Conférences
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Mis à jour le
22 septembre 2016
Colloque
Archéologie de la santé – anthropologie du soin

Colloque international organisé par l’Inrap, en partenariat avec le Musée national de l’homme.
Les  30 novembre et  1er décembre 2016 à l'Auditorium Jean Rouch - Musée de l’Homme

Matériel médical de l'US Army provenant de l'ancien hôpital militaire américain (1917-1919) à Saint-Parize-le-Châtel. © Denis Gliksman, Inrap

Archéologie de la santé – anthropologie du soin
par Christian Laes, Professeur associé de latin et d’histoire ancienne à l’université d’Anvers (Belgique) et professeur adjoint d’histoire ancienne à l’université de Tampere (Finlande). 

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L'accès au colloque est libre, sur réservation, dans la limite des places disponibles.

Cet article porte sur l’existence d’hôpitaux psychiatriques dans les sociétés pré-modernes situées dans une période temporelle large et certes très ambitieuse, de la civilisation égyptienne et mésopotamienne environ 3 000 ans notre ère jusqu’au début de la période moderne en Europe occidentale, vers 1500. Nous définissons un hôpital comme une enceinte avec du personnel, rassemblant pendant une certaine durée (au moins un jour et une nuit) des patients espérant être guéris ou, lorsque cela n’était ni possible ni souhaitable, recherchant aide et sécurité pendant au moins un peu de temps. Nous définissons les maladies mentales comme toute forme de comportement jugé étrange ou indésirable par une société. De toute évidence, ce type de comportement ne menait pas nécessairement à l’isolement dans une institution fermée.

Dans cet article, nous expliquons que la fameuse quête de la prima causa, associée à la volonté de rechercher une concurrence entre différentes cultures, ont mené les historiens et le grand public à se concentrer excessivement sur la recherche des premiers asiles psychiatriques et de la civilisation ayant lancé le phénomène. Ce faisant, cette approche a quelque peu obscurci ce qui se passait réellement dans ces hôpitaux et a largement négligé l’impact profond de la démonologie et de la possession dans différentes cultures. Nous pensons aussi qu’une confrontation avec des périodes plus tardives montre bien pourquoi il est effectivement justifié d’étudier l’ère pré-moderne comme une période spécifique du point de vue du traitement de la santé mentale.

Christian Laes est Professeur associé de latin et d’histoire ancienne à l’université d’Anvers (Belgique) et professeur adjoint d’histoire ancienne à l’université de Tampere (Finlande).

Depuis 2014-2016, il est aussi membre sénior de l’Institut de Recherche sociale avancée de l’université de Tampere. Il a publié cinq monographies, quatre volumes édités et plus de soixante-dix contributions internationales portant sur le déroulement de la vie humaine à Rome et dans l’Antiquité tardive. L’enfance, la jeunesse, la vieillesse, la famille, le mariage et la sexualité, ainsi que les handicaps, sont les principaux sujets de ses travaux universitaires.

Bibliographie

  • Laes Ch. (dir.) (2016), Disability in Antiquity, Londres, New York, Routledge.
  • Laes Ch. (2014), Beperkt? Gehandicapten in het Romeinse rijk, Louvain, Davidsfonds.
  • Laes Ch., Goodey C. F., Rose M. L. (dir.) (2013), Disabilities in Roman Antiquity. Disparate Bodies, A Capite ad Calcem, Leiden, Brill.
  • Laes Ch. (2016), « Writing the Socio-Cultural History of Fatness and Thinness in Graeco-Roman Antiquity », Medicina nei Secoli, 28(2), p. 583-660.
Année :
2016