L’Inrap mène une active politique dans le domaine de la production audiovisuelle, en production directe ou en coproduction : films et séries documentaires, films éducatifs, reportages.

Mis à jour le
22 avril 2016

Depuis 2010, l’institut s’appuie sur le savoir-faire de sociétés de production chevronnées et d’auteurs de talent pour produire des documentaires fondés sur des approches originales et diversifiées, éducatives notamment. En parallèle, l’Inrap suscite la couverture vidéo des chantiers de fouilles les plus remarquables, avec un double objectif : donner à voir les découvertes en train de se faire, et garder la mémoire audiovisuelle des chantiers en constituant une banque d’images. Cette démarche vise à informer les citoyens des découvertes effectuées sur leur territoire, à restituer à un large public les résultats des recherches, enfin, plus généralement, à le familiariser avec l’archéologie.
L’Inrap a ainsi produit et diffusé une vingtaine de documentaires ou séries documentaires sur les chaînes nationales et internationales, plus de 200 reportages sur le web et les réseaux sociaux, ainsi qu’une trentaine de courts films pédagogiques dans les circuits éducatifs et culturels.

Films documentaires

Dans un paysage audiovisuel français où l’archéologie nationale n’était pas ou que très peu représentée, et ce en dépit d’un fort intérêt du public pour la discipline, l’Inrap a souhaité favoriser les documentaires d’auteurs, selon des approches originales et variées : expérimentation des savoir-faire du passé (Guédelon : rennaissance d’un château médiéval), voyage éducatif ou enquête policière sur les pas des archéologues (Sur nos traces, Les experts du passé), redécouverte de notre patrimoine (L’énigme Chambord, Louis XIV et l’énigme du fort Saint-Sébastien), nouveau regard sur des périodes de l’Histoire (Les Gaulois au-delà du mythe, Les premiers Européens, Vercingétorix), émergence de l’archéologie contemporaine (Le Déjeuner sous l’herbe, Tombeau pour l’URSS)…
Diffusés sur les chaînes françaises et étrangères (Arte, France 3, France 5, TV5 Monde, Public Sénat, Histoire, Toute l’Histoire, RTBF…), ces documentaires sont coproduits par des sociétés de production confirmées, telles Gédéon Programmes, Zadig Productions, Les films d’ici, CC&C, Tournez s’il vous plaît, Eléazar...
Primés dans de nombreux festivals nationaux et internationaux (ex. : le prix du festival international de l’archéologie décerné à l’Inrap en 2014 pour sa contribution à la diffusion de la connaissance scientifique), ces documentaires sont aussi distribués par l’Adav dans les réseaux éducatifs et culturels.

Films courts, séries

Pour alimenter les différents contextes de médiation, l’Inrap produit également de courts documents audiovisuels éducatifs, notamment sous forme d’enquêtes de terrain (Les experts du passé), de portraits de chercheurs (Les sciences de l’archéologie), ou d’animations humoristiques (Les experts de l’archéologie et Les experts remontent le temps). Ces films ont vocation à sensibiliser un public jeune et moins jeune à l’histoire du territoire, de la Préhistoire à l’époque contemporaine, à travers les modes de vies des populations qui nous ont précédés. Ils permettent également d’appréhender les disciplines scientifiques de l’archéologie, ses techniques et ses méthodes.

Ces films et séries, produits notamment avec Donc Voilà, Docland Yard ou Schuch Productions, sont diffusés sur les chaînes du service public (Arte, France 5, TV5 Monde…), lors d’expositions et de manifestations, ainsi que sur le web et les réseaux sociaux. L’Adav en distribue une sélection dans les réseaux éducatifs et culturels.

Reportages

Pour communiquer sur les découvertes et garder la mémoire audiovisuelle des chantiers, l’Inrap suscite la couverture vidéo d’un certain nombre de fouilles remarquables. Ces courts reportages tournés sur le vif sont l’occasion d’interroger archéologues et spécialistes d’une période ou d’une discipline, sur le terrain ou en laboratoire. Au plus près des découvertes en train de se faire, ces films font valoir la spécificité du travail des chercheurs, donnant à entendre leurs interrogations, leurs analyses ou leurs hypothèses à chaud. L’enjeu de ces reportages est également d’inscrire chaque découverte dans un contexte historique ou thématique plus large, et de souligner ainsi les enjeux scientifiques de telles recherches.
Régulièrement diffusés sur le web et relayés sur les réseaux sociaux, ces reportages (environ 220 à ce jour), de même que les rushes, sont archivés et indexés, constituant ainsi une banque d’images pour de futures productions. Chaque année, une sélection de ces films couvrant plusieurs périodes chronologiques et régions de France est distribuée par l’Adav dans les réseaux éducatifs et culturels.