Sainte-Marie-aux-Mines
Haut-Rhin
Mis à jour le
26 septembre 2016

Dans le cadre de son programme de mise en valeur du patrimoine minier, l'Asepam organise depuis de nombreuses années des chantiers de jeunes bénévoles, notamment pour aménager, dans une ancienne mine d'argent ouverte au public, différentes reconstitutions techniques liées à l'exploitation. Après « l'aérage des mines » et la pose de faux plafonds de ventilation, après la fouille de la voie de roulage pour les chariots et sa reconstitution, l'association souhaite maintenant aborder, lors des visites guidées qu'elle organise et qu'elle encadre, le problème fondamental de l'exhaure dans les mines, c'est-à-dire comment puiser les eaux d'infiltration des profondeurs de la terre. Pour cela, elle a organisé une série de chantiers qui ont débuté l'an dernier par le dégagement et la fouille du sol de la première salle souterraine du circuit, la salle Glück-Auf. Lors de cette première opération, plusieurs structures liées à l'exploitation ont pu être dégagées, dont les têtes de deux puits verticaux. Ils ont été probablement creusés dans la première décennie qui a suivi l'ouverture de la mine en 1549. Le premier, situé à l'entrée de la salle, le puits Jade, explore les premières zones productives du filon Saint-Louis ; le second, le puits Bidule, est taillé sur une importante faille baptisée faille Glück-Auf. Cet espace souterrain (salle et puits) se révèle très adapté pour l'installation prochaine de machineries de pompage. Pour les faire fonctionner, il était indispensable de disposer de puits vides de matériaux, mais aussi inondables. Or, le puits Bidule, partiellement comblé, est constamment inondé grâce à une arrivée faible mais constante d'eau venue du fond du réseau et le puits Jade, encore trop comblé de pierres et de terre pour pouvoir observer la permanence de l'eau, est tout proche de son voisin. En outre, tous deux sont reliés par une rigole (mise au jour en 2002) taillée par les mineurs dans la roche pour permettre la circulation de l'eau. L'objectif de cette année était de commencer à débarrasser les deux puits de leurs remblais, tout en poursuivant la récolte de données scientifiques. Celles-ci viendront compléter les connaissances historiques générales du site et fourniront de nouvelles informations utiles au travail des guides de l'Asepam. Durant les quinze jours qu'a duré cette opération, un suivi archéologique a été assuré par un archéologue minier professionnel détaché tout spéciale-ment par l'Inrap, grâce au finance-ment de la Communauté de communes du Val d'Argent (via une convention spécifique). Son rôle a été d'encadrer les bénévoles, d'assurer la qualité de la documentation archéologique des données et des découvertes, et de réaliser les premières mesures conservatoires des pièces archéologiques. Quinze jours de postfouille ont en plus été accordés directement par l'Inrap pour cette opération ins-crite dans le cadre du projet annuel individuel de recherche (PAIR 2003). Le rapport de fouille est en cours.

Chronique de la fouille

Les découvertes

A Sainte-Marie-aux-Mines, Haut-Rhin, dans le cadre de son programme de mise en valeur du patrimoine minier, l'Asepam organise depuis de nombreuses...

Nom de l'opération
Mine Saint-Louis Eisenthür
Cause de l'opération
Aménagement interne d'un site minier touristique.
Aménageur
Association spéléologique pour l'étude et la protection desanciennes mines (Asepam).
Type d'opération
Fouille
Période(s)
Moyen Âge
Époque moderne
Responsable d'opération
Patrick Clerc
Suivi scientifique

F. Letterlé, G. Migeon/SRA Alsace.

Collaborateurs scientifiques
J.-F. Bouvier, M. Kilcher/Asepam ; R. Zener (resp. du chantier de jeunes bénévoles)/Asepam ; bénévoles (fouille et traitement du mobilier).
Date début
15/07/2003
Date fin
02/08/2003
Commune
Sainte-Marie-aux-Mines
Département
Haut-Rhin
Région
Grand Est