A Moissy-Cramayel, Seine-et-Marne, un secteur privilégié, le bord du ru des Hauldres.

Chronique de site
Dernière modification
19 février 2016

Au lieu-dit Les Viviers, l'évaluation de 1993 a révélé 21 trous de poteau, 19 fosses, 1 silo et 14 fossés pour la période Hallstatt-La Tène ancienne. Le grand fossé est-ouest observé à Jatteau se poursuivait sur 250 m, et deux autres fossés du même type orientés nord-est/sud-ouest (larg. 2 et 5 m, prof. 0,60 et 1 m) structuraient le paysage.

À l'est de ces derniers était localisée une occupation Hallstatt-La Tène ancienne avec des trous de poteau et des fosses qui livrèrent beaucoup de mobiliers (l'une a fourni 2 bracelets en bronze). Le nombre important de vestiges constatés a conduit au décapage entier de la zone en 1994, suivi d'une fouille jusqu'en mars 1995. Le site est occupé durant tout le Hallstatt et jusqu'à La Tène finale.
 
L'habitat, même si aucun bâtiment n'a pu être clairement identifié (quelques alignements de poteaux, deux bâtiments attestés dont un au nord-est avec deux silos du Hallstatt final), était globalement orienté nord-sud en se déployant le long de grands fossés. Talutés probablement sur les deux côtés (3-4 m de large, prof 1,50-2 m), et de toutes époques, une partie d'entre eux a coexisté avec l'occupation du site, d'autres se jetaient dans quatre mares contemporaines. Les structures étaient dispersées en plusieurs concentrations (groupes de fosses), évoquant plus une périphérie d'habitat. Elles consistaient en fosses d'extraction de limon, fosses polylobées, fosses de combustion ovales (essentiellement vers le centre), silos (concentrés principalement à l'ouest : 12 sur un total de 16), et en 2 puits (?) contenant de nombreux artefacts.
 
Durant le premier âge du Fer, il faut voir dans l'ensemble plusieurs phases et plusieurs installations (rotation d'établissements agricoles). En revanche, la répartition des structures du Hallstatt final sur l'ensemble du site suppose un seul établissement homogène sans que son plan n'ait pu être détaillé. Une présence, plus ténue, s'est maintenue au nord à La Tène moyenne et finale, manifestée par des rejets très localisés de mobilier dans des fossés quadrillant un espace plus restreint, sans structure d'habitat associé hormis quelques trous de poteau.
 
Un espace polygonal en forme de hache délimité par des fossés, apparaissant dans le cadastre napoléonien, semble avoir perduré au fil des siècles : les fossés est et ouest sont protohistoriques mais leur dédoublement et les fossés nord sont abandonnés seulement à l'époque médiévale ou moderne. Le réseau fossoyé, peu profond et en cuvette, était destiné au drainage de cette zone marécageuse et comportait des aménagements ponctuels en pierres pour le franchissement. Deux ensembles subquadrangulaires émergent du réseau.
 
Les témoins gallo-romains sont faibles (une fosse et quelques tessons piégés).