
Voir l'album
-
Lampe à huile déposée comme offrande, découverte aux abords de l'édifice public.© Jean-Christophe Passerat, Inrap. -
Vue aérienne de la fouille aux abords du théâtre antique.© Aerial photo, Inrap. -
Vue d'ensemble de la fouille : l'angle ouest de la galerie monumentale est visible en bas à gauche du cliché.© Aerial photo, Inrap. -
Zone d'activité métallurgique. Les deux foyers sont représentés par les traces circulaires orangées.© Philippe Haut, Inrap. -
Ce mur du bâtiment public présente un chanfrein, c'est-à-dire un élargissement du mur à sa base destiné à renforcer l'impression d'élévation.© Jean-Christophe Passerat, Inrap. -
Au premier plan, l'angle de la galerie monumentale. Celle-ci est prolongée par le mur de clôture délimitant l'espace sacré.
© Philippe Haut, Inrap.
Contacts
lydie.joan@inrap.fr
Voir aussi
- Reportage vidéo : Un nouveau temple à Mandeure (13-04-2010)
- Visite virtuelle : Sur le site de Mandeure (Doubs), un nouveau temple au pied du théâtre gallo-romain (14-04-2010)
- Actualité : Archéologie aux pieds du théâtre gallo-romain de Mandeure (19-03-2010)
- Iconothèque : voir tous les documents
Rue du Théâtre
Publié le
lundi 22 mars 2010 · Mis à jour le
code opération : CB09003002
code opération : CB09003002
à Mandeure, Doubs
Description
Une opération d'archéologie préventive s'est déroulée en mars 2010 à Mandeure (Doubs) aux pieds du théâtre gallo-romain, dans le cadre de l'aménagement d'un espace muséographique destiné aux visiteurs de cet édifice, le plus grand de Gaule après celui d'Autun.
Dans l’Antiquité, Epomanduodurum, l’actuel village de Mandeure, était considérée comme la seconde ville du pays Séquane après la capitale de cité, Vesontio (Besançon). Le site de Mathay-Mandeure était déjà très important durant la période gauloise puisqu’il abritait alors un sanctuaire où ont été retrouvées de nombreuses offrandes. Cette agglomération, qui s’étendait sur plus de 180 hectares, était dotée d’un ensemble architectural reflétant son importance : un théâtre, dont les vestiges sont encore visibles aujourd’hui, des temples, des établissements thermaux ainsi qu’un forum. L’opération de fouille menée au pied du théâtre durant le mois de mars 2010 par une équipe de l’Inrap s’inscrit dans le cadre d’un projet de construction d’un pavillon pour valoriser le site antique de Mathay-Mandeure auprès des habitants et des visiteurs, mené par la Communauté d’agglomération du Pays de Montbéliard.
Dans l’Antiquité, Epomanduodurum, l’actuel village de Mandeure, était considérée comme la seconde ville du pays Séquane après la capitale de cité, Vesontio (Besançon). Le site de Mathay-Mandeure était déjà très important durant la période gauloise puisqu’il abritait alors un sanctuaire où ont été retrouvées de nombreuses offrandes. Cette agglomération, qui s’étendait sur plus de 180 hectares, était dotée d’un ensemble architectural reflétant son importance : un théâtre, dont les vestiges sont encore visibles aujourd’hui, des temples, des établissements thermaux ainsi qu’un forum. L’opération de fouille menée au pied du théâtre durant le mois de mars 2010 par une équipe de l’Inrap s’inscrit dans le cadre d’un projet de construction d’un pavillon pour valoriser le site antique de Mathay-Mandeure auprès des habitants et des visiteurs, mené par la Communauté d’agglomération du Pays de Montbéliard.
Résultats
L’emprise de l’opération se situe au sein même de l’agglomération antique, aux abords immédiats du théâtre, dans un secteur où s’est développé un complexe cultuel monumental. Les premiers résultats confirment une longue occupation de cet espace où se lisent trois grandes phases de construction. La première phase remonte à l’époque augustéenne, au début du Ier siècle de notre ère. La seconde occupation est constituée d’un ensemble de monuments probablement destinés au culte : une galerie de 70 m de long sur 5 m de large et un édifice public, temple ou enceinte, dont l’espace sacré est délimité par deux murs. Cet ensemble inédit complète le corpus de sanctuaires déjà connus qui s’étend depuis la rive droite du Doubs et occupe la plus grande partie de la plaine alluviale, large à cet endroit de 400 m environ. Cette portion de plaine est délimitée à l’ouest par la rivière et à l’est par un talus escarpé contre lequel a été édifié le théâtre gallo-romain. Notons qu’après la destruction des monuments, des traces discrètes (sous forme de fosses) d’une occupation tardive ont pu être datées de la deuxième moitié du IVe siècle, date à laquelle le rayonnement d’Epomanduodurum avait déjà diminué.
Cette opération, en précisant la chronologie des différentes phases d’occupation et en identifiant leurs fonctions (domestique, artisanale, publique) viendra compléter les données recueillies par les différents intervenants du programme collectif de recherche mené depuis quelques années sur la commune de Mandeure et portant sur le complexe cultuel et le théâtre, qui est, après celui d’Autun, le plus grand théâtre de Gaule.
Consulter le site web de la CAPM :
http://www.agglo-montbeliard.fr
Cette opération, en précisant la chronologie des différentes phases d’occupation et en identifiant leurs fonctions (domestique, artisanale, publique) viendra compléter les données recueillies par les différents intervenants du programme collectif de recherche mené depuis quelques années sur la commune de Mandeure et portant sur le complexe cultuel et le théâtre, qui est, après celui d’Autun, le plus grand théâtre de Gaule.
Consulter le site web de la CAPM :
http://www.agglo-montbeliard.fr
fiche détaillée
Motif de l'opération
Aménagement d'un local d'accueil des visiteurs du théâtre gallo-romain
Aménageur
Communauté d'agglomération du Pays de Montbéliard
Début de l'opération
01/03/2010
Fin de l'opération
31/03/2010
Type d'opération
- Diagnostic
- Fouille
Périodes
- Paléolithique, Mésolithique
- Néolithique
- Protohistoire
- Antiquité
- Moyen Âge
- Moderne, Contemporain
- Amérindien, Colonial
- Autres périodes
Responsable
Lydie Joan
Équipe de recherche
V. Merle, P. Nowicki, J.-C. Passerat, G. Videau.
Suivi scientifique
H. Laurent/SRA de Franche-Comté, F. Séara/Inrap.
