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Mis à jour le
20 juillet 2017
Collection
Débats d'Archéopages

Chaque numéro de la revue Archéopages est l'occasion d'une rencontre entre archéologues et chercheurs d’autres disciplines pour élargir les points de vue scientifiques et politiques de la connaissance du passé.

Jean-François Staszak, Jean Trinquier
Inrap
Archéopages 36 : débat

La notion d’exotisme a un ancrage historique précis. L’usage consacre l’adjectif exotique dans la langue française au XVIe siècle, puis le substantif exotisme au XIXe, ces termes désignant ce qui vient d’ailleurs, mais avec une connotation positive. Peut-on transférer ce concept à d’autres époques ? La question est d’abord de caractériser cet ailleurs. C’est un lieu lointain, mais par rapport à quoi ? Ensuite, comment, pourquoi, cet ailleurs est-il perçu comme bizarre ? Et enfin, pourquoi aimer ce qui loin et bizarre ?

Débat extrait de la revue Archéopages Numéro 36 - Exotismes.

Jean-François Staszak est professeur au département de géographie et environnement de
l’université de Genève. Ses recherches actuelles portent sur les représentations géographiques dans l’art et le tourisme, en rapport avec la question de l’altérité. Parmi ses dernières publications : « L’écran de l’exotisme. La place de Joséphine Baker dans le cinéma
français », Annales de géographie, à paraître ; « Planning prostitution in colonial Morocco : Bousbir, the quartier réservé of Casablanca », in P. Maginn and C. Steinmetz (eds), (Sub)Urban Sexscapes : Geographies and Regulation of the ‘Sex Industry’, London, Routledge, à paraître ; « The artist and the tourist : Gauguin in Tahiti », in Rakic T. and Lester J.O. (eds,), Travel, Tourism and Art, London, Ashgate, pp. 191-206, 2013 ; « La construcción del imaginario occidental del ‘allá’ y la fabricación de las ‘exótica’: El caso de los koi moko maoris », in Herniaux D. y Lidon A. (dir.), Geografia de los imaginerarios, Barcelone/Mexico,
Anthropos/Universidad Autónoma Metropolitana Iztapalapa, pp. 179-210, 2012 ; « L’imaginaire géographique du tourisme sexuel », L’Information géographique, 76, 2, pp. 16-39, 2012 ; « La fabrique cinématographique de l’altérité. Anna May Wong et les personnages de ‘Chinoises’ dans le cinéma occidental (1919-1940) », Annales de géographie, 682, 6, pp. 577-603, 2011.

Jean Trinquier est maître de conférences à l’École normale supérieure et membre de l’équipe « Archéologie et philologie d’Orient et d’Occident » (UMR 8546). Ses recherches
portent sur la représentation des lieux sauvages, notamment en tant que contre-modèles,
dans l’Antiquité. Parmi ses dernières publications : « La fabrique du serpent draco : quelques serpents mythiques chez les poètes latins », Pallas, 78, p. 221-255, 2008 ; « La mosaïque Barberini de Palestrina et l’image de la faune éthiopienne dans l’Égypte lagide », in F.-H. Massa-Pairault et G. Sauron (éd.), Images et modernité hellénistiques. Appropriation et représentation du monde d’Alexandre à César, Rome (Coll. ÉFR, 390), p. 23-60, 2007 ; « Hic sunt leones. La représentation des confins éthiopiens de l’Égypte dans la mosaïque Barberini de Palestrina », in F. Lecocq (éd.), L’Égypte à Rome, Actes du colloque de Caen 28-30 septembre 2002, Caen, Cahiers de la MRSH, 41, p. 339-382, 2005.

Année :
2013
Contact :

Catherine Chauveau
Direction du développement culturel et de la communication, Inrap
Rédactrice en chef Archéopages
Tél. 01 40 08 81 44
catherine.chauveau [at] inrap.fr