Conférences
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Mis à jour le
07 mars 2016
Colloque
Héritages arabo-islamiques dans l'Europe méditerranéenne

Colloque international organisé par l’Institut national de recherches archéologiques préventives,
En partenariat avec Marseille-Provence 2013-Capitale européenne de la culture, le MuCEM et la Villa Méditerranée.
Du 11 au 14 septembre 2013, à Marseille, Villa Méditerranée et MuCEM.

Héritages arabo-islamiques dans l'Europe méditerranéenne - Archéologie, histoire, anthropologie
par Fathi Jarray, université de Tunis

Le point de départ de cette proposition de communication est une recherche précédente dans laquelle nous avons essayé de montrer que la mizwala islamique, principal instrument de mesure du temps et de détermination des moments des prières, était l'héritière de l'horlogium solarium antique.
Depuis le Moyen Âge, l'astronomie et la gnomonique islamiques ont connu un grand essor qui s'est traduit essentiellement dans la multiplication des traités de gnomonique, la large propagation des mizwala-s et par conséquent au nombre des astronomes et des gnomonistes. À partir du XVIIème siècle les cadrans solaires islamiques devenaient de plus en plus précis et riches en courbes, tracés et cryptogrammes.
Certaines recherches ont soulevé la question de la suprématie de la culture arabo-islamique durant cette époque et sa place dans la Méditerranée et en Europe occidentale. Le mouvement des savoirs et en particulier dans le domaine de l'astronomie remonte au début du Moyen Âge, soit à travers l'Andalousie, soit grâce aux trafics et aux échanges maritimes. En effet, les travaux de l'érudit Kairouanai Ibn Abî-l-Rijâl furent traduits dans plusieurs langues et contribuèrent clairement dans la naissance de l'astronomie occidentale.
Ainsi, de la comparaison des horloges européennes aux mizwala-s islamiques, se dégagent plusieurs ressemblances dans les unités de mesure du temps et l'assemblage des tracés astronomiques et célestes.
En présentant et en comparant quelques spécimens des cadrans solaires de deux rives de la Méditerranée, cette communication tentera de chercher dans ces influences et la contribution des Musulmans dans la genèse et la propagation de cette science en Occident.
Fathi Jarray, de nationalité tunisienne est enseignant-chercheur à l'Université de Tunis et chargé de recherches à l'Institut National du Patrimoine, chef du Projet du Corpus des Inscriptions Islamiques de Tunisie, et membre de la Commission des mastères de recherche « Sciences du Patrimoine » et « Mémoire, Territoire et Société » à la Faculté des Sciences Humaines et Sociales de Tunis. Il est titulaire d'une Thèse de Doctorat de l'université de Provence et de plusieurs études en épigraphie, en histoire de l'astronomie et de la gnomonique islamique.
 
Bibliographie :
  • « Mesurer le temps à Tunis et à Tlemcen au VIIIème/XIVème siècle d'après l'étude des deux mizwala-s des deux villes », à paraître dans les Actes du colloque international : L'Islam au Maghreb et le rôle de Tlemcen dans sa propagation, Université de Tlemcen, 21-23 mars 2011, (prévu fin 2012).
  • « Notes préliminaires sur deux mizwala-s méconnues de la ville de Kairouan », Kairouan et sa région: nouvelles recherches d'archéologie et de patrimoine, Actes du 3ème Colloque international du Département d'Archéologie de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Kairouan, Tunis, 2012, p. 427-434.
  • « Mesurer le temps en Tunisie à travers l'histoire », Catalogue d'Exposition présentée à la Cité des Sciences, Tunis, (prévu fin 2012).
Année :
2013