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  • Localisation de la fouille et des différentes zones de fouille.
    Localisation de la fouille et des différentes zones de fouille.
    © LAT
  • Restitution d’un panneau d’après les éléments d’une peinture murale provenant de la construction sur solin du Ier siècle, plus tard remplacée par la domus à péristyle. Un tableautin à volets ouverts est porté par deux fines colonnes pseudo-corinthiennes ; il est surmonté par un fronton gris-bleu dont la pointe supporte un vase à anse. Le motif central du tableautin a disparu, mais l’ensemble évoque un contexte dionysiaque. La composition, commune en Italie, est assez rare en Gaule.
    Restitution d’un panneau d’après les éléments d’une peinture murale provenant de la construction sur solin du Ier siècle, plus tard remplacée par la domus à péristyle. Un tableautin à volets ouverts est porté par deux fines colonnes pseudo-corinthiennes ; il est surmonté par un fronton gris-bleu dont la pointe supporte un vase à anse. Le motif central du tableautin a disparu, mais l’ensemble évoque un contexte dionysiaque. La composition, commune en Italie, est assez rare en Gaule.
    © Restitution Hélène Eristov, Claude Vibert-Guigue, FERACF
  • Partie de la domus à péristyle en cours de fouille. Au premier plan, inondé, une partie de cuisine. Au-dessus, deux niveaux successifs de sols intérieurs en pierres concassées liées au ciment.
    Partie de la domus à péristyle en cours de fouille. Au premier plan, inondé, une partie de cuisine. Au-dessus, deux niveaux successifs de sols intérieurs en pierres concassées liées au ciment.
    © LAT
  • Tombe d'enfant du IVe siècle. Le coffrage remploie des éléments d'architecture provenant de monuments démantelés du Haut-Empire.
    Tombe d'enfant du IVe siècle. Le coffrage remploie des éléments d'architecture provenant de monuments démantelés du Haut-Empire.
    © LAT
  • Les traces tronquées de l'atelier de mosaïstes en relation avec la construction de la première basilique par l'évêque Perpet en 470-471. Les ouvriers récupéraient des tesselles provenant de mosaïques prélevées dans des bâtiments abandonnés et en fabriquaient à partir de roches locales, surtout des galets. Les traces roses correspondent aux restes de la préparation des mortiers de pose des mosaïques.
    Les traces tronquées de l'atelier de mosaïstes en relation avec la construction de la première basilique par l'évêque Perpet en 470-471.
    Les ouvriers récupéraient des tesselles provenant de mosaïques prélevées dans des bâtiments abandonnés et en fabriquaient à partir de roches locales, surtout des galets. Les traces roses correspondent aux restes de la préparation des mortiers de pose des mosaïques.
    © LAT
  • Vestiges, vus du nord-est, du bâtiment de bois du Ve siècle qui pourrait avoir constitué un abri temporaire de la dépouille de saint Martin. Le mur mis au jour par le creusement du bâtiment excavé appartient au portique de la domus à péristyle.
    Vestiges, vus du nord-est, du bâtiment de bois du Ve siècle qui pourrait avoir constitué un abri temporaire de la dépouille de saint Martin. Le mur mis au jour par le creusement du bâtiment excavé appartient au portique de la domus à péristyle.
    © LAT
  • L'une des deux maisons de chanoine fouillées sur le site ouvrait sur une cour-jardin intérieure. La maison se trouve au premier plan, devant le pavage du XIXe siècle encore présent au début de la fouille. Dans son état du XVIe siècle, la cour est bordée par un pavage sur son côté droit, le long du mur d'une autre maison canoniale qui se devine dans la paroi de la fouille. Le trou au centre est plus tardif ; il correspond à un puisard, partiellement fouillé, destiné à évacuer les eaux de pluie.
    L'une des deux maisons de chanoine fouillées sur le site ouvrait sur une cour-jardin intérieure.
    La maison se trouve au premier plan, devant le pavage du XIXe siècle encore présent au début de la fouille. Dans son état du XVIe siècle, la cour est bordée par un pavage sur son côté droit, le long du mur d'une autre maison canoniale qui se devine dans la paroi de la fouille.
    Le trou au centre est plus tardif ; il correspond à un puisard, partiellement fouillé, destiné à évacuer les eaux de pluie.
    © LAT

Cloître de Saint-Martin

Publié le · Mis à jour le
à Tours, Indre-et-Loire

Description

Après une occupation gauloise indéterminée mais vraisemblable, le site affirme un caractère résidentiel entre le Ier et le IIIe siècle. Il est ensuite voué à l'inhumation, à proximité de la tombe de saint Martin. Du Ve au XVIIIe siècle, il accueille diverses structures du monastère martinien.
La fouille s'est déroulée à travers plusieurs campagnes : zone 1 (cour) en 1979, zones 2 (cave) et 3 (cour du cloître) en 1981, zones 4 et 5 (cour du cloître) en 1982, en fonction de l'accessibilité des terrains liée à l'avancement du programme de restauration des bâtiments transformés en habitations, sans atteinte au sous-sol.

Résultats

Présence gauloise
Un sondage d'une dizaine de m2 au fond d'une cave en deuxième sous-sol, a livré des monnaies gauloises associées à de la céramique gallo-romaine de la première moitié du Ier siècle de notre ère : 14 potins attribués aux Turons ont été identifiés, auxquels s'ajoutent plus d'une trentaine de tessons non tournés, de tradition gauloise (gobelets, assiettes, coupe carénée, urne). L'ensemble était lié à une construction établie sur une succession de sols et de sables alluviaux.
Après les découvertes du site gaulois de Clocheville (site 67) en 2001, la présence de ces éléments prend aujourd'hui une nouvelle signification, car elle contribue à préciser une aire de répartition ou de concentration de trouvailles gauloises dans le sol de Tours.

Une domus du Haut-Empire
Une grande domus à péristyle succède, au début du IIe siècle, à plusieurs phases de construction successives, dont une habitation en architecture mixte, terre et bois, sur solin du Ier siècle, dotée de peintures murales.
La domus est abandonnée dans le courant du IIIe siècle.

De la nécropole au monastère
Une nécropole lui succède, qui regroupe, du moins dans l'emprise de la fouille, une majorité d'enfants. À la fin du Ve siècle, un important chantier de construction comprenant un atelier de mosaïstes apparaît dans la partie nord de la fouille. Il correspond à l'édification de la première basilique martinienne par l'évêque Perpet. Au sud de la fouille se trouve un bâtiment de bois de type inhabituel, interprété comme un abri temporaire aménagé pour abriter le corps de saint Martin pendant le remplacement de la chapelle funéraire primitive par la basilique.
Secteurs d'activités domestiques, d'habitation, d'inhumations de laïcs ou de clercs cohabitent ou se succèdent jusqu'aux raids scandinaves du IXe siècle et à la réorganisation canoniale qui leur succède et qui réserve aux hommes d'Eglise et à leurs serviteurs. Les autres laïcs sont alors tenus hors du cloître.
La construction, au Xe siècle, du castrum de Saint-Martin se traduit par une distinction claire entre les espaces réservés à la vie commune des chanoines – salle du chapitre, cloître à galeries, cimetière – et ceux réservés à leur vie privée – les maisons individuelles – dans l'enceinte du monastère. La fouille a livré, pour la période s'étendant du XIe au XVIIIe siècle, les sépultures et les traces d'activité (toutes les deux dans le préau du cloître dans les zones 3 et 5), et les vestiges de maisons canoniales dans la zone 1.

fiche détaillée

Aménageur

LAUT

Début de l'opération

01/01/1979

Fin de l'opération

31/12/1982

Type d'opération

  • Diagnostic
  • Fouille

Périodes

  • Paléolithique, Mésolithique
  • Néolithique
  • Protohistoire
  • Antiquité
  • Moyen Âge
  • Moderne, Contemporain
  • Amérindien, Colonial
  • Autres périodes

Responsable

Henri Galinié

Collaborateurs

Bernard Randoin, Annie Guédez, James Motteau,
Équipe de recherche : James Motteau, Philippe Husi, Christian Theureau, Sylvaine Morin, Stéphanie Raux (Inrap), Cécile Bébien