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Mis à jour le
10 août 2016
Colloque
La fabrique de l'archéologie en France

Un colloque à l'Auditorium de la galerie Colbert de l'INHA (Institut National d'Histoire de l'Art) à Paris, les jeudi 14 et vendredi 15 février 2008

La fabrique de l'archéologie en France
Laurent Olivier, musée d'Archéologie nationale, Saint-Germain-en-Laye

 
Créé par Napoléon III, le musée des Antiquités nationales de Saint-Germain en- Laye a, dès l'origine, pour vocation de rassembler les archives matérielles de l'évolution des cultures et des civilisations ayant précédé la formation de la France, depuis les plus lointaines origines de l'humanité jusqu'au début du Moyen Âge. En ce sens, le musée de Saint-Germain n'est pas seulement un musée d'archéologie central, c'est aussi - et surtout - un projet intellectuel pluridisciplinaire qui consiste à identifier les fondements de l'identité collective nationale et à en restituer l'histoire de la construction. Aussi, la constitution des collections du MAN est-elle engagée dans une démarche plus large, où viennent se rejoindre la sociologie, l'histoire de l'art et l'histoire tout court ; tandis que l'histoire du musée de Saint-Germain lui même reflète les transformations des enjeux idéologiques par rapport auxquels se définissent les représentations successives de l'identité nationale française.
 
Laurent Olivier est conservateur du département des âges du Fer au musée d'Archéologie nationale de Saint-Germainen- Laye. Après des études d'archéologie et de préhistoire à l'université de Paris I, il a soutenu un Ph.D d'Archéologie à l'université de Cambridge ainsi qu'une thèse de doctorat, puis une thèse d'habilitation à l'université de Paris I. Son activité de recherche porte principalement sur l'archéologie de l'exploitation des ressources aux époques celtique et gauloise en Europe, l'histoire et la théorie de la discipline archéologique, ainsi que sur l'archéologie du passé proche. Après la fouille d'une importante nécropole celtique des VIIe-IVe siècles avant notre ère menée à Diarville en Meurthe-et-Moselle, ses recherches de terrain sont actuellement consacrées à l'étude du « Briquetage de la Seille », un vaste complexe proto-industriel d'extraction du sel du premier millénaire avant notre ère, situé en Lorraine, dont il poursuit l'étude dans le cadre d'un programme d'échanges franco-chinois mené avec l'université de Pékin.
 
Quelques publications récentes : 
- L'archéologie nazie en Europe de l'Ouest (en coll. avec Jean-Pierre Legendre et Bernadette Schnitzler). Actes du colloque international de Lyon (septembre 2004). Gollion, éditions Infolio, 2007.
- « Il faut défendre la Gaule », In : Celtes et Gaulois : l'archéologie face à l'histoire. Celtes et Gaulois dans l'Histoire, l'historiographie et l'idéologie moderne (Rieckhoff S. (dir.) : Actes de la table ronde de Leipzig, 16-17 juin 2005. Glux-en-Glenne, Centre archéologique européen du Mont-Beuvray, Coll. Bibracte 12/1, 2006.
- « The "Briquetage de la Seille" (Lorraine, France) : Proto-industrial Salt production in the European Iron Age (en coll. avec Jo Kovacik), Antiquity, 80, 109, 2006.
- « Jean-Jacques Thomasset. Le Préhistorien qui voulait faire de la Bourgogne une terre du Reich » (en coll. avec Jean-Pierre Legendre et Pierre Pion), Antiquités nationales, 37, 2006 (2005).
- « Wolfgang Kimmig et l'archéologie allemande en France occupée », Antiquités nationales, 36, 2005 (2004).
- Le Sombre abîme du Temps : mémoire et archéologie, Éditions du Seuil, Paris, à paraître.
Année :
2008