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  • Blocs en remploi dans la partie inférieure de la fondation du rempart du IVe siècle. Cl. : Inrap
    Blocs en remploi dans la partie inférieure de la fondation du rempart du IVe siècle.
    Cl. : Inrap
  • Courtine carolingienne de la fin du IXe siècle. Cl. : Inrap
    Courtine carolingienne de la fin du IXe siècle.
    Cl. : Inrap
  • Élément d'un garde-corps de balcon du XIVe siècle. Cl. : Inrap
    Élément d'un garde-corps de balcon du XIVe siècle.
    Cl. : Inrap
  • Fondation du rempart du IVe siècle. Cl. : Inrap
    Fondation du rempart du IVe siècle.
    Cl. : Inrap
  • Fouille Inrap médiathèque Cathédrale (vue de la Cathédrale). Cl. : Inrap
    Fouille Inrap médiathèque Cathédrale (vue de la Cathédrale).
    Cl. : Inrap
  • Fouille médiathèque Cathédrale (vue d'ensemble). Cl. : Inrap
    Fouille médiathèque Cathédrale (vue d'ensemble).
    Cl. : Inrap
  • Vue d'ensemble du chantier. Cl. : Inrap
    Vue d'ensemble du chantier.
    Cl. : Inrap
  • Parement d'un bâtiment mérovingien. Cl. : Inrap
    Parement d'un bâtiment mérovingien.
    Cl. : Inrap
  • Meule Cl. : Inrap
    Meule
    Cl. : Inrap
  • Pièce d'orfévrerie de la fin du IIIe siècle. Cl. : Inrap
    Pièce d'orfévrerie de la fin du IIIe siècle.
    Cl. : Inrap
  • Vue d'ensemble du bâtiment gallo-romain. Cl. : Inrap
    Vue d'ensemble du bâtiment gallo-romain.
    Cl. : Inrap
  • Vue du site de la Médiathèque Cathédrale Cl. L. de Cargouët/Inrap
    Vue du site de la Médiathèque Cathédrale
    Cl. L. de Cargouët/Inrap

Contacts

agnes.balmelle@inrap.fr

Médiathèque Cathédrale

Publié le lundi 5 octobre 2009 · Mis à jour le lundi 5 octobre 2009
code opération : BB07018001
à Reims, Marne

Description

10 mois de fouilles avec une équipe de 5 à 10 archéologues. La surface des terrains couvrait 1 700 m2. L'épaisseur maximale des dépôts archéologiques était de 6 m et le volume des couches étudiées atteignait 5 000 m3.

Résultats

La fouille de la médiathèque Cathédrale confirme que ce secteur est occupé de façon relativement dense depuis la fin de l'époque gauloise jusqu'à nos jours.

Les vestiges les plus anciens datent de la fin de la période gauloise. Leurs sont associées les traces d'une activité liée à la meunerie (silos, graines, meules) et celles d'un artisanat de cornetterie. En 20 après J.-C., une rue et des entrepôts occupent le secteur. L'emprise de la médiathèque est à cheval sur deux îlots de la ville antique. Les différents états identifiés permettent de retracer le processus d'urbanisation depuis la fin du Ier s. av. J.-C. au début du IVe s. ap. J.-C. Dans la première moitié du IIe s., l'espace est fortement restructuré : l'entrepôt est transformé en bâtiment artisanal ou commercial ouvert sur la rue. Celle-ci est au même moment équipée d'une galerie couverte (portique). Ces aménagements illustrent le dynamisme de la cité. Le chantier de la médiathèque a permis d'identifier un atelier de tabletier datant de 250 ap. J.-C. L'artisan produisait des baguettes en os, peut-être destinées à de la marqueterie. Le quartier retrouve une vocation artisanale qu'il avait déjà connue avant la construction de l'entrepôt. Au IVe s., on assiste à une restructuration complète du quartier avec la construction d'une enceinte (entre 320 et 340) et d'édifices en limite de la rue des Fuseliers. La découverte inédite d'une tour sur ce mur renouvelle la connaissance de l'histoire urbaine rémoise. Un bâtiment et des inhumations d'enfants ont été mis au jour pour l'époque mérovingienne (VIe et VIIIe s.). Ce nouveau bâtiment, partiellement découvert et dont la vocation reste difficile à définir, appartiendrait vraisemblablement au groupe épiscopal construit au début du VIe s. le long de la rue des Fuseliers. Concernant les inhumations, les corps de treize enfants (périnataux, nourrissons et jeunes enfants) ont été retrouvés, alignés à l'extérieur de l'enceinte.

La fouille a démontré le démantèlement partiel de l'enceinte de la fin de l'Antiquité, après cinq siècles d'existence, puis la découverte inédite des fortifications carolingiennes de la fin du IXe s. L'étude des restes retrouvés dans les latrines montre une grande variété de mets délicats, assez rare pour l'époque. Elle a permis de reconnaître la proximité d'une population seigneuriale ou ecclésiastique de haut rang. Au XIe s., l'enceinte est améliorée considérablement avec le renforcement des escarpes et contre-escarpes des fossés par des parements en pierre. Ces modifications s'accompagnent de la création d'une porte flanquée de deux tours rectangulaires. Ces travaux sont probablement liés à l'accession de l'archevêque Ebles au pouvoir comtal, en 1023. À partit du XIIe s., l'enceinte abandonne son rôle défensif et des habitations sont établies dans les fossés. Le chantier de la médiathèque a mis en évidence la permanence du parcellaire depuis la fin de l'Antiquité jusqu'au début du XXe s. Il aura fallu la destruction totale de la ville durant la Première Guerre mondiale pour qu'une nouvelle organisation vienne effacer une urbanisation qui a pris ses racines au début du IVe s. de notre ère.


fiche détaillée

Motif de l'opération

Construction d’une médiathèque

Aménageur

Ville

Début de l'opération

01/06/1998

Fin de l'opération

15/05/2000

Type d'opération

  • Diagnostic
  • Fouille

Périodes

  • Paléolithique, Mésolithique
  • Néolithique
  • Protohistoire
  • Antiquité
  • Moyen Âge
  • Moderne, Contemporain
  • Amérindien, Colonial
  • Autres périodes

Responsable

Agnès Balmelle

Équipe de recherche

G. Auxiette, B. Clavel (archéozoologie) ; E. Bigot, J.-J. Bigot, V. Brunet-Gaston (lapidaire gallo-romain), S. Canterelle, A. Corsier (céramique protohistorique), A. Couilloud, G.Deborde, J. Deborde, X. Deru (céramique gallo-romaine), B. Duchêne, V. Fabre (anthropologie), G. Flucher (céramique médiévale et moderne), J.-F. Geoffroy, A. Jules, J.-M. Lemaître, N. Mailly, S. Marlot, V. Matterne (carpologie), F. Moiret, C. Munier, D. Neiss, D. Paya, V. Peltier, X. Pinto, E. Poil, P. Rollet, J.-P. Roussel, P. Stocker, S. Sindonino, J.-J. Thévenard, S. Thouvenot (céramique du haut Moyen Âge).

Suivi scientifique

F. Berthelot, R. Neiss/SRA Champagne-Ardenne.

Collaborateurs

C. Allonsius/Centre d’étude des peintures murales romaines Soissons ; M. Bailliot (doctorante)/univ. Paris I ; S. Balcon (étude d’archives), D. Bayard/SRA Picardie ; F. Bouchet (laboratoire de paléoparasitologie), G. Fronteau (laboratoire de géologie), J.-C. Paicheler (laboratoire de géologie)/univ. de Reims Champagne-Ardenne (Urca) ; M. Brunet (mobilier métallique), H. Cabart (verre), B. Decrock (lapidaire médiéval), J.-M. Doyen (monnaies) ; A. Duceppe-Lamarre (doctorante)/univ. Lille III ; J. Erwin (carreaux vernissés), C. Grapin/SRA Lorraine (tabletterie) ; S. Lemaître (amphores)/univ. de Poitiers ; V. Montembrault (semelles de chaussures gallo-romaines), M. Poirier (restitutions architecturales).