A Alba-la-Romaine, Ardèche, les sondages ont été réalisés sur une superficie de 8 035 m2. 4,5 % de la surface du projet ont été diagnostiqués.

Chronique de site
Dernière modification
10 mai 2016

Les sondages ont montré deux phases d'occupation antique.

La première, datée du Ier s., reste difficile à appréhender. Sur les deux tiers sud du terrain, les niveaux de sol ont disparu.
Dans la seconde phase d'occupation, datée de la seconde moitié du IIe s., une voie orientée est-ouest est aménagée. Elle est encadrée par deux murs distants de 8,40 m. Le mur sud est construit en élévation sur près de 2 m. Il borde une dépression de plus de 4 m de profondeur, probablement due à un ancien lit du ruisseau voisin, qui a par la suite été comblée avec des éléments de démolition antique. Une base semble subdiviser la voie en deux lignes de circulation (piétons et voitures ?). La partie sud, la plus large (5 m), a nécessité des travaux particulièrement importants : mise en place d'une épaisse strate de pierres basaltiques, rehaussement avec des couches de limon sableux, création d'un fossé. Un mur a été réalisé pour soutenir cet ouvrage. Le quadrillage théorique établi sur la cité d'Alba propose un decumanus dans ce secteur, mais légèrement plus au nord que l'emplacement où la voie a été coupée. De nouveaux bâtiments sont implantés, mais, en l'absence de sols, il est difficile de reconnaître leur fonction.

Les données sont sporadiques : certains murs sont construits en terre, certaines pièces ont vraisemblablement été dotées de sols en mosaïque, lesquels ont été entièrement détruits, d'autres possèdent des sols en terre battue. Dans la partie nord-ouest, un bâtiment construit avec des briques de terre crue (24,50 x 11,80 x 6,60 cm) et doté d'un plancher a été détruit par un incendie, mais les rares tessons (tegula, panses d'amphore) associés à la couche de destruction ne sont pas caractéristiques d'une période donnée.