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Sol mosaïqué à décor géométrique d'un bâtiment antique.
Pavement mosaïqué, du Ier siècle de notre ère, situé dans un des bâtiments romains.© Inrap -
Détail.Inrap -
Sol mosaïqué à décor géométrique (semis de crustae et de scutulae sur opus tessellatum) d'un bâtiment antique.© Inrap
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Détail de la mosaïque.Inrap -
Peinture murale conservée en bas de paroi dans l'un des pièces du bâtiment antique.© Inrap
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Détail.Inrap -
Détail.Inrap -
Sépultures modernes en fosse et dans un cercueil.© Inrap
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Sépultures modernes en fosse et dans un cercueil.© Inrap
Contacts
Voir aussi
- Reportage vidéo : Questions autour d'un bâtiment romain à Nîmes (30-11-2008)
- Actualité : L'urbanisation d'un quartier nîmois de l'Antiquité à nos jours (11-12-2008)
- Iconothèque : voir tous les documents
Le quartier Clérisseau
Publié le
vendredi 17 juillet 2009 · Mis à jour le
jeudi 23 juin 2011
code opération : FB11083801
code opération : FB11083801
à Nimes, Gard
Description
La création d'un tronçon de rue prolongeant la rue Clérisseau vers la rue d'Aquitaine (ville de Nîmes) ainsi que la construction d'une résidence étudiants (Crous) et de logements sociaux (SA HLM Un Toit pour Tous) ont contribué à la prescription d'un diagnostic archéologique en septembre 2007. Il a succédé à la démolition d'immeubles d'habitation sur une superficie d'environ 2700 m². Au total, neuf tranchées (couvrant 15% de l'emprise) ont attesté d'une dense occupation du secteur du début du Ier siècle jusqu'aux IIe – IIIe siècles de notre ère.
De septembre 2008 à janvier 2009, une campagne de fouille permettra aux archéologues de préciser la nature de ces occupations (habitat, cultures, artisanat) et les formes d'urbanisation successives du quartier (trame urbaine antique, tracé de l'enceinte moderne) jusqu'à nos jours, réactualisant ainsi l'état des connaissances de ce secteur septentrional de la ville de Nîmes.
De septembre 2008 à janvier 2009, une campagne de fouille permettra aux archéologues de préciser la nature de ces occupations (habitat, cultures, artisanat) et les formes d'urbanisation successives du quartier (trame urbaine antique, tracé de l'enceinte moderne) jusqu'à nos jours, réactualisant ainsi l'état des connaissances de ce secteur septentrional de la ville de Nîmes.
Résultats
La campagne préromaine
Le terrain occupe une position de bas de versant au sein d'un vallon naturel humide qui ne semble pas avoir été très attractif avant le début de notre ère. Aucune construction de la Protohistoire ou des IIe/Ier siècles avant notre ère n'a été repérée. Cette absence confirme le statut rural préromain de ce secteur à vocation plutôt agricole, vraisemblablement bordé à l'est jusqu'à l'époque moderne (sous l'actuelle rue Rangueil ou rue Bachalas) par un cours d'eau alimenté par la source de la Crucimèle.
Dans la ville romaine
Lors du diagnostic, les observations ont permis de démontrer l'existence d'un quartier d'habitations des Ier - IIIe siècles de notre ère, sans doute bâti dès l'époque augustéenne, à l'ouest de la rue Fléchier. De ces constructions ne subsistent que quelques sols de maisons dont quelques mosaïques à décors géométriques, les murs ayant le plus souvent été récupérés. Par ailleurs, les constructions modernes (XVIIe - XXe siècles) sont venues largement détériorer les vestiges antiques et plusieurs caves ont ainsi détruit une part importante des sols romains conservés.
À l'est de la rue Fléchier, l'occupation est différente et n'a révélé aucune construction en dur. La proximité d'un cours d'eau temporaire (alimenté par la source de la Crucimèle) a sans doute contribué à la formation d'une zone humide, voire inondable.
Celle-ci est alors réservée à des espaces plantés, des activités artisanales ou encore à des installations à caractère technique ou agro-pastoral. Elle est délimitée de part et d'autre par des voies dont les rues Rangueil, Fléchier et Bachalas semblent reprendre le tracé.
Le Faubourg des Prêcheurs et le rempart de 1688
Les habitations sont abandonnées entre le IIe siècle et les Ve – VIe siècles sans que l'on puisse actuellement en préciser les modalités exactes, puis les terrains sont mis en culture.
D'après les documents d'archives, l'axe médiéval de la rue des Prêcheurs (actuelle rue Bachalas) et l'établissement d'un couvent dominicain au XIIIe siècle ont ensuite favorisé le développement du quartier à la fin du Moyen Âge et au-delà. Toutefois, aucune construction n'a été retrouvée et c'est davantage un quartier à vocation agricole qui semble perdurer notamment dans sa partie orientale.
À la fin du XVIIe siècle et à la demande du roi, la ville fait construire un rempart raccordant l'enceinte de la citadelle au reste des fortifications urbaines. Le faubourg des Prêcheurs se trouve alors inclus dans le périmètre urbain de la ville. Son tracé en partie connu traverse l'emprise de la fouille pour rejoindre à l'ouest et à l'est le boulevard Gambetta.
Enfin, plusieurs sépultures à proximité de la rue Bachalas pourraient évoquer l'existence d'un cimetière des XVIIe – XVIIIe siècles dont il n'est cependant pas fait mention dans les archives.
fiche détaillée
Motif de l'opération
Création d'un tronçon de rue, construction de logements sociaux et d'une résidence étudiants
Aménageur
Ville de Nîmes, SA HLM Un Toit pour Tous, Crous
Début de l'opération
08/09/2008
Fin de l'opération
06/02/2009
Type d'opération
- Diagnostic
- Fouille
Périodes
- Paléolithique, Mésolithique
- Néolithique
- Protohistoire
- Antiquité
- Moyen Âge
- Moderne, Contemporain
- Amérindien, Colonial
- Autres périodes
Responsable
Philippe Cayn
Responsable secteur
J.-L. Aurand, M. Piskorz, D. Tosna, G. Vincent
Équipe de recherche
V. Abel (céramique), F. Audouit (topographie), É. Bertomeu, J. Boislève (enduit peint), S. Bonnaud, M. Bovagne (mobilier), N. Chardenon, P. Chevillot (géomorphologie), F. Cognard, B. De Luca, R. Denis, J.-J. Dufraigne, L. Fabre (étude des jardins), A. Farge (topographie), A.-E. Finck, C. Fock-Chow-Tho, R. Fritz, J. Grimaud (anthropologie), P. Gros, J. Guerre (mobilier), A. Hasler, C. Noret, L. Novellini, Y. Manniez (mobilier), S. Martin (malacologie), M. Maurin, F. Parent, Y. Pascal, R. Pellé (monnaie), A. Ratsimba, A. Recolin (DAO), M. Rochette, S. Scalisi, I. Schwindenhammer (anthropologie), S. Silvéréano (céramique), P. Verdin (phytologie), C. Zielinski
Suivi scientifique
C. Pellecuer/SRA Languedoc-Roussillon ; M. Célié/Inrap ; P. Cayn/Inrap
Collaborateurs
G. Caillat (archives)/Ville de Nîmes, D. Darde, J. Pey/Musée archéologique, R. Rogliano, C. Saborit (dépose des pavements mosaïqués in situ/Mosaïques SARL Loupian.
