La culture matérielle des Hommes du Mésolithique est principalement constituée d’outils en silex ou en matière dure animale. Le végétal, largement utilisé, est plus difficilement identifiable par les archéologues, les gisements favorables à leur conservation étant plus rares.

Mis à jour le
16 février 2016

La définition des différentes cultures matérielles, très variable selon les auteurs, repose essentiellement sur l’industrie lithique, et notamment sur la forme des microlithes (par exemple : pointes à base retouchée ou non retouchée, triangles isocèles et scalènes, segments de cercle, pointes dites de Sauveterre…). On trouve également des grattoirs, des burins, et parfois des outils massifs assimilés à des haches taillées en silex. De nombreux produits bruts de débitage sont aussi utilisés. Selon les régions et les époques, différents grès sont transformés en galets allongés ou biseautés, en pics prismatiques ou en polissoirs à rainure.

Le travail des matières dures animales porte sur les os, les dents de sanglier et les bois de cervidés. En Europe septentrionale, ils sont transformés en une large gamme d’éléments de projectiles. Tandis qu’en France, hormis quelques rares harpons et pointes en os signalés ici ou là, la production se résume à de simples pièces biseautées ou appointées, liées à des activités domestiques. Des morceaux évidés et perforés de bois de cerf semblent faire office de gaines de hache.

Les matières végétales ont largement été travaillées par les Mésolithiques du nord de l’Europe. En France, la rareté des gisements favorables à leur préservation limite de potentielles découvertes. Mais de toute évidence, la fabrication des arcs et des flèches nécessitait déjà un certain savoir-faire. Plusieurs pirogues monoxyles ont été découvertes dans la vallée de la Seine. La plus célèbre est celle de Noyen-sur-Seine, qui consiste en un tronc de pin évidé. Sur ce site, de beaux témoignages de vannerie en osier ou en troène ont également été découverts.