Conférences
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Mis à jour le
14 septembre 2016
Colloque
Archéologie de la santé – anthropologie du soin

Colloque international organisé par l’Inrap, en partenariat avec le Musée national de l’homme.
Les  30 novembre et  1er décembre 2016 à l'Auditorium Jean Rouch - Musée de l’Homme

Matériel médical de l'US Army provenant de l'ancien hôpital militaire américain (1917-1919) à Saint-Parize-le-Châtel. © Denis Gliksman, Inrap

Archéologie de la santé – anthropologie du soin
par Aline Thomas, Maître de conférences du Muséum national d’Histoire naturelle, au Laboratoire d’éco-anthropologie et d’ethnobiologie (CNRS – MNHN – Université Paris Diderot). 

Inscription

L'accès au colloque est libre, sur réservation, dans la limite des places disponibles.

À partir de 10 000 avant notre ère environ, plusieurs régions du monde connaissent de profondes mutations socio-économiques liées à l’adoption de l’agriculture et l’élevage. Cette « néolithisation » est le dernier temps fort de l’expansion humaine avant l’industrialisation et la mondialisation. Elle constitue une période charnière de l’évolution de la santé de l’Homme. Le Néolithique s’exprime par une forte croissance démographique, en partie liée à l’adoption d’un mode de vie sédentaire et à une meilleure « sécurité alimentaire ». En contrepartie, la proto-urbanisation et la promiscuité homme-animal, imposée par le pastoralisme, ont augmenté les risques sanitaires. L’atteinte à la santé des populations néolithiques se traduit aussi par l’augmentation des traumatismes, témoins de sociétés complexes en proie à des conflits. Face à ces nouvelles contraintes, l’Homme a cependant su s’adapter, tant physiologiquement que culturellement.

Aline Thomas est Maître de conférences du Muséum national d’Histoire naturelle, au Laboratoire d’éco-anthropologie et d’ethnobiologie (CNRS – MNHN – Université Paris Diderot).

Son double parcours en archéologie (Université Paris I) et en anthropologie biologique (université de Bordeaux) a façonné son approche intégrée des populations du passé et sa méthode d’analyse « archéo-anthropologique ». Sa recherche est tournée vers les sociétés néolithiques européennes et s’intéresse à l’influence des facteurs socioculturels sur l’évolution de la biologie humaine et réciproquement. À l’échelle de l’individu, ses travaux documentent les rapports ambigus entre affichage idéologique et rôle social. Au niveau populationnel, ils explorent les interactions entre traits culturels, normes funéraires et variabilité humaine.

Bibliographie

  • Bocquet-Appel J.-P., Bar-Yosef O. (dir.) (2008), « The Néolithic Demographic Transition and its Consequences », New York, Springer.
  • Cohen M. N., Armelagos G. J. (dir.) (1984), « Paleopathology at the Origins of Agriculture», New York, Academic Press.
  • Demoule J.-P. (dir.) (2009), « La Révolution néolithique dans le monde», Paris, Inrap-Universcience.
  • Pinhasi R., Stock J.T. (dir.) (2011), « Human Bioarchaeology of the Transition to Agriculture», Hoboken, Wiley-Blackwell.
Année :
2016