Conférences
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Mis à jour le
04 mars 2016
Colloque
Comment l’empire romain devient chrétien : le cas de la Gaule

L’Inrap aux « Rendez-vous de l'Histoire de Blois » du 8 au 11 octobre 2015.  
Dans le cadre des Rendez-vous de l’histoire de Blois, l'Inrap consacre une après-midi de conférences aux Empires le vendredi 9 octobre 2015, à l'auditorium de l’Institut national des sciences appliquées – Centre Val de Loire, 3 rue de la Chocolaterie à Blois.

Comment l'empire romain est devenu chrétien : le cas de la Gaule

Comment l'empire romain devient chrétien : le cas de la Gaule
par Jean Guyon, CCJ-CNRS

La persécution qui a frappé les fidèles de Lyon et de Vienne en 177 fournit la première attestation d'une présence chrétienne dans les Gaules, qui n'est perceptible jusqu'au IVe siècle que par les sources littéraires.
Parce qu'il accorde aux fidèles la liberté de culte, l'« édit de Milan » promulgué en 313 par Constantin et Licinius change la donne : sur les sarcophages et les inscriptions apparaissent, puis se diffusent dès lors des motifs et des formulaires chrétiens.
C'est pourtant l'interdiction des cultes païens par Théodose qui a marqué, à la fin du IVe siècle, un tournant décisif, parce qu'elle consacre de fait le christianisme comme religion de l'empire. Devenus villes épiscopales, les chefs-lieux de cités rivalisent donc à partir du Ve siècle pour élever cathédrales et basiliques. Mais c'est seulement au cours du VIe siècle que s'achève la conquête des mentalités par la nouvelle foi, qui est perceptible jusque sur les objets de la culture matérielle.
Le processus de christianisation des Gaules relève donc de la « longue durée » chère à F. Braudel : il s'est conclu, non sous l'empire, mais au sein de royaumes dits « barbares ».
Jean Guyon, ancien membre de l'École française de Rome, directeur de recherche émérite au CNRS (UMR 7299, Centre Camille Jullian, Université Aix-Marseille - CNRS, MMSH, Aix-en-Provence) est historien et archéologue. Ses principaux centres d'intérêt sont l'archéologie, l'histoire et la topographie urbaines ; l'Antiquité tardive, et spécialement l'archéologie et l'épigraphie chrétiennes. Auteur d'une thèse sur une catacombe romaine, il a fouillé à Haïdra (Tunisie), Sremska Mitrovica et Caricin Grad (Serbie), Aix-en-Provence, Saint-Maximin (Var) et Saint-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne). 

Bibliographie 
  • Pour une approche historique, J.-M. Mayeur, Ch. et L. Pietri, A. Vauchez, M. Vénard (dir.), Histoire du Christianisme, t. 2, Naissance d'une chrétienté (250-430), Paris,  1995, et t. 3, Les Églises d'Orient et d'Occident (432-610), Paris, 1998. 
  • Pour une approche topographique des villes et de leurs monuments chrétiens connus par les sources littéraires et l'archéologie, Topographie chrétienne des cités de la Gaule des origines au milieu du VIIIe siècle, 16 tomes, Paris, 1986-2014, et spécialement les t. XVI-1, Images nouvelles des villes de la Gaule, et XVI-2, Christianisation et espace urbain, Atlas, tableaux, index.
  • Pour une approche archéologique, Les premiers monuments chrétiens de la France, 3 vol., Paris, 1995-1998.
  • Pour une approche régionale, J. Guyon, M. Heijmans (dir.), L'Antiquité tardive en Provence (IVe - VIe siècle). Naissance d'une chrétienté, Arles, 2013.
Année :
2015