Située à l'emplacement de la ZAC du forum des Carmes, la fouille est prévue pour une durée de 5 mois sur 1 000 m2.

Chronique de site
Dernière modification
10 mai 2016

Elle va explorer les vestiges antiques et médiévaux en partie révélés par la fouille de la première moitié de la ZAC en 1997. Dans le cadre des Journées nationales de l'archéologie, elle est ouverte au public samedi 21 mai 2011.

 

À proximité de la porte d'Auguste

À proximité de la porte d'Auguste

La zone fouillée est située hors les murs du Nîmes gaulois, à 650 m à l'est de l'enceinte, à l'angle de la place Gabriel-Péri et de la rue Pierre-Semard. À partir de l'époque romaine et de l'agrandissement de la ville, elle est à proximité immédiate de l'une de ses portes principales : la porte d'Auguste. Elle est dans un secteur où se croisent le cours fluctuant de l'Agau (ruisseau qui traverse la ville et alimente ses moulins) et plusieurs routes, dont la voie Domitienne qui constitue, depuis le IIe siècle avant notre ère, le principal axe de circulation régional.

Voie, sépultures et établissements ruraux de l'Antiquité

Les vestiges les plus anciens remontent au IIe siècle avant notre ère. Il s'agit d'une voie empierrée qui constituait un autre accès à la ville, au sud de la voie Domitienne. Large de 9,40 m, cette route est utilisée et entretenue jusque dans les premières années de notre ère. Comme souvent dans l'Antiquité les abords de la voie ont une vocation funéraire qu'ils conservent, même après l'abandon de la voie, au Ier siècle. Mais l'espace n'est pas seulement dévolu aux morts. Les archéologues vont ainsi explorer le terrain situé entre les deux voies.
Durant le Haut Empire, deux établissements ruraux mitoyens y sont bâtis. L'un, abandonné à la fin du Ier siècle, a livré tout un système de puisage, des dolia (vases de stockage) et une aire de broyage. L'autre associe une aile d'habitation, une cour, et d'autres pièces à vocation domestique ou artisanale (four, cellier). La fouille vise à préciser l'imbrication de la voie, de la nécropole et du bâti rural et à déterminer la fonction des deux établissements (ferme, teinturerie, tannerie ?).

Le couvent médiéval des Carmes

À la fin du XIIIe siècle, le couvent des frères Carmes s'installe ici. L'enclos est limité au nord par la voie Domitienne, nommée alors chemin d'Avignon ou de Beaucaire, par la ville à l'ouest, et au sud par le chemin d'Arles. Cet ensemble est d'abord occupé de manière lâche, puis bâti entre la première moitié du XIVe siècle et le premier quart du XVe siècle. Une cour est bordée par un cimetière, par des bâtiments aux espaces morcelés et par un grand édifice. La fonction des constructions n'est pas connue, mais un certain souci de confort est évident : sol carrelé dans le grand bâtiment et aménagements d'évacuation des eaux de pluie dans les autres.
La fouille vise à compléter le plan du couvent, en révélant peut-être la position de l'église, et à préciser la gestion du cimetière dont les précédentes fouilles ont montré qu'il n'était pas réservé aux frères Carmes mais ouvert aux habitants de Nîmes.

Une fouille ouverte au public pour les Journées nationales de l'archéologie 

Samedi 21 mai, de 10 h à 12 h et de 14 h à 17 h, les habitants de Nîmes et des environs sont invités à découvrir le chantier de fouille présenté par les archéologues de l'Inrap. L'accès au site se fait au 8-10 rue Pierre-Semard (à l'angle de la place Gabriel-Péri et de la rue Pierre-Semard). L'entrée est libre et gratuite dans la limite des places disponibles.
Ce rendez-vous est proposé dans le cadre des Journées nationales de l'archéologie.
Aménagement : SAT
Contrôle scientifique : Service régional de l'Archéologie (Drac Languedoc-Roussillon)
Responsable scientifique : Odile Maufras, Inrap
Contact(s) :

Céline Didier
chargée du développement culturel et de la communication
Inrap, direction interrégionale Méditerranée
06 87 01 62 86
celine.didier [at] inrap.fr