À Pithiviers-le-Vieil, Loiret, le projet de construction d'un lotissement au lieu-dit Les Jardins du Bourg, à Pithiviers-le-Vieil, sur une surface de 2 119 m², a donné lieu à un diagnostic archéologique en 1995.

Chronique de site
Dernière modification
17 mai 2016

Mais ce n'est qu'en septembre 2009 que la fouille a débuté. Elle concerne l'ensemble de l'emprise. Il s'est rapidement avéré que le potentiel du site avait été sous-estimé. Les travaux archéologiques de terrain ont été interrompus en décembre 2009, et ont repris en avril 2010, pour une durée de plus de trois mois.

Le site est placé en périphérie de l'agglomération secondaire antique, à proximité immédiate de thermes. Les vestiges, répartis sur l'ensemble de la surface concernée, sont datés du début de la période romaine à la période mérovingienne. Les premiers indices témoignent de l'aménagement d'une voirie orientée nord-sud. Quelques structures semblent creusées le long de cet axe, puis des grandes fosses d'extractions de calcaire liées à des habitats modestes sont aménagées dans la seconde moitié du Ier s. dans la moitié sud de l'emprise. Cette activité semble ralentir au IIe s., mais de nouvelles fosses et des bâtiments apparaissent aux IIIe et au IVe s. Une de ces extractions se poursuit sous forme de galerie. La nature de ces fosses, de tailles modestes et aux caractéristiques variées, et la proximité de bâtiments témoignent d'une forme originale de l'exploitation de la pierre en Gaule du nord.

La moitié nord de la parcelle concerne un espace religieux. Vers le milieu du Ier s. un premier fanum, construit en terre et en bois et précédé d'un pronaos, est édifié dans l'angle nord-est de la fouille. Il s'inscrit dans une parcelle délimitée de murs. Dans la seconde moitié du IIe ou au début du IIIe s., il est détruit et remplacé par un nouvel édifice en pierre au plan similaire, et situé immédiatement à l'ouest du premier. Devant l'entrée, différents aménagements cultuels sont également élevés. Cet espace religieux antique est détruit vers la fin du IVe s. et fait place à une série de fosses, dont des fonds de cabanes probables. Depuis le VIe s., aucune autre occupation ne s'est développée sur cette parcelle.