Les interventions menées à Prény, Meurthe-et-Moselle, "Grand Friche, Champ Colas" concernent deux opérations de diagnostic archéologique distinctes.

Chronique de site
Dernière modification
10 mai 2016

La première, réalisée en janvier 2003 sur une zone de dépôt de 35 ha, a touché le ban communal de Vandières aux lieux-dits Derrière Moulon et Fréhaut et celui de Preny sur le secteur Grand Friche.

Un total de 878 tranchées a permis de révéler sept indices de site pour la plupart protohistoriques. Ces données n'ont pour le moment pas fait l'objet d'un travail de synthèse. On peut toutefois préciser que deux indices significatifs sont liés au comblement de la zone amont du ruisseau du Moulon. Le remplissage de ce vallon sec a livré de nombreux fragments de céramique attribuables à une ou plusieurs étapes chronologiques de la fin de l'âge du Bronze. Les tessons étaient piégés dans une matrice de colluvions entre 1,50 m et 2,50 m de profondeur. Aucun vestige structuré n'a été repéré sur les parties latérales de ce talweg.

La seconde opération de diagnostic réalisée en octobre 2004 a porté sur un projet de déblais et de dépôt situé au sud-est du village de Prény aux lieux-dits Grand Friche et Champ Colas. L'intervention archéologique préventive concernait un projet initial de 172 875 m2. Une partie de cette surface a été remblayée pendant l'intervention ce qui a limité les investigations de terrain. Les sondages ont mis en évidence un site et six indices de site répartis sur cinq périodes. Une couche de limon a livré du mobilier protohistorique du Hallstatt C et éventuellement du Hallstatt D provenant peut-être de deux occupations distinctes. Une fosse qui semble plus récente contenait des fragments de céramique datés vraisemblablement du second âge du Fer. L'étude du mobilier n'a pas permis de datation plus précise. Le site est quant à lui caractérisé par six fosses de rejet de crémation et une urne cinéraire datée de la première moitié du Ier siècle de n. è. Ces structures funéraires attestent l'existence d'une nécropole dans l'emprise du projet. Un drain et un fossé de parcellaire sont attribuables également à la période romaine et peuvent être rattachés aux occupations localisées aux lieux-dits Le Ponton ou Champ Colas. Enfin, du mobilier du haut Moyen Âge piégé dans des anomalies liées aux travaux agricoles atteste à cette période de la proximité d'une occupation qui se situe vraisemblablement au sud-est de la parcelle.