Conférences
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Mis à jour le
09 août 2016
Colloque
La révolution néolithique dans le monde

Colloque international organisé par la Cité des sciences et de l'industrie et l'Inrap, sous la direction scientifique de Jean-Paul Demoule.
Auditorium de la Cité des sciences et de l'industrie, les 2, 3 et 4 octobre 2008

La révolution néolithique dans le monde. Aux origines de l'emprise humaine sur le vivant
Greece and the Balkans : Two Different Routes into Europe for the Neolithic ?

par Catherine Perlès, université de Paris X

L'origine proche-orientale des espèces domestiques animales et végétales du Néolithique européen a été depuis longtemps établie d'après la distribution des populations sauvages, et plus récemment appuyée par les analyses. De la même façon, la génétique des populations humaines a confirmé un influx de groupes originaires du Proche-Orient et de l'Anatolie, ce que laissaient déjà penser les données archéologiques. Ceci posé, l'origine exacte de ces groupes et les voies de pénétration vers l'Europe posent encore problèmes. Les données et arguments qui seront présentés relèvent d'une recherche en cours qui est loin d'être aboutie. Il est possible, à l'heure actuelle, d'argumenter en faveur de deux voies de pénétration distinctes, l'une continentale de l'Anatolie vers la Bulgarie, l'autre maritime vers la Grèce et la Crête. Si le premier axe peut être suivi archéologiquement avec une précision satisfaisante, il reste à documenter l'origine, ou plus vraisemblablement les origines géographiques et culturelles de ce dernier axe de colonisation. Ces difficultés mêmes témoignent vraisemblablement de la diversité et la complexité de ces phénomènes de colonisation, que les interactions avec les groupes locaux rendent encore plus difficiles à décrypter.
Catherine Perlès, titulaire d'un doctorat sur la Préhistoire, enseigne à Nanterre-Paris X depuis 1971.Elle s'est spécialisée dans l'analyse des industries lithiques taillées et a contribué directement aux développements méthodologiques et théoriques de l'approche technologique initiée par A. Leroi-Gourhan et J. Tixier. Elle a travaillé pendant de nombreuses années sur les industries lithiques de Grèce et a poursuivi parallèlement avec J.-P. Demoule un programme d'études comparatives sur le Néolithique de ce pays. Ces analyses lui ont permis d'élargir le champ de ses recherches aux notions de spécialisation et d'échange, puis sur l'origine et le développement des sociétés néolithiques de Grèce. Élue à l'Institut universitaire de France, elle a donné des conférences dans de nombreuses universités en Europe et aux États-Unis, a été membre du conseil d'administration du CNRS et du conseil scientifique du Muséum national d'histoire naturelle.
Année :
2009