À Rom, Deux-Sèvres, les deux parcelles concernées par le diagnostic (AB58 et YI66) couvrent une surface totale de 17 600 m².

Chronique de site
Dernière modification
13 juin 2016

Situées en périphérie de l'un des deux noyaux urbains de l'agglomération de Rauranum (Rom), étape du cursus publicus citée sur la Table de Peutinger (Dieudonné-Glad, 2000 ; Dieudonné-Glad, 2005 ; Dieudonné-Glad et Treffort 2005), deux parcelles ont fait l'objet d'un diagnostic dans le cadre d'un projet immobilier.



Pour la parcelle AB58, les résultats (densité, nature des vestiges et chronologie) sont similaires à ce qui a déjà été fouillé sur les parcelles 60 et 48 (D. Brunie (Inrap), 1995 et 1996). Les tranchées ont permis d'observer un fossé dont le comblement contient du mobilier de la période augusto-tibérienne. Le reste des faits correspond à quelques fosses dont une renferme du mobilier des IIe-IIIe s. apr. J.-C. Aucun niveau d'occupation ou de circulation n'a été observé.

Pour la parcelle YI66 située dans le prolongement est de la fouille programmée de La Petite Ouche (79230006 AH), l'ensemble des données permet d'établir les conclusions suivantes :
• Deux phases d'occupation sont perceptibles :
 - Ier s. et première moitié du IIe s. apr. J.-C., matérialisée par la présence de vestiges immobiliers ou des espaces clos dont la fonction reste à préciser ;
 - IIe-IIIe s.  apr.  J.-C., phase est définie par un lambeau de dépôt pouvant être lié à la métallurgie  et de nombreuses fosses dépotoirs concentrées ou dispersées sur l'ensemble de la parcelle.

• Un fort degré d'arasement lié à une faible profondeur des sols (0,30 m en moyenne) et une densité d'occupation faible (en termes de vestiges immobiliers) en périphérie des îlots bâtis (des thermes à l'écurie de La Petite Ouche) pourraient expliquer le constat d'observations majoritairement composées de vision fragmentée de sols antiques ainsi que la présence de nombreuses structures excavées (fosses avec des tuiles entre autres) et de petits fossés (drainage ?). De manière schématique, on constate que le quart sud-ouest de la parcelle présente le meilleur degré de conservation des vestiges (mur et niveaux associés) malgré l'arasement ponctuel ou la présence de fosses.

Au-delà de l'évaluation du potentiel archéologique, l'expertise des deux parcelles a permis de compléter les connaissances sur la densité d'occupation en périphérie du noyau formé par un axe allant du bâtiment (thermal ? Bouet 2003) du Parc à la zone artisanale de La Petite Ouche (parc archéologique) aux abords de la D114.