Conférences
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Mis à jour le
04 mars 2016
Colloque
Héritages arabo-islamiques dans l'Europe méditerranéenne

Colloque international organisé par l’Institut national de recherches archéologiques préventives,
En partenariat avec Marseille-Provence 2013-Capitale européenne de la culture, le MuCEM et la Villa Méditerranée.
Du 11 au 14 septembre 2013, à Marseille, Villa Méditerranée et MuCEM.

Héritages arabo-islamiques dans l'Europe méditerranéenne - Archéologie, histoire, anthropologie
par Oueded Sennoune et Anika Kniestedt, Centre d'études alexandrines

Le choix chronologique de cette étude s'est porté sur la période des Croisades et de la présence latine en Syrie-Palestine qui correspond pour Marseille à l'essor de ses activités commerciales en Méditerranée orientale. Grâce aux nombreux documents conservés au fonds ancien des Archives Municipales de Marseille, qui contient des traités de paix et un grand nombre de confirmations de privilèges accordés aux Marseillais dans les villes côtières du Royaume latin de Jérusalem, il est possible d'étudier les échanges entre Marseille et les ports du Levant, l'acquisition de privilèges commerciaux ainsi que l'obtention de possessions marseillaises dans certaines de ces cités portuaires qui seront confrontées à celles d'autres communes. Cette documentation est complétée par des textes issus de cartulaires et, dans une moindre mesure, des documents provenant de la Geniza du Caire qui évoquent les liens entre Marseille et les ports égyptiens.
Dans le grand commerce maritime en Méditerranée, Marseille fut précédée par beaucoup d'autres cités marchandes, tout d'abord par Amalfi qui possédait, dès le Xe siècle, des comptoirs dans un grand nombre de ports. Au début du XIIe siècle, lors des conquêtes franques sur le littoral palestinien, les cités ayant soutenu ces avancées militaires, furent récompensées par des privilèges portant d'abord sur des conditions favorables au commerce, mais également sur la constitution de quartiers dans les villes des États latins d'Orient. Au cours de ce siècle, Marseille est devenu l'un des principaux ports provençaux à partir duquel les croisés s'embarquaient vers l'Orient. Ce n'est, en revanche, que tardivement que les Marseillais parvinrent à obtenir des privilèges dans les ports du Royaume latin de Jérusalem.  
Après avoir soutenu, à Aix-Marseille Université, une maîtrise en histoire de l'art sur la Renaissance italienne, Oueded Sennoune a fait partie du personnel de l'Afan de 1992 à 2001. Suite à cette période, elle a entrepris un DEA et une thèse de doctorat en histoire soutenue en 2008 à Lyon 2 Lumière sous la direction de Jean-Yves Empereur. Le sujet portait sur Alexandrie et les récits de voyageurs du VIe siècle à 1798. Les diverses missions accomplies à l'Ifao et au CEAlex lui ont permis entre autres de participer à l'élaboration du catalogue d'exposition Du Nil à Alexandrie. Ses sujets de recherche tournent autour des échanges en Méditerranée aussi bien au Moyen Âge qu'à l'époque moderne.
 
Bibliographie :
  • O. Sennoune, Le Phare d'Alexandrie dans les miscellanées d'Ibn al-Shaykh, (2012, à paraître dans la monographie de ce monument)
  • O. Sennoune, « Le commerce à Alexandrie au Moyen Âge », Études alexandrines 4, 2011, p. 109-124. 2010
  • O. Sennoune, Les voyageurs occidentaux à Alexandrie : des premiers pèlerins à l'arrivée des savants de l'Expédition de Bonaparte, De Boccard édition, 2010, à paraître.
  • O. Sennoune, « L'eau et ses merveilles », dans I. Hairy (dir.), Du Nil à Alexandrie : histoires d'eaux, Alexandrie, 2009, p. 664-671.
Année :
2013