments prometteurs, à la fois archéologiques et géologiques, pour l'archéologie amérindienne de la Guyane occidentale. Sa position géographique et sa taille témoignent d'un site d'importance du Bas-Maroni. L'étude des céramiques et de l'industrie lithique permettra d'établir les bases d'un nouveau complexe culturel sur le Bas-Maroni, de mieux comprendre l'occupation amérindienne des deux rives du fleuve et contribuera à une meilleure connaissance de l'histoire du Surinam et de la Guyane.
Il est implanté à l'embouchure de la crique Balaté, là où les sédiments sont constitués de sols lessivés et de sables grossiers. Si l'époque précolombienne est ici encore mal connue, quelques sites amérindiens ont été identifiés sur le littoral du Maroni, et notamment celui de Crique Jacques. En archéologie, la céramique permet de dater les sites. Ici, la céramique a été attribuée à deux cultures : le Koriabo et le Barbakoeba dont l'aire de dispersion se situerait sur le littoral est du Surinam, principalement sur les chêniers littoraux. Une datation radiocarbone cale cette production aux alentours de 1100 de notre ère. Un autre type de céramique, le complexe Koriabo, est également présent. Il est attesté sur plusieurs sites des rives et affluents du fleuve (Saut Saillat, Crique Sparouine, Crique Hermina…) et reconnu sur la quasi-intégralité du Plateau des Guyanes. Pour la Guyane et le Surinam, les datations de ces deux types de céramique évoluent dans une fourchette assez large, entre 750 et 1600 de notre ère avec une fréquence plus importante entre 900 et 1200.
Les implantations amérindiennes
Ce sont deux niveaux d'occupation amérindiens qui ont été mis au jour. Le premier niveau, quasi affleurant, contient quelques tessons coloniaux et amérindiens ; le second, situé à 70 cm de profondeur, est riche en mobilier amérindien.
Le site du Chemin Saint-Louis fournit des éléments prometteurs, à la fois archéologiques et géologiques, pour l'archéologie amérindienne de la Guyane occidentale. Sa position géographique et sa taille témoignent d'un site d'importance du Bas-Maroni. L'étude des céramiques et de l'industrie lithique permettra d'établir les bases d'un nouveau complexe culturel sur le Bas-Maroni, de mieux comprendre l'occupation amérindienne des deux rives du fleuve et contribuera à une meilleure connaissance de l'histoire du Surinam et de la Guyane.
fiche détaillée
Motif de l'opération
Construction de logements sociaux
Aménageur
SEMSAMAR
Début de l'opération
20/10/2008
Fin de l'opération
16/01/2009
Type d'opération
- Diagnostic
- Fouille
Périodes
- Paléolithique, Mésolithique
- Néolithique
- Protohistoire
- Antiquité
- Moyen Âge
- Moderne, Contemporain
- Amérindien, Colonial
- Autres périodes
Responsable
Martijn van den Bel.
Équipe de recherche
V. Arrighi, A. Berté, J. Birk, S. Brebant, J. Briand, L. Bruxelles, J. Cammas, J.-J. Faillot, J. Iriarte, D. Isendoorn, L. Joanni, S. Knippenberg, N. Serrand, P. Texier.
Suivi scientifique
S. Jérémie/Inrap, G. Migeon/SRA de Guyane.
Collaborateurs
Université Bayreuth (Allemagne), Université Exeter (Royaume-Uni), AgroParisTech, Archol BV (Pays-Bas).
