Nîmes
Gard
Mis à jour le
26 septembre 2016

Diagnostic en tranchées sur une superficie accessible d’environ 4 ha. 6,3 % de l’emprise a été sondée.

Cette opération a permis de constater l’absence de vestige paléolithique, alors qu’une occupation du Paléolithique supérieur a fait l’objet d’une fouille dans la parcelle attenante à l’ouest. Cette observation plaide pour la restitution d’installations humaines de faible envergure et peut-être de courte durée pour ces périodes. Au-delà de ce constat d’absence, l’opération a autorisé la découverte d’un paléochenal, d’orientation nord-sud, qui devait prendre part au drainage de la plaine vers le cours du Vistre.

Son étude, par le biais de sondages profonds, a été fortement limitée par la hauteur de la nappe phréatique. Il n’a donc pas été possible de vérifier son insertion stratigraphique et, dès lors, de juger de l’époque de sa mise en place. On constate cependant que son activité a induit la création d’une couche de carbonates de part et d’autre de son cours. C’est dans cette couche que s’inscrivent les structures néolithiques et plus récentes. Deux principaux pôles d’occupation ont été mis en évidence. Ils se développent tous deux en rive gauche du chenal, qui devait constituer alors un des éléments structurants du paysage. L’ensemble des structures s’ouvre, toutes périodes confondues, sous un recouvrement sédimentaire d’une cinquantaine de centimètres, à un niveau moyen de 21,80 m. L’installation néolithique regroupe quelques fosses mal datées et un creusement polylobé dont l’abandon semble pouvoir être daté du début de l’âge du Bronze par la présence de deux tessons épicampaniformes. Cette installation doit se développer vers le nord au-delà de l’emprise des travaux. Le second pôle d’occupation fédère des fosses et un fossé palissadé attribués à la fin de l’âge du Bronze. Il s’étend dans la partie médiane du terrain, adossé au paléochenal à l’ouest. Son extension au nord se surimpose à l’occupation néolithique.

Enfin, les découvertes relatives à l’Antiquité sont rares et nombre de vestiges n’ont reçu aucune datation, faute de mobilier dans leur comblement. Ainsi, aucun élément structurant le terroir, dépendant du bâtiment antique, n’a pu être clairement mis en évidence.

Nom de l'opération
Mas de Mayan
Cause de l'opération
Extension de la station d'épuration
Aménageur
Ville
Type d'opération
Diagnostic
Période(s)
Néolithique
Âge du Bronze
Responsable d'opération
Anne Hasler
Suivi scientifique

C. Pellecuer/SRA Languedoc-Roussillon

Equipe de recherche
B. Thuillier
Collaborateurs scientifiques
F. Bazile/CNRS
Date début
17/02/2003
Date fin
28/04/2003
Commune
Nîmes
Département
Gard
Région
Occitanie